Je me suis auto-spammé

Pondu le 5 novembre 2009 - 12 commentaires

Centre Secret de Domination du Monde par la Pénibilité, 04/11/2009 15h32 GMT+1 :

Une bande types en costard sont réunis dans une grande salle. La plupart dorment ou se curent le nez. Le big boss entre, met une tape sur les fesses de sa secrétaire, bois son café bruyamment et se racle la gorge avant d’entamer son discours.

– Messieurs, avant de débuter cette réunion, faisons un hommage à notre maître à tous, j’ai nommé Frangin. Cet homme a su élever l’art d’être pénible à des sommets inégalés, et il est encore en forte progression. Gloire à lui !
– Gloire à lui !! (en choeur)
– Bien. Aujourd’hui c’est mercredi, et comme chaque mercredi nous allons choisir une personne innocente et lui pourrir un peu la vie. Greffière, procédez au tirage au sort.
– Le numéro 11071980007, pseudonyme : Dric. Bravo au gagnant.
– Messieurs, il se trouve que je connais cet huluberlu et que je peux donc vous décrire quelque peu cet immonde personnage. Ce Dric ne cesse de dire partout que les gens pénibles sont du caca de panda, et nous ne pouvons bien évidemment pas tolérer cette agression à notre égard. Je propose donc de lui envoyer un clone maléfique qui fera n’importe quoi y compris rouler en Saxo, dans le but de discréditer un peu ce petit saligaud.
– Faisons celà ! (en choeur)
– Bien, maintenant passons au reste de l’ordre du jour : inventer la pire blague de Toto au monde…

Bureau de Dric, 05/11/2009 02h20 GMT+1,034 :

Un type avec une sale gueule entre dans le bureau en faisant une roulade, se vautre dans une armoire et se relève péniblement. Puis il se dirige vers le PC de Dric en essayant d’éviter les carcasses de matériel informatique qui traînent partout.

– Quel est donc le mot de passe de son PC… Voyons… Albaneparlebeaucouptrop… non, c’est pas ça. Jesuisplusfortquechucknorris… non plus.  Lefootàlatéléc’estpourlescrétins1… Oui, c’est ça ! Niarf niarf, à moi l’accès complet à l’informatique mondiale !!!
– Alors… Dossiers secrets… Mais ce sont desphotos de filles nues ! Ca doit pas être le bon répertoire. Voilà, Travail important. Encore des filles nues ?! Ca alors, mais il ne travaille donc pas ce type ? Ah tiens, dossiers perso… Quelques filles nues évidemment, mais voilà un document marqué « Plan global de domination du monde par épandage massif de gènes2 ». Tiens, il en est à la phase 2, le prototype3.
– Aaah, j’ai accès à sa messagerie. Pièces jointes de filles nues, quelques blagues de Toto, une thèse intitulée « Qui de l’éléphant ou du rhinocéros est le plus balèze », pas mal de spams concernant du viagra ou un augmentation du zizi… Tiens, voilà qui me donne une idée…

Le type à la sale gueule continue de ricaner tout en pianotant sur le clavier. Satisfait de son méfait, il repart en sifflottant un air de la grande vadrouille, se prend les pieds dans un écran qui traine par terre et s’étale lourdement. Il finit par sortir du bureau en boîtant, pestant contre l’ingratitude du monde.


Tout ça pour dire qu’une saleté de robot spammeur a envoyé des mails à tout l’hôpital où je bosse en se faisant passer pour moi4. Et en plus j’étais dans liste des destinataires. Je me suis donc apparemment envoyé un spam à 02h20 ce matin.


  1. Par souci de réalisme, j’ai mis mon vrai mot de passe. Je m’en sers partout, y compris sur mon accès bancaire, alors merci de ne pas faire de virements sur des comptes aux îles Caïman. 

  2. Merci Jibé pour la correction gêne/gène. Boulet de moi. 

  3. Mini-moi, si un jour tu viens lire ça sache que ce sont les paroles de mon clone maléfique, pas les miennes ! 

  4. Ce qui aisément faisable étant donné qu’on peut mettre n’importe quoi dans le champ expéditeur au niveau de l’envoi smtp (envoi de mails) et qu’il n’y a pas de contrôle pour savoir si l’adresse indiquée est bien la véritable adresse de l’expéditeur. 

On est bien sur skyblog ici ? Vite, je commente !


