Globalement inoffensif

Notes de la catégorie Général (1)

Je suis insoldable

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Samedi dernier on est allé faire les soldes. Pour ma part je m’étais préparé à une foule en délire, à des empoignades entre ménagères, des bastons, des cris, des fringues déchirées et tout. J’avais même pris mon appareil photo pour immortaliser tout ça.

Sauf que j’ai été bien déçu. Les magasins étaient tellement vides que les rares clients ne prenaient même pas la peine d’aller dans les cabines pour faire les essayages. De toute façon avec deux clients à l’heure, on avait carrrément l’impression d’être un VIP.
Dans un des magasins, alors que je me dirigeais vers le fond une vendeuse m’a arrêté en disant que personne n’était allé là-bas depuis deux mois, et que le coin n’était peut-être pas sûr. Comme je suis un fanfaron, j’y suis allé quand même. En fait une communauté de hippies s’y était installé, ils étaient en train de fumer des trucs louches autour d’un feu en chantant. L’un deux m’a confié que depuis la crise du pouvoir d’achat, ils pouvaient sortir des campagnes isolées pour se rapprocher des villes incognito.
“Notre retour est proche !”, m’a-t-il dit avant de partir dans un long ricanement machiavélique. Comme quoi même les hippies peuvent être mégalos. Avant de revenir vers l’entrée de la boutique, j’ai quand même pris le temps de voler une ou deux paires de chaussettes. Comme de toute façon les caméras étaient désactivées depuis longtemps1, je ne risquais rien.

En ressortant avec un sac contenant un string pour Albane et un slip kangourou mauve pour moi, nous avons commis l’erreur de ne pas cacher que nous avions fait un achat. Les autres reponsables de magasins se sont jetés sur nous comme des vautours sur un cowboy égaré, nous proposant des séjours “all inclusive” dans des îles paradisiaques si nous consentions à acheter une tongue (pour la paire, on nous offrait carrément un tour du monde). J’ai été obligé de m’en débarrasser en leur criant : “Là, des touristes texans !”. Comme chacun sait, le touriste texan est riche et a très mauvais goût, ce qui en fait un met de choix pour les magasins proposant le dernier cri en matière de mode. La nuée de gérants est partie vers la direction vague que j’avais indiqué, et nous avons pu revenir à notre voiture à pédales sans encombres.
Entendons-nous bien, les pédales c’est pas nous, je parlais du mode de propulsion de notre véhicule. En effet, ça fait bien longtemps que nous avons abandonné l’idée de rouler à l’essence, et on a acheté à la place une voiturette à pédales comme on en trouve dans les campings. Ca reste toujours moins cher que la charette et l’âne attelé dessus, et ça nous permet de garder la forme.
C’est pas qu’on n’a pas les moyens, on est des gros bourgeois. La preuve, on a deux chats chez nous et c’est même pas pour les manger.

  1. Quand j’ai demandé pourquoi, les vendeuses m’ont dit que même les voleurs n’avaient plus les moyens de prendre la voiture pour venir jusque dans les boutiques.[Retour]

Bigorneau, un chat au nom débile

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Hier soir, branle-bas de combat pour aller chercher le petit Bigorneau. Je ne l’avais pas vu depuis sa naissance (et il était laid comme un pou à ce moment-là), et là on s’est retrouvé avec une adorable boule de poils surexcitée dès qu’elle se sent en confiance.

Bigorneau le chat - vidéo 1
Bigorneau le chat - vidéo 2
Bigorneau le chat - vidéo 3

Les vidéos parlent d’elles-même.

Et Chaussette le chat, déjà occupant des lieux ? Et bien comme d’habitude avec ce petit poltron, il s’est mis à cracher sur tout le monde et il se cloitre dans la chambre pendant que son minuscule alter-ego parade fièrement sur le canapé (celà dit Bigorneau n’est pas non plus un modèle de bravoure, c’est tout un cirque dès qu’on essaie de lui faire visiter d’autres pièces de l’appart).

Je mettrais d’autres photos dès que ce couillon d’appareil photo et mon pc auront décidé d’être compatibles de nouveau.

Je colle à l’actualité comme une mouche sur un poney

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Bernard ThibaultJ’avoue, j’ai cédé à la facilité et aux mélodies chantantes de l’actualité. Car aujourd’hui nous allons parler de Bernard Thibault, chef de la CGT.

Bernard est avant tout un cliché du syndicalisme à lui tout seul : ex-cheminot, ex-communiste, un look ignoble, il a tout pour plaire aux employés mécontents. Il s’est d’ailleurs servi de tout ça pour rester à la tête de la CGT alors que même sa mère a déclaré : “Nanard ? S’il avait eu un vrai travail ça fait longtemps qu’il se serait déjà fait virer !”. Un tel amour maternel, ça force le respect.

Mais Bernard est à la une des journaux aujourd’hui : de sinistres individus ont forcé son garage pour introduire dans son véhicule de fonction un truc éléctronique. Ca, ce sont les faits tout bruts.

Il y a deux questions qui viennent tout de suite : qui ? Et pourquoi ?

J’ai donc établi une petite liste de tous ceux qui auraient pu commettre ce méfait :

- C’est un coup du gouvernement. Alors vous allez rétorquer oui, mais ces gars-là c’est pas des amateurs, on aurait pas vu l’effraction et tout. Sauf que comme l’Etat essaie de réduire son budget, il ont probablement confié cette mission à un stagiaire boutonneux même pas payé et comptable de formation.

- C’est un coup de l’Association Française des Coiffeurs, qui ne comprend pas pourquoi Bernard refuse de faire appel à leurs services. Ils avaient déjà tenté d’infiltrer la SNCF grâce à leur dernière campagne de pub pour approcher d’anciens collègues de Bernard, sans succès.

- C’est un coup de Robert Hue, qui ne lui a jamais pardonné d’avoir quitté le parti communiste en emportant la machine à café, même si c’était bien Bernard Thibault qui l’avait achetée. Les circonstances du départ de Bernard ont d’ailleurs toujours été louches. Une source proche du milieu m’a même affirmé que ce départ soudain était dû à une dispute des deux hommes concernant le choix d’un programme télévisé le soir du réveillon du 31 décembre 1998.

- C’est une erreur d’un détective privé qui voulait en fait surveiller les agissements du voisin de Bernard. Lequel voisin est fortement soupçonné, et à raison, d’adultère avec sa coiffeuse. A l’heure actuelle Mme Michaud (la voisine) a demandé le divorce.

- C’est Bernard lui-même, pour se faire un bon coup de pub étant donné que son syndicat ne va pas bien fort en ce moment.

- C’est moi, juste pour avoir de quoi faire une note. Les bons sujets se font rares de nos jours…

On pourait s’apitoyer un peu, le pauvre Bernard il a subi un traumatisme, il n’est pas en sécurité, tout ça.

Mais bon, ce garçon roule quand même dans une Citroën C6 de fonction1 à priori. Ca lui fait un sacré coup de pub, et comme il économise aussi le coiffeur il a de quoi vivre. Alors ne le plaignons pas trop voulez-vous ?


Note pour les lecteurs de flux RSS : J’ai changé mon thème, l’ancien avait beaucoup trop l’air d’être honteusement pompé sur mon concurrent direct badablam.net.

  1. pour ceux qui se demandent à quoi ça ressemble,  c’est la berline haut de gamme de Citroën.[Retour]