Mickey n'a pas de narines, pourquoi alors appeler une crotte de nez par son nom ?

Pondu le 26 mai 2008 - 3 commentaires

Samedi on est allé voir Mickey et tous ses amis, avec voyage en car et billets à tarif très préférentiel. Inutile donc de préciser à ceux qui viennent lire les conneries habituelles qu’ils risquent d’être déçus par cette note très 36415MAVIE.

Le car ressemblait globalement à un car normal, sauf que les sièges étaient conçus pour des nains et des culs de jatte, ou peut-être des enfants mais ça me semble peu probable. Quoi qu’il en soit, j’ai sérieusement envisagé de m’amputer des deux jambes pour pouvoir tenir dans mon siège. En réalité j’avais même commencé à sortir ma scie lorsque le chauffeur a fait une annonce fort-à-propos qui disait à peu près : « Ouais euh salut les enculés ! Le premier p’tit con qui me salope les sièges j’lui fait bouffer moi, z’avez intérêt à rester tranquille aussi. Bande de merdes. Et maintenant fermez vos gueules, y en a qui conduisent ! ».

C’est donc replié en huit que j’ai fait le trajet. Même Albane qui pourtant d’habitude se trouve trop petite tenait à peine dans son siège. Il faut dire quand même que du coup ce car pouvait transporter 220 passagers, ce qui du coup le rend nettement rentable.

[singlepic=7,160,120,,left] Arrivés au pays magique de Disneyland Paris, nous nous sommes jetés dans le Wall Disney Studio, un parc que nous n’hésitons pas à qualifier de low-cost1, quand on voit le peu d’efforts fournis sur le décor. A noter quand même cette amusante statue de Mickey qui vue sous un certain angle révèle que nous sommes Albane et moi très portés sur le cul.

Parlant d’Albane, j’aimerai ici dissiper ici d’éventuels doutes : Oui, Albane est bien une fille ! J’en veux pour preuve cette entêtement à visiter toutes les toilettes du parc comme si c’était des attractions. Comme du coup j’ai été obligé d’attendre, j’en ai profité pour les prendre en photo :

[singlepic=39,160,120,,left] [singlepic=40,160,120,,left] [singlepic=41,160,120,,left] [singlepic=42,320,120,,left]

[singlepic=36,160,120,,right] Et du coup on s’est fait plaisir, on a acheté un Stitch grandeur nature en résine qui pèse 13kg, et quand on doit se magner de rentrer au car parce que c’est l’heure de partir et qu’il faut à moitié courir avec ça dans les bras ça donne une sacrée suée…

Toutes les photos sont dans la gallerie (accessible via le menu en haut sous le titre).


  1. Oui, comme les charters ou les hard-discount, quand c’est pas cher c’est toujours en anglais. En France on ne fait que de la qualité, aussi nous n’avons aucun terme dans le dico qui puisse traduire cette absence vigoureuse de sérieux dans la conception des produits. 

Je trouve qu'on ne parle pas assez de poneys ici, vite je commente !


Picasso est un imposteur

Pondu le 22 mai 2008 - 9 commentaires

Hier je suis allé chercher ma nouvelle cuisine, soit quelques meubles en bois miteux payés avec un rein d’Albane (qui en avait en trop de toute façon).

Comme nous venons de déménager, on avait droit à une super offre avec camion prêté pour 24h à 1€, que je n’avais pas. J’ai eu beau mendier devant le dépôt pendant 2 heures, pas moyen d’obtenir cet euro certes symbolique mais néanmoins cruellement manquant. Heureusement, j’ai fini par remarquer un couple de petits vieux qui galéraient pour transporter un carton. Ni une ni deux, je leur propose de l’aide qu’il refusent bien évidemment (un petit vieux part toujours du principe qu’un type de moins de 40 ans est un agresseur en puissance, et accessoirement un p’tit con), ce qui m’a donné un excellent motif d’ameuter tout le monde en hurlant que les vieux c’était la plaie, qu’ils bouffaient nos retraites et qu’il nous emmerdaient à aller faire leurs courses aux heures de pointe. Les gens alentours ont accouru et se sont mis à frapper les petits vieux, ce qui m’a permis de leur faire les poches pour récupérer mon euro manquant. Pas de bol, ils n’avaient que des billets de 100€. J’ai donc dû promettre sur la tête d’Albane que je rapporterai un euro le lendemain au moment de rendre le camion.

