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J’ai encore vu des lutins

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Ce week end je suis allé en Bretagne faire un mariage pas très conventionnel (soyons honnêtes : s’il l’avait été je ne serais sans doute pas venu). Deux lutins du Royaume des Lutins se mariaient, Ygnat et Ambrine.

Vendredi j’ai donc sauté dans la Dricmobile, direction Rennes où j’ai passé la nuit chez Sam Atchoum, le lendemain Norbert nous a rejoint et zou, let’s go to Redon. Comme on était à la bourre on a raté le mariage en lui-même, mais ça c’était plus ou moins prévu. La suite des évènements s’est passée dans un champ près d’un étang, c’était assez bizarre de se retrouver avec que des gens que je n’avais jamais vu. Il y avait quelques personnes bourrées (l’occasion de se rappeler l’excellent sketch de Gad Elmaleh : l’australopithèque),  des gens bizarres et chevelus, une fille limite flippante (surtout quand elle joue avec une hachette) mais pas un seul breton puisque tous les gens venaient d’ailleurs.

Le bilan en chiffres :

  • 1008 km parcourus
  • 14-15 heures de trajet
  • une sieste de 20 mn sur une aire d’autoroute
  • un congrès au sommet du PIRE
  • une floppée de jeux de mots pourris
  • Pas de lumières dans les toilettes publiques
  • Un feu de camp
  • 6 lutins et un nain étaient présents
  • Un phobique du coupe-ongles (véridique) très sympa et très bourré
  • Deux mariés déjantés
  • Quelques instruments de torture et un balai
  • Des bons délires
  • Un spam incessant de Sam pour Atchoumation.net
  • Pas de regrets

J’en profite pour dire que Norbert a tenté sans succès de draguer une fille qui parlait beaucoup trop fort, il a pourtant attaqué toute la soirée. Sam n’est pas très différent de son avatar, et il possède un ordinateur qui énerverait n’importe quel informaticien d’après son propriétaire. Le pire c’est qu’il a raison. Mokke May est tout petit et il projette de faire mourir son avatar lutin. Et il le mérite puisqu’il habite à Pas-de-Vague, la capitale lutine des Fayots. Le PIRE a plein de projets et d’idées fantastiques que je ne peux révéler ici à cause d’espionnage probable du PLUSMIEUX. Et enfin beaucoup des lutins présents préféraient les chats aux chiens, ce qui est superbe.

Je me suis bien amusé, j’espère qu’on va pouvoir se faire une grande réunion de lutins prochainement.

Edit du photographe fou : les photos sont dispo ici.

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Note de feignasse

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J’aime bien les récits du quotidien qui mettent en valeur un truc idiot. Albane vient d’en faire un pas piqué des vers, avec quelques formules choc (“J’ai même des amies blondes” - “je crois sincèrement que ces chères demoiselles ont été embauchées [...pour...] leur capacité à être publiquement ridiculisées”).

En revanche, là où je ne suis pas d’accord, c’est sur la majuscule employée pour désigner l’ensemble des blondes. Ca reste un adjectif, un concept1. Depuis quand met-on une majuscule à commerciaux, fonctionnaires ou nabots présidentiels ? Pourtant ce sont bien des catégories d’humains à part.

En fait, le but de cette note était de tester la fonction de Trackback. Ca m’évite de trouver un sujet et de me casser la tête dessus. Trop fort.

Edit du marsouin ricaneur : ah oui quand même, le lien vers la note d’Albane : http://missdooby1986.spaces.live.com/blog/cns!2BABBB2DD8CDDD23!350.entry?_c=BlogPart

Re-Edit du poisson noyé : Mouais, ça marche moyennement bien avec les blogs msn, mais bon c’est pas comme si Microsoft avait l’habitude de faire de l’interopérabilité…


  1. C’est pas moi qui le dit, c’est Gad Elmaleh. “Être blond, c’est un concept“.[]

L’origine du couteau à fromage

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Grâce à Pitijibé et Norbert, j’ai un superbe sujet de note : le couteau à fromage.

Cet outil fort utile sert à ne pas avoir à utiliser son propre couteau pour se couper du fromage, dans un but évidemment sanitaire et gustatif : Si vous venez de vous faire des grillades, ça évite de se retrouver avec un plateau à fromage constellé de sauce barbecue nageant dans le gras de merguez.

Le couteau à fromage a deux petites lames au bout, semblables à une langue de serpent. Norbert a avancé l’hypothèse fort pratique que ça servait à saisir le morceau de fromage coupé pour le mettre dans son assiette1.

Mais l’origine de cette forme particulière remonte à la Renaissance, époque faste pour les châteaux et les rois de France. Il est notoire que le roi entretenait une floppée de courtisans tous plus mielleux et faux-culs les uns que les autres, et qui s’emmerdaient ferme en attendant de pouvoir assister à la copulation tri-hebdomadaire du roi2. Ces gens-là ont donc acquis une sévère aptitude au ragotage. Hors, durant un repas, le fromage est traditionnellement un moment où l’appétit est quasiment satisfait, et où on est détendu. De fait, on s’autorise à aller au commérage. La langue de serpent au bout du couteau de fromage symbolise ainsi les langues de vipères qui se déliaient à ce moment du repas, fustigeant la perruque de la dernière courtisane du roi (qui avait par ailleurs la syphilis, mais personne n’est parfait).

Notons tout de même qu’au fil des ans, l’usage des couteaux à fromage s’est quelque peu perdu, et qu’il est principalement employé maintenant lorsqu’on veut recevoir convenablement des invités. C’est plus classieux d’avoir un couteau à fromage, d’autant que du coup ces couteaux sont souvent assez jolis puisqu’ils ont perdu leur usage commun3.

La morale du jour est : Le commérage est une marque de savoir-vivre.

Moi je m’en fous, je ne me sers jamais du couteau à fromage parce que je déteste retrouver des bouts de fromages bleus et puants sur mon fromage à moi. D’autant que les gens qui passent avant moi prennent toujours un malin plaisir à choisir les fromages les plus faits, ceux qui coulent tellement qu’il faudrait les manger à la cuillère. Coïncidence ou pas, ces mêmes fromages pourraient en général servir d’explosifs tellement ils semblent nocifs.

Petit apparté : vous avez peut-être vu la pub pour le gloss mentholé de Bourgeois, celui qui donne une haleine fraîche à celles qui aiment manger des fromages forts et embrasser des garçons. Je ne nie pas l’efficacité de principe de ce produit, mais si on met la langue on va vite s’apercevoir de la supercherie. Donc un bon brossage des chicots en règle ou au pire un chewing-gum extra-fort me semble plus indiqué qu’un gloss.

Sources : Pitijibé Premier, Norbert, fromage valaisan, l’avis du pro.

Autre note : Pour l’origine des dents au bout du couteau j’ai tout inventé. Autant des fois il y a un fond véridique, autant là pas du tout. Z’êtes prévenus.


  1. Car soit disant tous les fromages ne collent pas à la lame et donc il y a un risque de faire atterrir votre morceau de fromage puant sur les cheveux de Tata Jeanne, qui vous déshéritera de son immense fortune (dommage, vous ne l’invitiez que pour ça).[]
  2. N’étant pas né à cette époque j’ai pris les statistiques actuelles, soit trois fois par semaine environ pour le français de base.[]
  3. Comparez donc un éplucheur de légume et un couteau à fromage, vous verrez que dans un cas le manche est en bois commun avec une lame sans finesse, alors que les couteaux à fromage ont un manche en beau bois ou sont carrément en argent.[]