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  <title>Le monde merveilleux et insoupçonné des Lutins</title>
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  <tagline type="text/plain" mode="escaped">Les aventures de Bonhomme le Lutin et Mortadelle la f&amp;eacute;e dans le monde pas commun des lutins</tagline>
  
  <modified>2006-09-22T15:22:36+02:00</modified>
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  <title>Arrrgggll !</title>
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  <author><name>Dric</name></author>
  <dc:subject>Histoire</dc:subject>
  <summary>Cette histoire est terminée et bien mal terminée. Mais l'aventure continue avec l'Acte II du Monde merveilleux et Insoupçonné des Lutins : Acte II.


Cependant, vous pouvez toujours lire toute l'hitoire de l'Acte I en commençant ici : Début de l'histoire








Voilà....</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;Cette histoire est terminée et bien mal terminée. Mais l'aventure continue avec l'Acte II du Monde merveilleux et Insoupçonné des Lutins&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;/lutins2&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Acte II&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cependant, vous pouvez toujours lire toute l'hitoire de l'Acte I en commençant ici&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;http://www.driczone.net/lutins/index.php?2005/05/23/1-pre-intro&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Début de l'histoire&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voilà.&lt;/p&gt;</content>
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  <title>La corde enchantée</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.driczone.net/lutins/?2006/08/24/123-la-corde-enchantee" />
  <issued>2006-08-24T12:04:21+02:00</issued>
  <modified>2006-08-24T12:04:21+02:00</modified>
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  <author><name>Dric</name></author>
  <dc:subject>Histoire</dc:subject>
  <summary>Mortadelle reprit son souffle bien plus rapidement que Bonhomme, qui cherchait désespérément un peu d'oxygène pour remplir ses poumons en feu.
"- Pfou, on l'a échappé belle encore une fois.
- Raaaaah, lâcha Bonhomme, cherchant de l'air.
- Je me demande ce que ces drôles de barbus foutaient là, tu...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;Mortadelle reprit son souffle bien plus rapidement que Bonhomme, qui cherchait désespérément un peu d'oxygène pour remplir ses poumons en feu.&lt;br /&gt;
&quot;- Pfou, on l'a échappé belle encore une fois.&lt;br /&gt;
- Raaaaah, lâcha Bonhomme, cherchant de l'air.&lt;br /&gt;
- Je me demande ce que ces drôles de barbus foutaient là, tu crois que c'est eux qui ont incendié le palais ?&lt;br /&gt;
- Argl, lui répondit le lutin.&lt;br /&gt;
- En tout cas l'Oeil nous a filé entre les pattes.&lt;br /&gt;
- Reeeuuuh...&lt;br /&gt;
- Pourquoi être si agressif envers lui&amp;nbsp;? Il a vraiment tué Poképok ?&lt;br /&gt;
- Euuuuurrh...&lt;br /&gt;
- De toute façon Poképok était un fumier, il l'a bien cherché. Qu'est-ce qu'on fait maintenant&amp;nbsp;? J'ai faim, on va manger un morceau ?&lt;br /&gt;
- Aaaaaarrrh....&quot;&lt;br /&gt;
Pendant que Mortadelle soliloquait, Bonhomme devint tout bleu et s'effondra. La fée sembla alors remarquer que son compagnon avait quelques difficultés, et elle dénoua la corde qui s'était bizarrement enroulée autour du cou du lutin. Celui-ci put enfin respirer convenablement, jusqu'à ce que la corde se dresse d'elle-même comme un serpent, et se mette à ondoyer devant lui. Bonhomme soupira&amp;nbsp;: il n'avait vraiment pas besoin de se coltiner une corde enchantée. Celle-ci se mit à roucouler en se dandinant, se renroula et se glissa dans le sac du lutin.&lt;br /&gt;
&quot;- T'y crois toi, une corde enchantée collante&amp;nbsp;? Grogna Bonhomme.&lt;br /&gt;
- Je crois même qu'elle est amoureuse... ricana la fée.&lt;br /&gt;
- Comment ça&amp;nbsp;? De moi&amp;nbsp;? S'écria le lutin, les yeux ronds.&lt;br /&gt;
- Bah oui de toi !&lt;br /&gt;
- Et t'as pas essayé de l'étrangler&amp;nbsp;? Demanda Bonhomme.&lt;br /&gt;
- D'abord elle n'a pas de cou, ensuite si tu assez stupide pour t'enamouracher d'une corde, je penses que je ne t'en empècherai pas...&lt;br /&gt;
- Ah. Bon. Et maintenant, qu'est-ce qu'on fait ?&lt;br /&gt;
- On va manger !&quot;&lt;br /&gt;
Sur ce, nos héros se jetèrent sur la première taverne qui n'avait pas l'air d'un coupe-gorge et s'empiffrèrent tant qu'ils purent. Ils n'avaient cependant pas pensé à la manière de payer le repas et ils durent faire la plonge jusque tard dans la nuit, surveillés par la mère du patron, une vieille femme aigrie et rabougrie qui persécuta Mortadelle en inspectant toute la vaisselle minutieusement. Excédée, Mortadelle finit par l'assommer et lui enfoncer la tête dans le bac à vaisselle. Le temps que Bonhomme intervienne, elle était morte.&lt;br /&gt;
