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Ma chérie fout le bordel dans ma vie

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En ce jour de Saint Valentin (ou Saint Raoul, suivant le degré de célibat), j’aimerai annoncer à mes fans féminines que malheureusement pour elles, je ne suis pas célibataire.

Cette introduction qui prouve entre autres que j’ai une bien trop haute opinion de moi-même m’amène à vous narrer avec un souci permanent d’exactitude et d’objectivité les quelques chamboulements dans mon petit train-train quotidien :

Tout d’abord, je suis désormais obligé de partager mon chez-moi avec ma blonde1. Je sens qu’à la lecture de cette phrase elle va faire des bonds, l’air outré et le regard assassin. C’est mon côté provoc’, j’aime titiller son sens de l’humour. Bref, je ne suis plus tout seul chez moi et pour tout vous dire ça fait bizarre de ne pas avoir à faire toutes les corvées2. Ca a aussi plein d’autres avantages dont l’évocation est interdite aux mineurs, et puis c’est plus pratique pour s’engueuler d’être dans le même lieu.

Mais ce n’est pas tout : mademoiselle travaillant à Henrichemont (une bourgade à 30 km de Bourges et principalement ravitaillée par les corbeaux), il était peu pratique pour elle de se taper la route (qui est pourrie à souhait) pour aller travailler. Comme je suis bien urbain, nous avons donc entamé une recherche digne des quêtes d’Indiana Jones pour trouver un lieu d’habitation situé entre Bourges et Henrichemont qui soit un peu plus confortable qu’un carton sous un pont. Malheureusement, trouver une maison dans ce coin est comparable à l’effort du Président pour retrouver sa popularité : on a eu beau se démener et faire des cris de singes, ça n’a rien donné de bien concret. Enfin ça c’était avant qu’Albane tombe sur une annonce qui parle d’un grand F3 sur St Martin d’Auxigny, patrie des pommes et située à l’exacte moitié de nos lieux de travail respectifs. Même si on voulait une petite maison, on s’est dit “Why not ?”3. Nous avons donc visité un gigantesque appart de plus de 90m² refait à neuf, avec du parquet dans les chambres et plein de fenêtres, de la place pour mettre mon Home Cinema, une cour et un jardin partagé avec deux autres locataires, le tout situé sur la place de la mairie. Il nous a tellement bien emballé qu’après un baroud d’honneur pour trouver quelque chose qui corresponde plus à notre choix d’origine nous nous sommes finalement jetés dessus. Et on emménage le 15 mars. Ce qui me laisse un énorme pieu dans le pied : il faut que trouve un locataire pour mon actuelle maison. Bien évidemment, le court délai m’impose de payer pour le mois de mars mon actuel loyer plus la moitié du nouveau, qui se monte dans son intégralité à 600€ par mois. Mais comme mon préavis est de 3 mois, j’ai plutôt intérèt à trouver un remplaçant. Celà dit si il y en a que ça intéresse c’est une très bonne affaire (maison F3 à 480€/mois sur St Doul’, libre au 1er avril).

Ce nouvel appart offre d’innombrabres possibilités : grâce à la cave je vais pouvoir continuer de faire travailler des petits chinois pour qu’ils me fassent du textile à vil prix, mais comme j’aurais en plus une penderie je vais pouvoir en installer une famille à l’étage pour qu’ils fassent le ménage, la cuisine et qu’ils appuient sur les boutons de la zapette de la télé à ma place. Leur première tâche sera de m’installer des rideauxaux innombrables fenêtres, ça m’embêterait que les p’tites mamies allant faire leur marché le dimanche matin me surprennent à déambuler à poil chez moi. Et gratuitement en plus, si encore elles payaient ça irait.


  1. Au sens canadien du terme, celà va de soi pour mon intégrité physique.[]
  2. Notamment la vaisselle, dont la seule évocation éveille chez moi des pulsions de rejets d’une magnitude de 8 sur mon échelle personnelle.[]
  3. Oui nous parlons en anglais entre nous, c’est beaucoup plus classe.[]

La Terrible Bande des Jardiniers Cruels

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Les quelques bloggueurs qui viennent se perdre ici ne manqueront pas d’opiner du chef à la lecture de l’affirmation suivante : les blogs ça sert à évacuer la frustration.

Alors voilà mon terrible problème : les mecs du service jardin de l’hôpital sont des abrutis passablement dénués de bon sens. Il se trouve qu’à l’automne, les arbres perdent leurs feuilles. Rien d’extraordinaire à ça, c’est même assez bucolique. Les feuilles ainsi tombées doivent cependant être balayées, et c’est là que le service jardin entre en scène.