Transporter les meubles en carton1 n’a posé aucun souci digne d’être relaté ici. Non, c’est plutôt le montage qui a posé problème :

Il a déjà fallu ouvrir les cartons, et c’est l’occasion de montrer une étonnante propriété physique de ces choses-là : alors que dès qu’on le frotte sur un mur, qu’on le pose un peu brusquement où qu’on le fait porter par des magasiniers le carton part en lambeaux, se déchire et prend un aspect tout défoncé, il est quasiment impossible de l’ouvrir à mains nues, nous avons eu recours à ce qu’on appelle dans le jargon des monteurs de meubles Ikéa à « l’attaque secrète et prodigieuse de la griffe du chat fou ». En gros le principe c’est d’exciter un chat pour qu’il déchiquète le carton en jouant avec2. Le principal inconvénient est qu’il faut arrêter le chat avant qu’il ne s’attaque au meuble proprement dit, le meilleur moyen étant de le plaquer au sol ou de lui envoyer un bon coup de matraque électrique. Ne faites pas comme nous, je maintenais le chat pendant qu’Albane tentait de l’électrocuter, et résultat j’ai pris les coups de jus moi aussi. Je crois même qu’à un moment c’est moi qu’elle a visé, mais j’ai pas de preuve…

Donc après avoir déballé les cartons, vient le grand moment où on a ouvert la notice de montage. Pourtant je m’étais conditionné, je savais que j’allais en chier et tout, mais je restais confiant état donné mon expérience en meubles Ikéa3. Mais rien ne pouvait me préparer à çà… Il fut un temps (béni) où on pouvait se moquer des notices en chinois ou en allemand, ce qui nous permettait d’excuser à grand renfort de mauvaise foi notre impuissance à pouvoir monter ces foutus meubles. Les fabricants l’ont bien compris, et maintenant ils n’hésitent plus à nous mettre face à nos responsabilités ! En effet il n’y a plus aucun texte, seulement des dessins de pièces certes numérotées sur le plan mais pas dans la réalité, ce qui n’a donc aucune autre utilité que de remplir un peu les schémas pour faire plus classe.

Nous avons donc respiré un grand coup, pris nos petits tournevis et entamés le montage d’un meuble. Deux heures et demi plus tard, après un combat acharné et beaucoup trop violent pour que je le relate ici, s’étalait devant nous un assemblage de bois ressemblant étrangement à une yourte miniature. En revanche, impossible d’y ranger quoi que ce soit étant donné qu’aucune surface n’était plane. Il a donc fallu tout démonter et tout remonter. Maintenant ça ressemble à un meuble, mais vu par Picasso. En effet, aucun côté n’est parallèle ou perpendiculaire à un autre. Vous l’aurez compris chers lecteurs4, les tableaux de ce peintre étaient une supercherie ! En réalité ce type ne savait pas plus monter des meubles que moi, et il a choisi de peindre sa détresse, rien d’autre. Quand je pense que les critiques du monde entier l’acclament pour son ingénieuse idée de déformer les perspectives… C’est honteux.


Note : Je tiens à préciser que ma cuisine n’est pas constituée de meubles Ikéa mais Conforama. La nuance est importante, si si. Aucun chat n’a été tué au cours de ce montage, et je tiens à signaler à ceux qui lisent mes notes par flux RSS qu’il ratent malheureusement toutes mes notes de bas de page. Ce qui est ballot.


  1. Qu’on se comprenne bien : les meubles sont en bois, mais emballés dans des cartons. Je préfère préciser étant donné que les dernières statistiques de fréquentation de mon blog ont montré que le QI moyen des visiteurs était inférieur à celui d’un poulpe culturellement développé, mais un poulpe quand même. 

  2. Ça marche aussi avec un enfant en bas âge. 

  3. Mon p’pa m’a d’ailleurs dit que je m’entraînais déjà étant petit, en faisant semblant de monter les meubles de mes parents. Comme quoi ça aurait pu devenir une vocation, mais j’ai bien étudié l’histoire des meubles en kit et personne n’est jamais devenu célèbre en tant que monteur. Aucun intérêt donc. 

  4. Je mets lecteurs au pluriel, c’est mieux pour mon ego. 

Je trouve qu'on ne parle pas assez de poneys ici, vite je commente !