Aujourd’hui nous allons nous intéresser à certains de nos amis les insectes. J’en avais déjà parlé dans cette fabuleuse note(1), mais il se trouve que la mouche est un insecte qui mérite qu’on s’arrête sur son cas.
Tous ceux qui ont suivi la filière scientifique au lycée ont suivi les péripéties reproductrices de la mouche pendant pratiquement un an. Cette bonne vieille drosophile, qui ne doit sa gloire qu’à sa formidable rapidité de reproduction (elle enterre facilement les lapins et les chinois sur ce terrain). Vous allez me dire que passer deux trimestres sur la reproduction de la mouche semble avoir un intérêt assez moyen, et que ça confirme que les scientifiques sont des glandeurs et des charlatans. Sauf que vous avez tort, puisque c’est en fait la transmission des gènes qui est étudiée et que c’est bien pratique de ne pas attendre des plombes pour savoir si le bidouillage d’un gène va rallonger une patte ou faire pousser des tentacules.
La mouche est aussi l’amie des Experts (oui, comme Grissom), des scénaristes de films fantastiques, et des fabricants de trucs anti-moustiques. A part ça, il faut bien reconnaître que globalement c’est super-pénible une mouche.
Ce n’est pas pour rien que chez les démons il y a un gars spécialisé dans la mouche. Ce type répondant au doux nom de Belzébuth n’est autre que le Seigneur des Mouches, Prince des Démons et Responsable des Latrines Infernales(2). Autant dire qu’avec des titres aussi prestigieux, ce n’est pas un rigolo.
Ah si, il faut quand même souligner que la mouche est utilisée par les pêcheurs, sous sa forme asticotaire (oui c’est un mot qui n’existe pas). Ce qui fait qu’alors que l’humanité tente depuis le début d’éloigner les mouches de sa bouffe, les pêcheurs s’empressent de stocker leurs larves dans le frigo (ça leur évite de grandir et de prendre une forme mouchale) à côté des yaourts et du saucisson(3).
La mouche a surtout un don peu commun dans le monde animal pour embêter son monde (encore que les chats, les enfants ou les moustiques sont assez balèzes de ce côté-là). A croire que malgré son air stupide, elle sait pertinemment comment vous pourrir la vie de façon inattendue même au péril de sa vie.
C’est ainsi que ce matin j’ai failli boire une mouche qui s’était noyée dans mon jus de fruit, alors que j’étais absorbé par la télé.
- Cette note est l’une des plus lues sur mon blog, ce qui montre que le phénomène qui y est expliqué est universel.[↩]
- Ce dernier point est vigoureusement contesté par bon nombre de théologiens cependant, qui refusent d’admettre qu’un démon peut faire caca.[↩]
- Qu’il soit bien clair que j’ai autre chose dans mon frigo que des yaourts et du saucisson, il se trouve que je m’alimente sainement ou presque.[↩]








Eva marmonne :
(Grand porridge abruti) le 29 juillet 2010 à 12:26
C’est clair c’est une plaie ces insectes, et encore plus quand on vit à la campagne…
Magnifique photo!
Marie beugle :
(Suspicieux capitaliste rural) le 30 juillet 2010 à 11:14
Pour rebondir sur la méthode d’extermination exposée dans la note citée en référence (argh, ça se voit un peu, quand un juriste commente, non ?), ça marche aussi en remplaçant le Oust par de la laque. Avec un bonus cruauté qui va bien aux suppôts de Belzébuth, puisque la laque fige progressivement les mouvements de l’insecte (et obstrue probablement un tas de choses essentielles, genre des voies respiratoires).
Dric beugle :
(Monstrueux tueur de vaches étourdi) le 30 juillet 2010 à 11:20
@Marie : il va absolument falloir que j’essaie ça.
Ma chérie et moi nous sommes mis au claquage de mouche à coups de bavoirs de bébé, sans les avoir au préalable estourbis à coups de gaz chimiques. C’est beaucoup plus sportif mais plus difficile évidemment.
Je dois bien reconnaître que pour l’instant elle est plus douée que moi dans ce domaine…
Marie bredouille :
(Suspicieux capitaliste rural) le 30 juillet 2010 à 11:30
La méthode sportive a évidemment l’avantage de préserver les produits d’entretien capillaire, mais la cruauté a du bon aussi (et fonctionne également, en cas de besoin, sur les guêpes – c’est le must de la jouissivité)…
Je précise aussi, pour en élever un, que les bébés nés à St Doul’ résistent particulièrement bien aux jets de laque dans leur environnement, Raphaël ne craint donc rien !
Eva bredouille :
(Grand porridge abruti) le 30 juillet 2010 à 20:45
En matière d’extermination, rien ne vaut la tapette à mouche. Déjà ça évite de suffoquer à cause de l’insecticide ou de toute autre substance vaporisée sur la mouche, et puis c’est rapide et sans bavure…
sac bave :
(Suspicieux communiste rural) le 2 août 2010 à 15:54
Debout, sur le lit, à 3h du mat, le premier livre de poche qui me tombe sous la main à ce moment là… Freud est un serial-fucker de mouche.
Ces bestioles sont sales, bruyantes, et intrusives. Elles donnent la gerbe, comme la photo de cet article
vacances ski oinche :
(Superbe poissonnier moraliste) le 24 août 2010 à 15:52
Je me demandai pourqoi un tel article sur les mouche. Vraiment sympa cette chut. Je m’en vais lir ce blog que je ne connaissais pas et qui me semble assez drôle! très bien écris en tout cas