Ulysses Grant était un filou

// 2 juillet 2009 // 8 Commentaires » // Articles scientifiques // , , , , , ,

Aujourd’hui nous allons parler d’un personnage assez connu, Ulysses S. Grant. Et ça va pas être propre. Notre homme nait dans la bonne ville de Point Pleasant (4000 habitants) dans l’Ohio le 27 avril 1822. Autant vous dire que cette bourgade de bouseux connu deux fois la célébrité dans son histoire : lorsqu’on y distilla pour la première fois de l’alcool à plus de 110 degrés, ce qui est une aberration scientifique jusqu’à ce qu’on y goûte, et la conséquence de cette victoire éthylique qui amena des tas de gens à voir un homme-papillon qui volait autour d’un pont autoroutier en décembre 1967. La femme du maire n’aimant pas les insectes, elle fit plastiquer le pont pour être sûr que ce papillon géant n’entre jamais chez elle. Bien sûr on préféra prétendre par la suite que ce pont était tombé tout seul. P’pa Grant appelle son fils Hiram Ulysses Grant, nom qu’il considère comme original, d’autant que sur toutes les naissances de petits mâles en Ohio en 1822, on compta 86% d’Ulysses ( et environ 38% chez les filles, c’est dire si à cette époque les habitants étaient imaginatifs). Le

Edit : A cause d’un vilain bug, la moitié de cette note est partie en vacances. Si quelqu’un avait par miracle l’intégralité du texte quelque part, il me sauverait la mise…

Y a même pas de freins à disques sur la poussette

// 13 juin 2009 // 11 Commentaires » // Général, Plaignez-moi // , , , , , , , , , , ,

Une poussette rétro très classe

Une poussette rétro très classe

En me levant ce matin, j’ai constaté que depuis quelque temps certaines choses changeaient dans cette maison. D’abord je trouve qu’Albane prend du bide, et qui dit plus de volume dit moins de place pour moi dans le lit. Cette invasion de mon espace vital serait encore supportable s’il n’y avait pas le reste : dans toute la maison on commence à voir des peluches, des fringues qui sont tellement petites qu’il est clair que ni Albane ni moi ne pouvons rentrer dedans, et enfin j’ai trouvé une sorte de petit kart à pousser, mais là encore c’est beaucoup trop petit pour l’un d’entre nous.

Intrigué et la tête dans le sac (je vous rappelle que je venais de me lever), j’ai donc décidé d’interroger Albane sur tout ce foutoir(1). Et tout ce qu’elle a trouvé à me répondre, c’est lever les yeux au ciel, hausser des épaules et sortir un « pfff » méprisant.

C’est seulement quand j’ai commencé à rassembler toutes ces affaires dans le jardin en tas pour y mettre le feu qu’elle a daigné me donner des explications :

« - Mais arrête donc, t’es idiot ou quoi ?
- Quoi, tu crois que j’aurais du essayer de les vendre au lieu de les brûler ? lui répondis-je
- Mais c’est pour le bébé, couillon(2) !
- Enfin c’est ridicule, il n’y a aucun bébé ici et moi vivant, il n’y en aura jam…
- Hum, j’ai un très bon souvenir d’une note sur ton blog qui parlait d’une échographie de mon bedon… Même que certains croyaient que ton montage d’alien était une vraie écho(3) !
- C’était pas moi, c’était mon jumeau maléfique !
- Frangin n’est pas ton jumeau et il n’a rien à voir dans cette histoire !(4)
- Bon admettons, on va avoir un bébé. Mais quel est le rapport avec tous ces trucs ?
- Tu crois peut-être qu’on va le laisser tout nu, qu’on va le trimballer dans un sac plastique et qu’on lui filera nos boîtes de conserves pour jouer ?
- Quoi, tu veux dire qu’on va le garder une fois qu’il sera né ?! Mais c’était pas du tout prévu ça !
- C’est toi que je vais pas garder si tu continues…
- Pfff, la lose. Bon, et cet espèce de mélange de kart et de caddie de supermarché, ça sert à quoi ?
- C’est une poussette mon chéri. Ca sert à trimballer le mini-nous.
- Vraiment ? Voyons voir ça… Pas d’aileron, pas de moteur à réaction, aucun lance-missiles, même pas de télé ni de mini-bar… Ce truc n’a décidément aucun intérèt ! Bon, et ces fringues là… Mon dieu mais il(5) aura l’air ridicule à son boulot avec ça !
- Oh regarde là-bas, un brin d’herbe qui danse le tango !
- C’est vrai ? Où ça ? »

Le temps que je comprenne que le brin d’herbe était parti aux toilettes, Albane avait disparu dans la maison avec les affaires de Mini-nous et les avait éparpillées partout.