Ils disposent pour les aider dans cette tâche de gros souffleurs bruyants, ce qui permet d’amener les feuilles là où ils veulent sans avoir à balayer comme de vulgaires euh… balayeurs. La scène se passe sur le parking où je gare ma voiture, c’est un parking en terre ombragé et tranquille. Ceux qui ont déjà vus la Dricmobile le savent : la propreté de ma voiture n’est absolument pas une priorité pour moi. Néanmoins, je suis assez contrarié lorsqu’on me la salit intentionnellement, comme la semaine dernière où ces petits sacs à crotte ont trouvé le moyen de nettoyer les feuilles du parking alors que des voitures étaient garées dessus. Dont la mienne bien évidemment. Leurs souffleurs ont soulevé des montagnes de poussière qui sont venues s’abbattre sur la Dricmobile, la salissant de façon éhontée.

Bien sûr, les forbans n’avaient pas prévenus de leur méfait, et ils se sont bien gardé de le signaler ensuite. Le lendemain, alors que j’allais discuter pour passer le temps dépanner un ordinateur en panne, j’ai croisé les mecs du jardin. Et bien tu me crois, tu m’crois pas mais y en a un qui m’a fixé de ces petits yeux cruels. Et j’ai bien vu dans son regard qu’il me narguait. Il savait que je savais qu’il était coupable, et ce con me rigolait au nez.

Pour la suite de ce récit les gars du service jardin seront appelés la Terrible Bande des Jardiniers Cruels. Le jardinier avec les petits yeux cruels sera leur chef, nommé le Cruel Petit Jardinier.

Donc, le Petit Jardinier Cruel m’avait lancé un défi que je me devais de relever car il blessait farouchement mon ego démesuré. Ce qu’il ne savait pas, c’est qu’il n’avat pas affaire à un type ordinaire. Il ignorait tout de mon identité secrète, un super-héros dont les louanges étaient chantées dans diverses tribus d’Amazonie et du Tibet, le Touriste1 !

Mais il était encore trop tôt pour le lui révéler. Je devais d’abord découvrir qui ils étaient, quels étaient leurs sombres buts, et d’où ils venaient. Pour trouver toutes ces réponses, il me fallait l’aide d’un oracle. Je ne sais pas si vous le savez mais il existe une association communale des oracles à St Doulchard, leurs tarifs sont très abordables et ils comptent relativement peu de charlatans dans leurs rangs. L’oracle que j’ai consulté m’en a appris de belles, notamment que ma voisine du bout de ma cour était en réalité une ancienne grande prêtresse du terrible dieu Guacamol. J’ai aussi appris que la Terrible Bande des Jardiniers Cruels étaient des Ouzbeks, outrés et vexés que j’ai fait une note sur leur minable petit pays2. Leur but n’était donc autre que de me discréditer vis-à-vis de mon ego afin de provoquer la fin du monde dans un gigantesque paradoxe, tout en révélant au monde entier qui de l’éléphant ou du rhinocéros est le plus fort.

Je devais réagir, ce que je fis en allant aux toilettes car les révélations de l’oracle prennent du temps et je me retenais depuis au moins trois heures3. Ensuite, je retournai à l’hôpital (qui est mon lieu de travail, je vous le rappelle) en tentant de rester impassible suite à ces terribles informations. J’avais cependant un grand avantage, c’est qu’ils ne savaient pas ce dont j’étais capable. Je devais donc frapper vite et avec une violence extrême. Ni une ni deux, je filai aux toilettes, non pour soulager ma vessie mais pour enfiler mon costume du Touriste.

Je bondis hors du bâtiment de l’informatique tel une puce hors d’un chien qu’on lave, et me campai fièrement au milieu de la cour. Enfin jusqu’à ce que je me rende compte qu’être torse nu dehors avec une température frôlant les 5°C est d’une stupidité absolue. C’est donc complètement gelé que j’entrai dans le repère secret de la Terrible Bande des Jardiniers Cruels, dont l’entrée était indiquée par un panneau : “Service Jardin, merci de ne pas laisser cette porte ouverte car il fait froid dehors.”. A l’intérieur toute la bande fit cercle autour de moi, me menaçant de divers objets allant de la fourche au sèche-cheveux, en passant par un fromage bulgare.

** Comité de censure pour une culture française exacerbée et snobinarde **

Bonjour. Cette note étant classée Tout public, sauf les aveugles et les enfants ne sachant pas lire, nous ne pouvons cautionner la débauche de violence extrême contenue dans le contenu censuré par nos soins. Merci de veiller à l’avenir à ce que vos notes soient plus édulcorées. Nous vous recommandons également d’éviter de mentionner vos problèmes de vessie qui reflètent votre vulgarité.

** Merci de votre attention **

Le Cruel Petit Jardinier, en sang, m’implora de l’achever sans lui faire subir les horribles tortures que j’avais exercé sur ses sbires. Bien évidemment, je ne l’écoutai pas et il mit longtemps à mourir.

La morale de cette histoire d’une stupidité sans borne, c’est : “Ne videz pas vos enfants avec l’eau du bain“.