Bougez-vous sans quitter votre fauteuil

Pondu le 5 septembre 2008 - 13 commentaires

Fauteuil de bureau performant

Le Deskstar 5000, la performance de bureau

Tous ceux qui travaillent dans des bureaux opineront du chef à la lecture de cette affirmation : un bon mobilier au boulot, c’est indispensable.

On se moque depuis longtemps des administrations où le personnel est peu productif, peu aimable et peu enjoué d’ailleurs1, alors que dans le privé les gens sont souriants, performants et bien dans leur peau.

Il est temps de rétablir la vérité sur ce cliché honteux : dans la fonction publique on bosse moins car on a un moins bon mobilier.

Je n’ai pas à me plaindre (c’est donc pour ça d’ailleurs que je suis super productif dans mon boulot, ce qui me permet de remplir mes objectifs en un temps record et de glander le reste de la journée), car j’ai un matériel de bureau dernier cri. A titre indicatif, je dispose du meilleur fauteuil de bureau dans la catégorie 5 roulettes : suspension rabaissée, roulement à billes sur roulettes de 3 pouces en caoutchouc, freins à disque à déclenchement semi-automatique (quand l’électronique embarquée constate que le corps tente de changer de direction en se penchant d’un côté, il freine sur une partie des roulettes afin de faciliter le virage), siège baquet et appuie-tête anti-coup-du-lapin. Bien entendu, une telle merveille coûte très cher, mais le gain de productivité est à la hauteur des espérances et m’a permi de me glisser à la première place en régionale de course de fauteuils de bureau.

Je vais donc vous livrer ici quelques astuces pour les débutants ou amteurs en recherche de sensations fortes au boulot.

– Le terrain d’entraînement : souvent négligé, il vous permettra cependant de mieux connaître votre fauteuil. Il est cependant conseillé de changer régulièrement de terrain afin de s’acclimater aux différents sols possibles (moquette, lino, parquet…)

– Le nombre de roulettes : les débutans préfèreront les 6 roulettes, gage de stabilité et de maintien dans les virages. Cependant, on y perd en réactivité et les pros sont tous en 5 roulettes. Les 5 roulettes ont une meilleure vitesse de pointe mais sont plus enclins à verser dans les brusques changements de direction.

– La suspension : un fauteuil suspendu est indispensable pour les transferts de masse rapides, comme dans les chicanes. Attention de ne pas choisir une suspension trop molle qui vous pénaliserait dans l’effort.

– Le squelette : le plastique c’est bien pour débuter, mais passez rapidement au métal, qui vous offre une meilleur garantie de ne pas casser dans un virage appuyé, ainsi qu’une meilleure légèreté si vous le coisissez bien.

– Les accoudoirs : là ça dépend vraiment des personnes. Je préfère personnellement gagner en souplesse et en réactivité malgré la perte de stabilité et renoncer aux accoudoirs. Ceux-ci sont quand même un plus indispensables pour ceux qui débutent.

– L’assise : Ne vous laissez pas avoir par le confort du cuir capitonné, c’est un vrai veau à traîner. Préférez un dossier souple et fin en alvéoles. Attention cependant aux risques de dérapage de fesses, qui a coûté la victoire l’an dernier à John Humley aux championnats mondiaux, alors que celui-ci était largement en tête.

– Le maniement : On entre là au coeur d’un débat qui a été presque aussi acharné que de savoir qui de l’éléphant ou du rhinocéros est le plus balèze : faut-il se mettre à l’envers sur son fauteuil ou non ? La fédération a longtemps interdit la création de fauteuils spécialisés dans la course en position inversée, ce qui rendait plus ardu cette position en raison du manque de stabilité évident. Le dossier étant devant le coureur celui-ci était facilement entraîné vers l’avant dans les freinages puissants, en contre-partie le gain de puissance est bien plus important. Il semble que cette année des fauteuils spécialement étudiés pour ce type de position soient autorisés, c’est en tout cas ce qu’on a pu voir aux J.O. de Pékin, ce qui met un terme définitif à la discussion.

– La catégorie : il existe une multitude de catégories de courses de fauteuil, que ce soit le sprint en ligne droite, 30 tours sur un circuit oval, le Slapping Chair dans lequel tous les coups sont permis pour envoyer l’adversaire dans le mur et même le Stairwell Madness, qui consiste à descendre une cage d’escalier sans toucher les pieds par terre sur des fauteuils munis de grosses roulettes. Il y en a donc pour tous les goûts.