Conclusion : une femme sera toujours plus tolérante avec son bordel qu’avec le vôtre messieurs. Et les brins d’herbe ne dansent pas le tango mais la salsa.


  1. Qu’il soit bien clair que ma tolérance au foutoir est très élevée, mais seulement quand c’est le mien.[]
  2. En vrai Albane a des insultes moins variées mais tout aussi imagées. Peut-être qu’un jour je vous livrerai sa fameuse phrase tri-insultes.[]
  3. Véridique. Ce qui prouve que je suis vraiment trop fort.[]
  4. Pour respecter son intimité, mon frère s’appelle Frangin. Ça lui va bien mieux que son vrai prénom d’ailleurs.[]
  5. Le mini-nous est au masculin, qu’il soit une fille, un mec ou un clone de Pascal Sevran miniature.[]

Je vous fais un shampoing avant la coupe ?

// 26 mai 2009 // 11 Commentaires » // Croisade du désagréable, Plaignez-moi // , , , , , , ,

Depuis que j’ai déménagé, j’ai un grand jardin. Avec de l’herbe dessus. Qu’il faut tondre de temps en temps pour ne pas se retrouver avec une jungle autour de la maison.

Albane avait comme projet d’acheter une chèvre pour résoudre le problème, moi de me payer un tracteur-tondeuse avec GPS et radio intégrée. Finalement après être un peu redescendu sur Terre on a opté pour une bonne vieille tondeuse des familles, celle que le voisin passe lorsque vous faites la sieste.

En causant à mon P’pa, celui-ci m’a doctement dit :

« - Mets des bottes fiston, un caillou incrusté dans le tibia c’est pas très sexy auprès des filles.(1).
- Et pourquoi pas un ciret pendant qu’on y est(2)?
- La tondeuse va projeter les cailloux que tu n’as pas ramassé (voir ma note sur mon souci de cailloux) un peu partout, notamment sur toi. Fils d’abruti ! »

C’est donc harnaché d’une armure médiévale volée empruntée au château voisin que je commence à tondre. Sauf que comme j’y voyais rien avec ce foutu heaume, j’ai tondu un peu tout et n’importe quoi. Donc si vous allez traîner par chez moi vous devriez trouver deux chats rasés sur le dessus ainsi qu’un voisin qui n’a pas pu s’enfuir assez vite.

En réalité, j’ai découvert qu’un coin de mon jardin était possédé par un démon rural : d’un côté il y a une montagne d’orties qui font 1m20 de hauteur, de l’autre des chardons quasiment aussi hauts. Les orties étant soigneusement collés à la clôture, j’ai dû à un moment passer entre les chardons et les orties. J ‘ai pu éviter de me faire déchirer le bras gauche par les chardons, mais les orties m’ont eu sur la main droite. J’ai donc bravement fini de tondre avec la main en feu, heureusement avec la chaleur j’ai sué 10 litres et ça a évacué la sensation de brûlure(3).

Comme je suis un indécrottable feignant, j’ai repoussé la tonte le plus tard possible. C’est à dire que j’ai vraiment commencé à m’y intéresser quand les végétaux ont atteint le seuil des 50 cm de haut. Ce qui m’a valu le droit de faire deux passages pour arriver à tondre, tout ça pendant que Mademoiselle qui a pour bon prétexte d’être enceinte se prélassait au frais dans la maison. Les filles c’est peut-être nul, mais c’est assez malin pour échapper à ce genre de corvées.

En plus du coup ma pelouse(4) est toute moche et on pourrait s’y transpercer le pied tellement il y a d’herbe coupante. Y a rien de plus démoralisant que d’en avoir chié pendant deux heures pour un résultat tout laid. Quand j’en ai parlé à ma M’man elle a dit qu’elle voyait très bien ce que je voulais dire et qu’elle avait été bien déçue a moment de ma naissance(5).

Note pour plus tard : ne pas repousser la tonte de la pelouse au delà d’un stade critique. Ou alors arriver à refiler ça à Albane.


  1. En fait il a pas dit ça comme ça, mais comme c’est mon blog je lui fais dire ce que je veux.[]
  2. Depuis que je ne suis plus chez mes parents je suis très insolent. Surtout parce que je sais que je ne serai pas privé de dessert.[]
  3. J’ai vu à la télé qu’on pouvait aussi faire pipi sur la démangeaison, en raison de l’acidité de l’urine.[]
  4. Je dis pelouse pour parler de la verdure du jardin, mais ne cherchez aucun point commun avec une vraie pelouse.[]
  5. En vrai c’est pas vrai, mais pour vous dire toute la vérité mon P’pa a trouvé à ce moment-là que je ressemblais à une tortue avec mon cou tout frippé. Père ingrat ![]