  1. Voir la note sur les super-héros. Et ne comptez pas sur moi pour vous l’indiquer, démerdez-vous tout seul.[]
  2. Alors là si vous avez bien compris, je suppose que vous ne vous attendez même pas à ce que je vous mette le lien ici. Et vous avez bien raison.[]
  3. Une lectrice, membre du Mouvement pour une Vie Inutile mais Pieuse, m’a envoyé ceci il y a quelques jours : “Monsieur, je tiens à vous faire part de notre mécontentement. Vous faites preuve d’une remarquable vulgarité et je suis sûre que dans votre prochaine note vous allez en être réduit à nous parler de vos problèmes de vessie ! Je ne vous salue pas, et je vais même jusqu’à vous conchier copieusement. Avec tous mes respects, Georgette“. Ne voulant pas la décevoir, je me dois donc de mentionner dans ce récit épique mon passage au pipi-room.[]

Marvel, où t’es ? (de potiron)

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En ce moment j’ai pas mal de boulot au boulot (oui ça peut surprendre, mais rappelez-vous que je suis fonctionnaire). Et je ne sais pas pourquoi, mais il se trouve qu’il y a toujours plus de choses à faire lorsque l’effectif est réduit (pour cause de vacances essentiellement, il y en a pas mal qui préfèrent partir hors-saison à l’informatique).

Bref, il va de soi que lorsqu’on en demande plus à moins de personnes, ça prend du retard et ça met la pression. J’avais donc pensé me faire porter pâle pour cause de récidive d’appendicite ou de mort de mon cheval, jusqu’à ce que je découvre LA solution à tous mes problèmes. J’ai juste à devenir un super-héros.

Alors après j’ai le choix : soit je deviens à l’instar de Batman et du Punisher un type sans pouvoirs mais qu’est super balèze quand même mais ça me botte moyennement, soit je mute à la X-Men, soit je me prends des super-pouvoirs. Je suis beaucoup plus tenté par cette dernière solution, il paraît que les super-héros avec pouvoirs ont de réductions fiscales plus intéressantes.

Il doit bien exister un magasin de superpouvoirs quelque part sur Paris. Après tout c’est le centre du monde connu, s’il y a un endroit où je peux trouver ça ce sera là-bas (ou à Disneyworld en Floride mais c’est plus loin) :

- Bonjour, alors je voudrais… un pouvoir de téléportation, un de télékinésie, et euh… mettez-moi l’ubiquité aussi s’il vous plaît.
- Bien sûr Monsieur, laissez-moi vérifier que vos pouvoirs ne présentent pas de contre-indications entre eux… Oui, c’est bon. Il vous faudra autre chose ?
- Un costume pour aller avec et le livre “l’identité secrète d’un super-héros pour les nuls” s’il vous plaît.
- C’est votre première fois n’est-ce pas ? Ne vous en faites pas, c’est très facile. Bien, commençons par le costume, que voudriez-vous en couleurs et accessoires ?
- Je voudrais un truc sobre mais classe, si on pouvait éviter le slip par dessus les collants ça m’arrangerait.
- Mmh, laissez-moi réfléchir… Non, je ne vois rien… Il vous faudrait quelque chose d’inédit dans ce cas. Aviez-vous une idée en tête ?
- Oui oui, un short hawaïen.
- Pardon ? Et euh… vous ne vouliez pas un habit sobre et classse ?
- Bah c’est le cas, quoi de plus classe qu’un short hawaïen ? En bleu foncé ou noir s’il vous plait. Pour le haut ne mettez rien, de toute façon les muscles sont inclus dans le forfait non ?
- Bien sûr Monsieur, la musculature développée fait partie des traditions de la maison. Une cape pour accompagner ?
- Non ça ira, je risquerais de me prendre les pieds dedans de toute façon. Et puis je n’aime pas trop les accessoires.
- Bien Monsieur. A quel nom de super-héros aviez-vous pensé ?
- Il en faut un ? Euh… Bolognaise-Man ? Naan, c’est pas terrible. Je sais ! Mettez juste “Le Touriste“. Oui, ça ça claque.
- Quel excellent choix, très approprié… Comme description, que voudriez-vous ?
- Alors : “On fait appel à lui en cas de fin du monde, il est plus fort que Popeye et Frangin réunis, il est capable de convertir le franc CFA en roubles, il connaît déjà le vainqueur des futures élections présidentielles, il peut abattre un cheval juste en claquant des doigts, il a un pouvoir sexuel surdéveloppé, il est capable de comprendre les sous-entendus des femmes, il a déjà vu toutes les prochaines saisons de toutes les séries télé intéressantes, il peut ressuciter le pape et enfin il sait qui de l’éléphant ou du rhinocéros est le plus fort.”
- Parfait, excellente description. Je vous inscris au registre des super-héros… voilà, c’est fait. Ca fera 300$ s’il vous plaît.
- On paie en dollars ? Ah oui, c’est pour faire américain c’est ça ?
- Non, c’est juste que je n’ai pas confiance dans l’euro et que j’aime prononcer le mot Dollar.”

Ah ah, encore un message secret, mais cette fois-ci pour vous dire que je n’aime pas les huîtres.

Donc si vous voyez un abruti en short hawaïen essayer de se téléporter en se concentrant à mort, c’est moi.