Le patron de l'auberge n'allait probablement pas apprécier la mort de sa maman, aussi Bonhomme eut-il l'idée de camoufler la mort en malaise cardiaque. L'eau sur sa figure proviendrait alors de la tentative de la fée pour la ranimer. Les deux compères avaient terminé de peaufiner leur histoire lorsque la femme de l'aubergiste entra dans la cuisine. Voyant le cadavre de sa belle-mère, elle eut un mouvement de surprise qui se termina par un éclat de joie. Elle embrassa Bonhomme et Mortadelle avec chaleur, les remercia et les fit sortir par la porte arrière. Elle leur donna même des provisions pour la route. La fée abandonna donc tout remord quant à son geste, mais promis néanmoins à son lutin irrité de ne plus recommencer. Ce qu'elle fit pour avoir la paix, pensant quand même avoir accompli une bonne action en son for intérieur.&lt;/p&gt;</content>
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  <title>L'Oeil se la pète</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.driczone.net/lutins/?2006/08/23/122-l-oeil-se-la-pete" />
  <issued>2006-08-23T10:46:21+02:00</issued>
  <modified>2006-08-23T10:46:21+02:00</modified>
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  <author><name>Dric</name></author>
  <dc:subject>Histoire</dc:subject>
  <summary>Mortadelle ne comprenait rien à ce qui l'entourait. Le feu les bloquait maintenant complètement dans la petite pièce, et il n'allait pas tarder à y pénétrer. Bonhomme essaya d'abattre les murs, mais il ne réussit qu'à s'esquinter les mains. La fée sortit de son bac d'eau et s'appuya contre le mur à...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;Mortadelle ne comprenait rien à ce qui l'entourait. Le feu les bloquait maintenant complètement dans la petite pièce, et il n'allait pas tarder à y pénétrer. Bonhomme essaya d'abattre les murs, mais il ne réussit qu'à s'esquinter les mains. La fée sortit de son bac d'eau et s'appuya contre le mur à côté de lui. Curieusement, le mur se mit à tourner et ils furent soudain en face de l'Oeil. Celui-ci était occupé à ses affaires et fouillait des tas de paperasses. Nos héros tentèrent de passer à côté sans se faire remarquer, mais le lutin se prit les pieds dans un livre et s'écroula bruyamment par terre. L'Oeil les vit et afficha un air ironique :&lt;br /&gt;
&quot;- Et alors, on a du mal à tenir sur ses jambes ?&lt;br /&gt;
- Moi au moins j'en ai depuis la naissance, grogna Bonhomme qui s'était fait une énorme bosse.&lt;br /&gt;
- Et t'as toujours pas appris à t'en servir correctement&amp;nbsp;? Rétorqua l'Oeil.&lt;br /&gt;
- T'as vu que le château était en flammes&amp;nbsp;? Demanda Mortadelle à l'Oeil qui paraissait totalement serein.&lt;br /&gt;
- Ha bon&amp;nbsp;? De toute façon, j'ai fini. J'ai plus rien à faire ici. Mais qu'est-ce que vous foutez là les deux comiques ?&lt;br /&gt;
- T'étais plus respectueux quand il fallait que je te trimballes tout le temps, répliqua Bonhomme. Je t'ai vu tuer Poképok.&lt;br /&gt;
- Ah oui, et je supposes que tu es venu me faire la morale ?&lt;br /&gt;
- Non, juste te tuer.&lt;br /&gt;
- T'aurais pu m'en parler avant, dit la fée au lutin.&lt;br /&gt;
- Vous, les deux paumés, vous allez me tuer&amp;nbsp;? Au cas où vous n'auriez pas remarqué, je suis beaucoup plus fort qu'avant. Sans me vanter bien sûr.&lt;br /&gt;
- Si au moins la modestie pouvait t'étouffer... ricana Bonhomme.&lt;br /&gt;
- Je vous aime bien vous savez, c'est pour ça que je ne vous écrase pas comme de vulgaires moucherons. Mais n'allez pas croire que vous êtes mes potes. Vous faites partie d'un passé qui est révolu et dont je ne veut plus entendre parler. En conséquence, si je vous revoie encore une fois je ne me contenterai pas de vous tuer, soyez-en sûr, dit l'Oeil.&lt;br /&gt;
Sur ces paroles, il disparut. Bonhomme détestait la façon qu'avait l'Oeil de s'évaporer comme ça, sans même un éclair, un pouf ou un quelconque effet visuel. Mortadelle allait engueuler son lutin quand les flammes se rappelèrent à leur souvenir. Les disputes de couple passeraient donc après la survie du-dit couple.