J’espère que ces quelques conseils et explications vous auront donné envie de découvrir ce sport urbain qui vous permettra de garder la forme sans quitter votre fauteuil !


  1. A l’exception de tous les petits comiques qui passent leurs temps à faire des présentations powerpoint avec de belles images et une morale à la con du genre : les amis c’est la vie, vivez le moment présent ou vous mourrez d’une hépatite de l’orteil, surtout si vous n’envoyez pas ce mail à 92 personnes. 

Je suis fan de chats, vite je commente !


Marvel, où t'es ? (de potiron)

Pondu le 21 septembre 2007 - 21 commentaires

En ce moment j’ai pas mal de boulot au boulot (oui ça peut surprendre, mais rappelez-vous que je suis fonctionnaire). Et je ne sais pas pourquoi, mais il se trouve qu’il y a toujours plus de choses à faire lorsque l’effectif est réduit (pour cause de vacances essentiellement, il y en a pas mal qui préfèrent partir hors-saison à l’informatique).

Bref, il va de soi que lorsqu’on en demande plus à moins de personnes, ça prend du retard et ça met la pression. J’avais donc pensé me faire porter pâle pour cause de récidive d’appendicite ou de mort de mon cheval, jusqu’à ce que je découvre LA solution à tous mes problèmes. J’ai juste à devenir un super-héros.

Alors après j’ai le choix : soit je deviens à l’instar de Batman et du Punisher un type sans pouvoirs mais qu’est super balèze quand même mais ça me botte moyennement, soit je mute à la X-Men, soit je me prends des super-pouvoirs. Je suis beaucoup plus tenté par cette dernière solution, il paraît que les super-héros avec pouvoirs ont de réductions fiscales plus intéressantes.

Il doit bien exister un magasin de superpouvoirs quelque part sur Paris. Après tout c’est le centre du monde connu, s’il y a un endroit où je peux trouver ça ce sera là-bas (ou à Disneyworld en Floride mais c’est plus loin) :

– Bonjour, alors je voudrais… un pouvoir de téléportation, un de télékinésie, et euh… mettez-moi l’ubiquité aussi s’il vous plaît.
– Bien sûr Monsieur, laissez-moi vérifier que vos pouvoirs ne présentent pas de contre-indications entre eux… Oui, c’est bon. Il vous faudra autre chose ?
– Un costume pour aller avec et le livre « l’identité secrète d’un super-héros pour les nuls » s’il vous plaît.
– C’est votre première fois n’est-ce pas ? Ne vous en faites pas, c’est très facile. Bien, commençons par le costume, que voudriez-vous en couleurs et accessoires ?
– Je voudrais un truc sobre mais classe, si on pouvait éviter le slip par dessus les collants ça m’arrangerait.
– Mmh, laissez-moi réfléchir… Non, je ne vois rien… Il vous faudrait quelque chose d’inédit dans ce cas. Aviez-vous une idée en tête ?
– Oui oui, un short hawaïen.
– Pardon ? Et euh… vous ne vouliez pas un habit sobre et classse ?
– Bah c’est le cas, quoi de plus classe qu’un short hawaïen ? En bleu foncé ou noir s’il vous plait. Pour le haut ne mettez rien, de toute façon les muscles sont inclus dans le forfait non ?
– Bien sûr Monsieur, la musculature développée fait partie des traditions de la maison. Une cape pour accompagner ?
– Non ça ira, je risquerais de me prendre les pieds dedans de toute façon. Et puis je n’aime pas trop les accessoires.
– Bien Monsieur. A quel nom de super-héros aviez-vous pensé ?
– Il en faut un ? Euh… Bolognaise-Man ? Naan, c’est pas terrible. Je sais ! Mettez juste « Le Touriste« . Oui, ça ça claque.
– Quel excellent choix, très approprié… Comme description, que voudriez-vous ?
– Alors : « On fait appel à lui en cas de fin du monde, il est plus fort que Popeye et Frangin réunis, il est capable de convertir le franc CFA en roubles, il connaît déjà le vainqueur des futures élections présidentielles, il peut abattre un cheval juste en claquant des doigts, il a un pouvoir sexuel surdéveloppé, il est capable de comprendre les sous-entendus des femmes, il a déjà vu toutes les prochaines saisons de toutes les séries télé intéressantes, il peut ressuciter le pape et enfin il sait qui de l’éléphant ou du rhinocéros est le plus fort. »
– Parfait, excellente description. Je vous inscris au registre des super-héros… voilà, c’est fait. Ca fera 300$ s’il vous plaît.
– On paie en dollars ? Ah oui, c’est pour faire américain c’est ça ?
– Non, c’est juste que je n’ai pas confiance dans l’euro et que j’aime prononcer le mot Dollar. »

Ah ah, encore un message secret, mais cette fois-ci pour vous dire que je n’aime pas les huîtres.