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nos héros se dépèchèrent donc de retrouver le souterrain d'entrée, et se retrouvèrent au coude-à-coude avec les Barbares du Nord dont les poils sentaient le roussi. Chacun étant très pressé de parvenir le premier dehors, il s'ensuivit une course épique dans laquelle tous les coups étaient permis&amp;nbsp;: un des barbares tenta de coincer Bonhomme contre un mur, mais celui-ci fit une roulade et son concurrent s'écrasa lourdement sur la paroi. Le poids du Barbare et l'usure des pierres firent s'écrouler le mur et l'infortuné barbu tomba dans le puit d'oubliette qui se trouvait de l'autre côté. Mortadelle essaya de se frayer un chemin entre deux Barbares qui prenaient toute la largeur du couloir. Elle les saisit par les cheveux et tira fortement d'un coup sec. Le Barbare de gauche fit un soleil arrière et s'assoma sur le sol. Mais les cheveux de celui de droite restèrent dans les mains de la fée&amp;nbsp;: le fourbe portait une perruque. Derrière elle, Bonhomme se battait avec deux barbus qui tentaient de lui faire des croche-pattes. Il s'en débarrassa en sautant en l'air au bon moment, ses deux poursuivants s'emmèlèrent les jambes et bouchèrent le passage aux barbares qui venaient ensuite. Il ne restait donc que le Barbare chauve devant eux, qu'ils poussèrent contre un pilier qui se trouvait à un embranchement. Le chauve alla s'écraser contre le poteau, qui trembla sur ses bases avant de s'écrouler, entraînant le plafond de la gallerie avec lui. Bonhomme et Mortadelle furent donc les seuls à sortir du palais. Celui-ci s'écroula alors qu'ils fonçaient vers les faubourgs de la Capitale. Le nuage de poussière recouvrit toute la ville, la plongeant prématurément dans le noir.&lt;/p&gt;</content>
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<entry xml:lang="fr">
  <title>Tout feu, tout poil</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.driczone.net/lutins/?2006/08/22/121-tout-feu-tout-poil" />
  <issued>2006-08-22T16:11:11+02:00</issued>
  <modified>2006-08-22T16:11:11+02:00</modified>
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  <author><name>Dric</name></author>
  <dc:subject>Histoire</dc:subject>
  <summary>Bonhomme se réveilla et risqua un oeil furtif hors de ses paupières closes. La bonne nouvelle, c'est qu'il pouvait toujours voir. La mauvaise, c'est qu'il pouvait voir les barbus tout autour de lui. Il referma donc sa paupière en se disant que si lui ne pouvait pas les voir, peut-être qu'ils ne le...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;Bonhomme se réveilla et risqua un oeil furtif hors de ses paupières closes. La bonne nouvelle, c'est qu'il pouvait toujours voir. La mauvaise, c'est qu'il pouvait voir les barbus tout autour de lui. Il referma donc sa paupière en se disant que si lui ne pouvait pas les voir, peut-être qu'ils ne le remarqueraient pas non plus.&lt;br /&gt;
Il fut très déçu de voir que sa théorie ne tenait pas la route quand un des barbus lui mit une taloche pour le réveiller. Laquelle fut suivie par deux autres, pour faire accélérer le mouvement au lutin. Bonhomme sauta sur ses jambes et surprit tout le monde en s'échappant du cercle pileux des barbes des Barbares du Nord avec une galipette. Il prit un couloir qui se révèla être un cul de sac. Le lutin maudit l'imbécile qui avait construit ce cul-de-sac et proféra un nombre impressionnant de malédictions bidons à son encontre. Au même moment, par une coincidence douteuse un humble retraité lutin, ex-maçon vénérable, se retrouva transformé en hareng au beau mileu de son jardinet. Un chat qui passait par là le dévora sans autre forme de procès.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les Barbares du Nord se saisirent de Bonhomme et lui expliquèrent calmement la situation. La pédagogie de ces rustres intellectuels n'étant plus à démontrer, le lutin pigea tout du premier coup. Il leur expliqua donc ce qu'il faisait là en retour. Les barbares eurent du mal à faire la corrélation entre la fée, l'incendie de l'Embouchure et l'Oeil. Ils furent totalement largués à l'évocation du ver géant et des Petits Êtres de la Machine. Lorsque Bonhomme conclut son récit par un &quot;voilà&quot;, les barbus ne savaient plus trop quoi penser de cet enchevètrement d'anecdotes à la chronologie absurde. Ils hochèrent donc gravement la tête et le libérèrent, ainsi que la fée. Puis ils partirent dans le dédale du palais.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La fée s'éveilla de fort mauvaise humeur. Elle constata que les Barbares du Nord étaient partis, trouva ça très bien et entraîna Bonhomme à sa suite dans les couloirs abandonnés de la citadelle. Ils n'avaient aucune idée d'où pouvait bien se trouver l'Oeil, mais il était cependant acquis que les psychopathes cyclopes n'avaient aucune raison de se terrer dans des souterrains. Ils montèrent donc beaucoup d'escaliers et finirent par se retrouver dans les cuisines. Celles-ci avaient été pillées par leurs occupants lors de la débacle, et Bonhomme ne trouva qu'un bout de pain à se mettre sous la dent. Au moment où il allait le manger, un rat fit un bond prodigieux et lui arracha le bout de pain de la main. Il se dépècha de l'avaler et s'étouffa avec. Mortadelle trouva répugnante la façon qu'avait ce rat de faire des râles d'agonie et lui écrasa la tête avec un cruche qui avait échappé au désastre.&lt;br /&gt;
Puis ils remontèrent dans la Grande Salle qui portait bien son nom. Son immensité était telle que nos héros n'en voyaient pas le bout, celui-ci étant noyé dans une sorte de brume. Lorsqu'ils s'en rapprochèrent, leurs odorats les avertirent qu'il s'agissait de fumée, du genre de celle qui apparaît lorsqu'on fait brûler un truc. Et ce truc, c'était le château lui-même. Quelqu'un avait dû mettre le feu aux grandes tapisseries qui ornaient la salle du trône, et celui-ci se propageait par les poutres et les tapis à grande vitesse. Le temps que Mortadelle réalise qu'elle n'aimait pas le feu, ils étaient encerclés par un mur de flammes. Les fées avaient une aversion particulière pour le feu, mais elles étaient en même temps profondément fascinées par lui. Bonhomme, qui n'avait aucun gène de fée en lui, attrapa sa compagne et se jeta à travers les flammes. Arrivé de l'autre côté, il constata que les ailes de Mortadelle avaient pris feu. La chance lui souria pour une fois puisqu'il trouva dans une pièce adjacente une baignoire sommaire remplie d'eau. A moins que ce ne fut un bac à laver le linge. Il y plongea la fée, toujours hébétée et lui mit des claques pour la sortir de sa stupeur. Quand ce fut fait, elle s'étonna d'avoir chaud aux joues, puis de se retrouver dans un bac plein d'eau, et enfin remarqua son Bonhomme qui faisait des efforts désespérés pour trouver une sortie. Le feu se rapprochait, et il était déjà ravi du festin qui l'attendait.&lt;/p&gt;</content>
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<entry xml:lang="fr">
  <title>De mystérieux barbus</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.driczone.net/lutins/?2006/07/20/120-de-mysterieux-barbus" />
  <issued>2006-07-20T09:31:28+02:00</issued>
  <modified>2006-07-20T09:31:28+02:00</modified>
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  <author><name>Dric</name></author>
  <dc:subject>Histoire</dc:subject>
  <summary>La Capitale avait la particularité de n'être affectée par aucun évènement. Bonhomme trouva la ville inchangée par rapport à sa dernière visite. Il remarqua bien ça et là quelques marques du défunt Empire, mais rien de durable.
Le lutin et sa fée entreprirent donc de trouver un hôtel. Celui dans...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;La Capitale avait la particularité de n'être affectée par aucun évènement. Bonhomme trouva la ville inchangée par rapport à sa dernière visite. Il remarqua bien ça et là quelques marques du défunt Empire, mais rien de durable.&lt;br /&gt;
Le lutin et sa fée entreprirent donc de trouver un hôtel. Celui dans lequel avait dormi Moratdelle avait été rasé car le proprio s'était révélé être un parfait petit collabo, adepte de la délation et des dénonciations frauduleuses. On pouvait encore voir une partie de son crâne dans les décombres de son hôtel.&lt;br /&gt;
Nos héros choisirent donc un établissement plus classe dans le centre, avec la ferme intention de s'en aller avant d'avoir à payer quoi que ce soit. Les lois de l'Emmerdement maximum étant multiverselles, le tenancier leur demanda donc de régler à l'avance, ce qu'ils firent sans enthousiasme avec l'argent de la vente d'un petit anneau ramassé chez les Djinns. Anneau qui était par ailleurs maudit, tous ses propriétaires successifs moururent de façon étrange et douloureuse jusqu'à ce qu'il soit perdu dans l'estomac d'un gigantesque ver de terre.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La palais impérial. Tel était le but de la visite de Bonhomme et Mortadelle. La lettre avait été formelle, c'était là qu'ils devaient se rendre. Il y était également question de destin et d'avenir de l'univers, mais c'était des notions trop abstraites pour nos héros ainsi que pour la grande majorité des habitants du-dit univers. Mais entrer au palais relevait de la mission impossible, car les troupes loyales de l'Empereur n'avaient rien trouvé de mieux que de se renfermer à l'intérieur hermétiquement. Bonhomme avait l'étrange sensation qu'ils avaient dû le regretter quand ils s'étaient trouvés face-à-face avec l'Oeil.