Donc si vous voyez un abruti en short hawaïen essayer de se téléporter en se concentrant à mort, c’est moi.

Je parle souvent pour ne rien dire, vite je commente !


Le taf contre-attaque

Pondu le 15 août 2007 - 11 commentaires

J’ai bien étudié la question, et il n’est matériellement pas possible d’être en vacances toute l’année sans être soit très riche, soit très pauvre (et tant qu’à faire, je préfère encore ne pas faire le touriste à l’année et ne pas me situer dans la deuxième catégorie). J’avais trois semaines de congés durement gagnés qui ont filé plus vite qu’un chat qu’on arrose.

C’est donc la mine basse que j’ai repris lundi le chemin du boulot. Ce n’est qu’en descendant de ma voiture que je me suis rendu compte qu’en fait de voiture, la mienne était toute seule sur le parking. Interloqué, j’ai vérifié la date1, mais on n’était pas du tout dimanche.

A cet instant, je me suis dit qu’ils étaient tous partis en vacances et que j’aurais la paix. J’ai failli avoir raison, j’ai juste déchanté lorsque j’ai ouvert mes mails, le nombre de messages non-lus de trucs à faire dépassait largement le nombre de partisans de la peine de mort au Texas2. Ca aurait pu être un cas parfait d’ascenseur émotionnel, mais un lundi de retour de vacances il m’est impossible de ressentir quoi que ce soit à part une légère nostalgie et une immense lassitude.

Mardi c’était pas mieux, j’avais encore moins envie de bosser. Heureusement, j’avais aussi moins de trucs à faire. Et c’est là, au détour d’un dépannage à distance au téléphone ayant failli tourner au drame3 que j’ai compris le sens de l’histoire de l’humanité : les grands héros, personnages bons ou méchants de notre espèce ont tous invariablement choisi de faire des grandes choses à leur retour de vacances. Si vous ne me croyez pas vous n’avez qu’à regarder dans le Poney Magazine de juin 96, ils ont fait 30 ans de recherche (soit autant que pour le Nutella, si c’est pas un signe de sérieux ça) pour arriver à la même conclusion que moi (sauf que moi ça m’a pris seulement 10 minutes – aimer les chevaux diminue vos facultés mentales, on ne le dira jamais assez).

J’en étais donc là, près à bondir de mon siège pour voler à la rencontre du destin monumental et glorieux qui me tendait les bras. L’intensité du moment était semblable à celle qu’on ressent lorsqu’on est sur le point d’écraser le moustique qui nous a pourri la vie toute la nuit. Mais le coquin de sort a fait qu’il était l’heure d’aller manger, et on ne rigole pas avec la bouffe. Bon appétit bien sûr4.


  1. Il n’est pas impossible qu’à un moment dans ma vie je me trompe de jour, je sais que j’en suis capable. Du coup il m’arrive assez régulièrement et avec une pointe d’angoisse de vérifier quel jour je suis. 

  2. Soit la totalité des habitants du Texas sauf les condamnés eux-mêmes, et encore certains pensent que tous les autres devraient être exécutés sauf eux. 

  3. Je pourrais vous détailler tout ça mais c’est vraiment pas intéressant. 

  4. A ce propos, sir vous allez fureter <a target="_blank" href="http://bonappetitbiensur.france3.fr" title="Attention, voici devant vos yeux ébahis un lien hypertexte. Holà, touche pas petit, ça mord très fort ces bêtes-là !">ici </a>vous verrez les faciès les plus vilains du monde, à croire que France 3 n’aime vraiment pas cette émission et qu’elle veut la torpiller en sous-main par le biais d’une présentation hideuse des présentateurs. 

Je veux coucher avec Dric, vite je commente !


Parce que je n'ai rien à dire…

Pondu le 20 février 2007 - 6 commentaires

…Mais que j’aime y mettre les formes, je change de thème pour un truc moins foncé.