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le lutin et la fée étaient donc au pied de l'édifice, chacun attendant que l'autre ait une idée géniale pour entrer à l'intérieur. Le regard acéré de la fée capta soudain des mouvements au pied de l'une des tours. Elle tira le bras de son compagnon, le lui arrachant presque, et ils se mirent en filature. Les étranges silhouettes s'agitaient contre le mur en pierre, parlant d'une façon très maniérée avec des termes pleins de syllabes. Ce n'était visiblement pas des lutins, d'une part à cause de leur vocabulaire étendu, d'autre part parce qu'ils étaient plus grands, plus costauds, et qu'ils portaient des peaux de bête et de longues barbes. Les barbus marmonnèrent entre eux encore quelques instants, agitant un dessin bizarre, puis ils appuyèrent sur une pierre et un passage s'ouvrit. Bonhomme faillit crier au miracle et s'agenouiller devant ce qu'il considérait comme de nouvelles divinités, mais Mortadelle le rappela à l'ordre d'une claque derrière les oreilles. Ils se jetèrent donc dans l'ouverture à la suite des barbus juste avant que celle-ci ne se referme. L'inconvénient de ce plan très improvisé, c'est que les étranges types vêtus de peaux de bêtes étaient juste de l'autre côté, et qu'ils furent fort surpris de les voir. Mortadelle avait toujours son épée sur elle, et elle dégaina bien décidée à découper quelques corps. Voyant celà, les barbus ricanèrent d'un air dédaigneux et jetèrent une petite fiole par terre, fiole qui contenait une épaisse fumée. Bonhomme et Mortadelle se sentirent tout mous et s'évanouirent. Les fiers Barbares du Nord, intellectuels patentés, se regroupèrent autour d'eux pour décider ce qu'il convenait de faire de ces deux intrus. Très vite il se forma deux groupes, l'un partisan de les tuer tout de suite et de les remmener pour les disséquer tranquillement, et l'autre groupe qui voulait les étudier vivants. Un consensus général fut cependant trouvé, ce lutin et cette fée devaient être éliminés à terme pour garantir le secret de leur opération.&lt;/p&gt;</content>
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<entry xml:lang="fr">
  <title>Maman</title>
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  <issued>2006-07-17T14:08:07+02:00</issued>
  <modified>2006-07-17T14:08:07+02:00</modified>
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  <author><name>Dric</name></author>
  <dc:subject>Personnages</dc:subject>
  <summary>Maman est, comme son nom l'indique, la mère de Bonhomme. C'est une femme solide à l'esprit étroit, mais que peu de choses peuvent émouvoir et surprendre. Elle est mariée à la grande honte de sa famille à l'ex-idiot du village. Celui-ci, qui est donc le père de Bonhomme, joue un rôle tout à fait...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;Maman est, comme son nom l'indique, la mère de Bonhomme. C'est une femme solide à l'esprit étroit, mais que peu de choses peuvent émouvoir et surprendre. Elle est mariée à la grande honte de sa famille à l'ex-idiot du village. Celui-ci, qui est donc le père de Bonhomme, joue un rôle tout à fait mineur dans les prises de décisions familiales. Pour être franc, sa vie entière est un rôle mineur.&lt;br /&gt;
La mère de Bonhomme habite donc Pré-au-Lard. Ses coups de gueule célèbres jusqu'aux patelins voisins pigmentent la vie morne et répétitive de ce hameau, point de départ de cette aventure ô combien palpitante.&lt;br /&gt;
Cette lutine de poigne ressemble physiquement à une petite boule posée sur une grosse boule, elle-même soutenue de façon plus ou moins flagelante par deux poteaux terminés par des pieds au orteils boursouflés. Vous trouvez sans doute que cette description est peu flatteuse, mais c'est en réalité l'inverse.&lt;br /&gt;
Malgré ce handicap physique flagrant, Maman est quelqu'un qui a un coeur d'or. Elle ferait n'importe quoi pour son rejeton et pour les gens qu'elle aime. Curieusement, la seule personne à ne pas bénéficier de ce traitement est son mari. Il est pourtant prouvé que Maman aime son ex-idiot du village, mais son seul vice est de le mépriser publiquement.&lt;br /&gt;
autre fait marquant, Maman n'aime pas son défunt beau-père. Des mauvaises langues disent même qu'elle ne serait pas étrangère à sa mort, mais les mauvaises langues se trompent souvent.&lt;/p&gt;</content>
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<entry xml:lang="fr">
  <title>Une révélation stupéfiante</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.driczone.net/lutins/?2006/07/17/118-une-revelation-stupefiante" />
  <issued>2006-07-17T13:52:11+02:00</issued>
  <modified>2006-07-17T13:52:11+02:00</modified>
  <id>http://www.driczone.net/lutins/?2006/07/17/118-une-revelation-stupefiante</id>
  <author><name>Dric</name></author>
  <dc:subject>Histoire</dc:subject>
  <summary>Bonhomme,  n'ayant rien à faire dans sa géole, ouvrit la lettre de son Grand'Père. celle-ci bondit de son enveloppe et beuglat au nez du lutin :
"- Courrier de première importance, veuillez décliner votre identité !
- Attendez, doit y avoir un problème là, depuis quand les lettres peuvent...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;Bonhomme,  n'ayant rien à faire dans sa géole, ouvrit la lettre de son Grand'Père. celle-ci bondit de son enveloppe et beuglat au nez du lutin :&lt;br /&gt;
&quot;- Courrier de première importance, veuillez décliner votre identité !&lt;br /&gt;
- Attendez, doit y avoir un problème là, depuis quand les lettres peuvent parler&amp;nbsp;? Demanda Bonhomme.&lt;br /&gt;
- Depuis toujours mon p'tit. Si tu n'en as jamais entendu auparavant, c'est qu'elles n'avaient rien à te dire&amp;nbsp;! Répondit la lettre d'un air hautain.&lt;br /&gt;
- J'ai déjà reçu des lettres, elles n'ont jamais braillé leur contenu.&lt;br /&gt;
- D'où sors-tu que nous sommes réduites à ce qui nous est marqué dessus&amp;nbsp;? Les lettres ont une existence propre !&lt;br /&gt;
- Pourtant vous faies négligé sur vous, dit Mortadelle en pointant du doigt les tâches d'encre réparties sur la feuille.&lt;br /&gt;
- Dites, vous pourriez faire taire votre lettre là&amp;nbsp;? On essaie de résoudre une affaire nous, intervint un policier.&lt;br /&gt;
- Depuis quand il y a quoi que ce soit à résoudre à Pré-au-Lard&amp;nbsp;? Demanda inocemment Bonhomme.&lt;br /&gt;
- Hé bien en fait... on voudrait ouvrir ce stupide bocal de confiture, mais on n'y arrive pas.&lt;br /&gt;
- On en reparlera une fois que j'aurais dompté ce fauve manuscrit ok ?&quot;&lt;br /&gt;
La lettre continuait cependant de vociférer à tout va, hurlant sa déception d'avoir des destinataires toujours si naïfs et stupides. Au bout d'un moment, la missive s'épuisa et cessa de crier. Bonhomme en profita pour lui demander de lui déclamer le contenu, ce à quoi répondit la lettre par un silence boudeur mais dédaigneux. Le lutin prit donc la lettre et commença à lire. Au fur et à mesure de sa lecture, Mortadelle vit son visage s'allonger. Il pâlissait même un peu. Quand Bonhomme eut fini, il resta planté comme un benêt, l'oeil hagard. La fée lui prit la lettre des mains, laquelle se mit à ronronner lorsqu'elle sentit le doux parfum de sa lectrice. La tête de Mortadelle suivit la même évolution que celle de son compagnon. A la fin, ils restèrent donc bouche bée pendant un bon quart d'heure avant d'être interrompus par un des policiers :&lt;br /&gt;
&quot;- Dites, et pour notre bocal, vous auriez pas une idée ?&lt;br /&gt;
- T'y crois toi&amp;nbsp;? Dit Mortadelle à Bonhomme, ignorant superbement le garde-champêtre.&lt;br /&gt;
- C'est dingue. On avait tout ça sous le nez depuis le début... Répondit le lutin.&lt;br /&gt;
- Il faut qu'on les retrouve&amp;nbsp;! S'écria la fée. Gardes, sortez-nous de là !&lt;br /&gt;
- Et notre bocal&amp;nbsp;? Demanda le policier piteusement.&lt;br /&gt;
- On règle votre problème et vous nous laissez sortir, ok ?&lt;br /&gt;
- Hé bien euh... Je dois consulter mes collègues.&quot;&lt;br /&gt;
Les policiers palabrèrent un bon moment, esssayant de s'engueuler à voix basse tout en gesticulant. Ce spectacle distraya les captifs qui faillirent leur demander de parlementer encore un peu lorsqu'ils donnèrent leur accord.
Mortadelle ouvrit donc le bocal sans effort visible à la grande stupeur des fiers représentants de la loi, puis elle défonça la grille de leur cellule et s'en alla, suivi de Bonhomme qui regretta que personne n'ait encore inventé les appareils photos pour immortaliser les têtes déconfites de leurs gardiens. Puis il se dit que de toute façon ça ne lui servirait à rien, car il faudrait encore inventer les cadres et les albums photos.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bonhomme et Mortadelle étaient de nouveau sur la route. Sauf qu'au lieu d'aller à la Capitale à pied, il prirent le Raton-Express. Le lutin ne parvint pas à se défaire d'une étrange impression de déjà-vu durant tout le trajet.&lt;/p&gt;</content>
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  <title>Enfin chez soi</title>
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  <issued>2006-07-13T16:59:41+02:00</issued>
  <modified>2006-07-13T16:59:41+02:00</modified>
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  <author><name>Dric</name></author>
  <dc:subject>Histoire</dc:subject>
  <summary>La tension est désormais très palpable dans la pièce. Si les anges avaient existé, il en serait passé tout un troupeau avant que Mortadelle tente de détendre l'atmosphère :
"- Vous ne trouvez pas que ça s'est rafraîchi ? Comme le temps change vite par ici.