Ce changement de peau me semble tout à fait approprié pour vous causer d’un truc qui n’a vraiment aucun rapport : la mystérieuse migration des stylos en milieu bural. Tous ceux qui travaillent dans des bureaux reconnaîtront là un syndrôme souvent vérifié mais jamais prouvé scientifiquement que nous allons exposer ci-après :

Procurez-vous un stylo (volez-en un à votre voisin au pire) et posez-le sur votre bureau. L’ustensile n’a même pas besoin d’être en évidence. Laissez-le tranquille pendant 2-3 jours (le temps peut varier suivant le nombre de personnes susceptibles d’interagir avec votre bureau) et tentez de le retrouver.

Fichtre, l’ennuyeux objet a disparu* ! A priori, les stylos sont inanimés, ils ne peuvent donc pas s’enfuir tout seuls. Faites le tour de vos collègues, ils jureront n’a voir jamais eu connaissance de ce stylo, et nieront toute implication dans son éventuel rapt. Mais où donc a bien pu passer votre stylo ?

J’avais émis l’hypothèse dans mon histoire de lutins débiles que les stylos traversaient un portail interdimensionnel, disparaissant ainsi de la vue des humains que nous sommes. Mais bon, ça reste de la fiction. Peut-être vos collègues mentent-ils ; après tout, n’avez-vous pas à maintes reprises emprunté un stylo dans un bureau voisin, stylo que vous aurez emmené sans faire attention et qui traîne désormais on ne sait où. Vous faites donc le tour du bâtiment tel un limier à la poursuite d’un malfrat dont la sudation abondante fait une piste remarquable pour ces chiens dont le flair est exceptionnel. Pas de stylo. Rien, que dalle. Vous abandonnez, la mine basse. Vous allez vous consoler avec un vieux crayon de papier machouillé que vous avez laissé dans le fond d’un tiroir (ou pire, avec les stylos de couleur verte dont personne ne veut), mais ce n’est pas pareil.

3 mois plus tard, vous soulevez un papier pour récupérer un post-it qui vient de glisser sournoisement dessous quand vous le voyez : le stylo, votre stylo ! Toute à la joie d’avoir retrouvé un si bon compagnon (bien qu’un peu ingrat, il faut le reconnaître), vous mettez un moment à percuter que le papier, tout cachotier qu’il est d’avoir dissimulé votre précieux moyen d’écriture, n’est arrivé sur les lieux qu’avant-hier à la faveur de la distribution du courier. Alors où était donc passé ce foutu stylo durant tout ce temps ?**

Des centaines de scientifiques de par le monde se sont penchés sur cette énigme. Sans succès. Certains parmis les plus farfelus (mais aussi les plus sages) ont avancé l’idée en 1987 (à plus ou moins 10 ans près) que les stylos échappaient naturellement aux lois de l’univers, ce qui leur permettrait de temps en temps de gruger l’espace-temps pour s’y dissimuler. Toutes les tentatives de reproduction du phénomène en laboratoire clos ont lamentablement échouées, et pourtant des millions de personnes en sont victimes chaque année, beaucoup plus donc que les enlèvements par des extra-terrestres sodomites. A ce jour, personne n’a de réponse cohérente et les théories s’affrontent.

Cette note est un hommage à Badablam.net.

* La disparition n’est pas systématique. Selon votre indice karmique et le poids du capitaine en phase ascendante, il se peut que vous ayez la chance de retrouver votre stylo, bluffant d’inertie et d’immobilisme.

** Ne demandez pas au stylo, il ne vous le dira pas et vous passerez pour un dingue auprès de vos collègues.

Mise à jour :  Valérie qui s’était déjà penchée sur la question a émis l’hypothèse que les stylos pouvaient avoir une conscience de groupe, car elle les retrouve généralement en grappe. De ce que j’en sais, ça expliquerait que personne n’ait jamais de stylo au moment où on en a le plus besoin. De plus, elle pense que les ciseaux ou les agrapheuses ne sont pas innocentes dans cette affaire, puisqu’à son travail ils perdent 1,3 paire de ciseaux par an et par employé***. Ce qui est somme toute considérable, moi je suis propriétaire de mes ciseaux depuis maintenant 4 ans, et autant pour mon agrapheuse, sans que ceux-ci n’aient jamais manifesté la moindre vélléité de me quitter sournoisement.

*** Je ne me souviens plus des chiffres, j’ai mis au pif.

Je suis une blonde, vite je commente !