- J'ai pas remarqué, lança Maman d'un...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;La tension est désormais très palpable dans la pièce. Si les anges avaient existé, il en serait passé tout un troupeau avant que Mortadelle tente de détendre l'atmosphère :&lt;br /&gt;
&quot;- Vous ne trouvez pas que ça s'est rafraîchi&amp;nbsp;? Comme le temps change vite par ici.&lt;br /&gt;
- J'ai pas remarqué, lança Maman d'un ton glacial.&lt;br /&gt;
- Maman, donnes-moi cette lettre je te prie, demanda Bonhomme.&lt;br /&gt;
- Mon fils, si tu m'aimes, n'insistes pas.&lt;br /&gt;
- Maman... soupira le fils.&lt;br /&gt;
- Bonhomme... gronda la mère.&lt;br /&gt;
- Oh, le joli jardinet&amp;nbsp;! S'exclama Mortadelle. Je vais aller le voir de plus près, je vous laisse en famille hein ?&quot;&lt;br /&gt;
Et sur ces mots, elle s'eclipsa. Bonhomme et Maman se faisaient toujours face, bravant l'autre du regard dans un duel d'immobilisme sans pitié. La fée sortit de la maison de Maman et s'assit sur un banc au milieu du jardin fort bien entretenu par la maîtresse des lieux. La fée nota tout de même que les sculptures représentaient des lutins amputés de leurs membres, et que Maman avait cru bon donner plus de réalisme à la scène en faisant pousser des fleurs de couleur rouge sang aux endroits où il manquait des membres. Elle avait aussi peint sur les visages pour qu'ils expriment une certaine douleur. Mortadelle trouva ça très bien réalisé et se promit intérieurement que si elle avait un jour un jardin, elle repomperait sans vergogne cette géniale idée. Finalement, à part une plante très carnivore et très vorace dans le fond du potager, il n'y avait pas d'autres curiosités. La fée prit donc son courage à deux mains et le tint très fort serré pour ne pas qu'il s'enfuit, et choisit d'ignorer ses cris désespérés. Elle entra dans la maison pour trouver Bonhomme et sa mère en train de papoter tranquillement. Ceux-ci levèrent la tête vers elle :&lt;br /&gt;
&quot;- Il a gagné, je lui donné sa foutue lettre, avoua Maman. Je ne veux plus en entendre parler maintenant. Et finissez votre boisson !&quot;&lt;br /&gt;
Mortadelle prétexta qu'elle n'avait vraiment plus soif, imitée par Bonhomme, puis ils prirent congé piteusement pour se rendre dans la lutinière de Bonhomme.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le logement de Bonhomme n'était déjà pas reluisant du temps où il y habitait, mais en l'absence de son propriétaire les choses s'étaient nettement dégradées&amp;nbsp;: les cambriolages et les saccages avaient dû s'y succéder à grande vitesse et Bonhomme vira un groupe de squatteurs à coups de pieds dans l'arrière-train. Il se rendit donc à l'échoppe de bricolage du coin pour réparer les dégâts et tenta d'éviter avec un certain succès les vendeurs avides, mais ne put se dépétrer du bonimenteur embusqué derrière un rayon de pots de peinture. Il recourut donc à la force et écrasa son poing sur le gros pif alcoolisé du bavard de commerce. Les gens crièrent à l'assassin et la police municipale, à peine remise en fonction depuis la chute de l'Empire, se hâta d'intervenir avec toute la vigueur dont elle était capable. Mortadelle était prête à les découper en petits cubes mais Bonhomme lui fit signe que dans le cas présent ce n'était pas indispensable. Ils se laissèrent donc capturer par la maréchaussée, qui les emmena bravement et avec toute la fierté possible dans leurs locaux, qui se réduisaient à une cellule et un bureau. Bonhomme se demanda si les prisonniers n'étaient pas mieux lotis que leurs gardiens, la cellule semblait en effet nettement plus confortable que le placard dans lequel s'entassait les trois policiers que comptait Pré-au-Lard.&lt;/p&gt;</content>
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  <title>La maman de Bonhomme</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.driczone.net/lutins/?2006/06/26/116-la-maman-de-bonhomme" />
  <issued>2006-06-26T12:16:55+02:00</issued>
  <modified>2006-06-26T12:16:55+02:00</modified>
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  <author><name>Dric</name></author>
  <dc:subject>Histoire</dc:subject>
  <summary>A défaut de pouvoir se planquer complètement dans son bonnet Bonhomme y cacha au moins sa tête, dans un réflexe absurde qui était également commun à une race de volatiles incapables de voler du monde des humains. De l'intérieur du bonnet, il entendait tout en sourdine, sauf sa mère. Ce qui lui...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;A défaut de pouvoir se planquer complètement dans son bonnet Bonhomme y cacha au moins sa tête, dans un réflexe absurde qui était également commun à une race de volatiles incapables de voler du monde des humains. De l'intérieur du bonnet, il entendait tout en sourdine, sauf sa mère. Ce qui lui sembla plutôt étrange, jusqu'à ce qu'il risque une oreille au-dehors. La voix maternelle était en fait si puissante que nombre de témoins l'entendirent à plus d'un jour de marche de là. Mortadelle s'éloigna sensiblement du lutin, tentant de faire croire d'un air détaché qu'elle n'avait aucun lien avec ce lutin dont la tête était recouverte par son bonnet.&lt;br /&gt;
La maman de Bonhomme attrapa son fils par les pieds et commença à le trainer jusqu'au domicil familial. Bonhomme essaya de s'accrocher à n'importe quoi et saisit par un hasard narratif la cheville de Mortadelle.&lt;br /&gt;
Les habitants, flegmatiques bouseux amateurs de rumeurs ne perdirent pas une miette de la scène incongrue qui se déroula sur la grand'rue&amp;nbsp;: Une fée trainée par un lutin sans tête, lui-même trainé par une vieille lutine à la carrure de troll qui vociférait contre l'ingratitude progénitale.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois entrés dans la demeure familiale et la lourde porte d'entrée claquée violemment, la maman du lutin changea brusquement d'attitude&amp;nbsp;: elle fondit en larmes et enlassa Bonhomme en lui faisant plein de poutous. Lorsque Bonhomme commença à virer au gris suite au manque d'oxygène provoqué par ces effusions de tendresse qui avaient tout de la prise de catch, elle le relâcha et porta son attention sur la fée, qui chercha désespérément une issue. N'en trouvant pas d'accessible elle se tint le plus droit possible, l'air piteux, tout en essayant de cacher dignement ses attributs féminins. La matriache la toisa, la scruta entièrement puis lui donna une robe dans la quelle Mortadelle aurait pu loger avec deux de ses congénères.&lt;br /&gt;
Ensuite, la maman de Bonhomme leur servit un breuvage infect qui rapait la langue, explosait le gosier avant de brûler l'estomac. il provoquait aussi des infections urinaires, mais nos deux héros ne le découvrirent que la nuit suivante. Maman, puisque c'était ainsi que s'appelait la génitrice de Bonhomme, appréciait au plus haut point cette mixture qu'elle buvait à petites gorgées et de façon très maniérée.&lt;br /&gt;
&quot;- Où est Papa&amp;nbsp;? Demanda Bonhomme en cherchant un endroit pour vider le contenu de sa bolée.&lt;br /&gt;
- Mon pauvre fils, il s'est fait enrôler dans l'armée de ce crétin d'Empereur, et je n'ai plus de nouvelles de lui depuis ce temps !&quot;&lt;br /&gt;
Bonhomme et Mortadelle se demandèrent intérieurement s'ils avaient pu être amenés à le voir ou à le tuer. Mais comme la plupart des gens, aucune de leurs voix intérieures n'avait accès à ce genre d'informations. Elles leurs chuchutèrent donc leurs habituelles insanités.&lt;br /&gt;
&quot;- Dis mon fils, tu ne m'as même pas présenté ta euh.. compagne, dit Maman, d'où est-elle cette petite ?&lt;br /&gt;
- C'est une fée, elle s'appelle Mortadelle, répondit Bonhomme, redoutant le déluge de questions qui allait suivre.&lt;br /&gt;
- Oh, une fée. Oui bien sûr, en voyant les ailes j'aurais dû m'en douter, quelle idiote je fais.&quot;&lt;br /&gt;
Les deux heures suivantes furent passées à répondre à l'insatiable curiosité de Maman sur des sujets aussi variés que la fée, ce que son fils avait fait pendant tout ce temps, sur le temps qu'il faisait à la Capitale, sur la chaleur du désert et sur les regrettables habitudes alimentaires des Farfadets.&lt;br /&gt;
Prenant son courage à deux mains, Bonhomme mentionna la lettre de son Grand'Père. Ce qui provoqua un changement climatique brutal à l'intérieur de la chaumière.&lt;/p&gt;</content>
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<entry xml:lang="fr">
  <title>Les Gardiens</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.driczone.net/lutins/?2006/06/15/115-les-gardiens" />
  <issued>2006-06-15T19:51:36+02:00</issued>
  <modified>2006-06-15T19:51:36+02:00</modified>
  <id>http://www.driczone.net/lutins/?2006/06/15/115-les-gardiens</id>
  <author><name>Dric</name></author>
  <dc:subject>Les races de créatures</dc:subject>
  <summary>Les Gardiens sont une race de lutins fiers et plus intelligents que la moyenne. Ils sont aussi plus grands et ont nettement plus de prestance.
Ils se sont eux-même auto-proclamés gardiens d'une vaste plaine où viennent s'échouer les stylos des humains lorsqu'ils en ont marre de servir de moyen...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;Les Gardiens sont une race de lutins fiers et plus intelligents que la moyenne. Ils sont aussi plus grands et ont nettement plus de prestance.
Ils se sont eux-même auto-proclamés gardiens d'une vaste plaine où viennent s'échouer les stylos des humains lorsqu'ils en ont marre de servir de moyen d'écriture. Et depuis des siècles, ils veillent jalousement sur leur &quot;forêt&quot;, sans s'être rendu compte que tout le monde les avait oublié.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les Gardiens ont une société très hiérarchisée, et leur chef est toujours un petit vieux. La passation de pouvoir se fait à la mort du chef, et on met à sa place le petit vieux le mieux conservé qu'on trouve. Cette pratique encourage les Gardiens à prendre soin de leur corps tout en s'assurant que le mandat du nouveau nommé ne sera pas trop long.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les Gardiens placent leur fierté pratiquement avant tout le reste. Cependant, on a pu observer qu'en cas de coup dur, ils abandonnaient celà bien volontiers au profit d'une bonne vieille panique. C'est pour celà qu'ils éliminent tous les étrangers avant qu'ils ne puissent pénétrer dans leur territoire.&lt;/p&gt;</content>
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