La CacaBox, une box bien meilleure que les autres

Pondu le 11 mars 2015 - 0 commentaires

Il se trouve que dans mon entourage féminin, notamment celui qui se trouve la nuit dans le même lit que moi, c’est la mode des Box. GlossyBox, LittleBox, BirchBox (ce qui veut dire la Box du boulot – l’arbre, pas le travail), Big Moustache1, etc.

Le principe pour ceux qui ne connaissent pas, c’est qu’on s’inscrit, on paye, on remplit son profil (avec des infos qui seront probablement revendues à des sociétés tierces, histoire de rentabiliser un peu tout cet afflux de données), et on reçoit chaque mois une petite boîte dans laquelle se battent quelques produits qu’on pourrait aisément prendre pour des échantillons, qui ont été soit disant sélectionnés par rapport à votre profil.

L’étape suivante c’est de recevoir le colis, se dire que c’est trop cool, ouvrir la boîte et être déçu parce que c’est pas vraiment ce qu’on attendait, et qu’il y a la moitié des produits qui ne serviront jamais.

Si je me suis trompé dans la description, une bande de harpies extrémistes se chargera bien de rectifier le tir dans les commentaires.

Pour ma part, je trouve le principe génial commercialement parlant. Ce qui m’ennuie, c’est que du coup ma chère et tendre s’est laissé prendre au piège bêtement.

Afin d’ouvrir les yeux des gens qui jurent que c’est trop bien les box, j’ai donc créé la CacaBox, la Box qui vous vend des trucs tout pourris. et parce que je vais au bout des choses, j’ai même créé un petit site pour la présenter (et j’en suis très fier en plus) :

La CacaBox

La CacaBox, une box qui mériterait d'exister pour de vrai

La Cacabox dans toute sa splendeur. Merci Photoshop.

 


 

Oui, j’ai probablement mieux à faire de mon temps. Mais vous avez bien perdu le vôtre à lire ceci, alors vous êtes mal placé pour me faire la morale.


  1. Notez que pour la différence entre le français « Moustache » et l’anglais « Mustache », ils auraient pu tout angliciser, ou rester sur « Grosse Moustache ». 

Je parle souvent pour ne rien dire, vite je commente !


Je n’ai jamais tant écrit de LOL dans une note…

Pondu le 9 juillet 2012 - 22 commentaires

Vous le savez peut-être, mais la nouvelle édition du Petit Robert est arrivée. Et parmi les nouveaux mots, on trouve l’interjection « LOL ».

Comment pourrais-je un jour faire face à mes responsabilités de père avec une telle absurdité ? Quand Mini-Moi aura 15 ans et sera en pleine crise d’adolescence, le visage ravagé par des attaques d’acné, le timbre fluctuant à cause la mue, l’air rebelle contrebalancé par le ridicule de son appareil dentaire1, que pourrais-je donc lui rétorquer lorsqu’il me dira : « Ouais, mais toi t’as laissé faire quand ils ont mis le mot LOL dans le dico, t’es qu’un vendu ! ».

Je vais donc tenter de vérifier objectivement si cette laideur linguistique a vraiment sa place dans notre dictionnaire, ainsi que dans notre belle langue :

J’ai entendu ici et là des commentaires comme quoi la langue française est vivante, qu’elle s’adapte aux époques, et que donc les dictionnaires doivent refléter ces changements. Sauf que LOL n’est pas un mot mais un acronyme, et qu’en plus c’est un acronyme anglais.

Français : 1 – LOL : 0

Inscrire LOL au patrimoine de la langue française, c’est aussi prendre le risque de voir fleurir dans quelques années des lettres de cette sorte :

Monsieur le directeur,

Je répons à l’annonsse pour le boulot d’expert contable. Com vous le voyé, je kiffe plus les chifres que l’écriture. LOL.

Embauché-moi !

A+

et

Franssé, frenssaises,

On a bien rigolé avec la réforme scolère obligée passque le franssé cété tro dure, et on a tou simplifié. Mé maintnent on a plu de sous aussi. On é en galère grave, et sa mère l’Europ elle nou aide meme plu. C’est la crise, va falloir qu’on baisse lé salères de tou le monde et kon mette des tax et des impôts de batard. Mais cé que pour 1 an hein, LOL.

Bisous !

Le président de la République,

Kevin ‘KeV_DarK01’ Martin.

Je suppose néanmoins que ce genre de lettres se trouve déjà dans la poubelle de nombre de DRH, quand on voit qu’un niveau orthographique correct n’est même pas un prérequis pour devenir Prof’. De fait, l’officialisation du mot LOL2 ne devrait pas provoquer de bouleversements majeurs autre que des envies de meurtres et des larmes de sang chez les personnes qui lisent les candidatures.

Français : 1 – LOL : 1

Parce que oui, comment ensuite dire à nos chères têtes blondes, brunes, rousses, couleurs intermédiaires ou chauves que ce n’est pas parce que c’est dans le dico qu’il faut l’utiliser ? Remarquez je dis ça, je suppose qu’on peut trouver quantité de gros mots dans le dictionnaire qu’il ne vaut mieux pas employer lors de dîners chez l’ambassadeur, surtout quand on a la bouche pleine de Ferrero Rochers3. Mon argument est donc caduque cette fois encore.

Français : 1 – LOL : 2

L’acronyme LOL étant toutefois un truc de jeunes, il est comme toutes les expressions juvéniles automatiquement périmé et ringard lorsqu’il passe dans l’usage courant. Du coup, il se peut fort bien que tout le monde trouve dans quelques années qu’il est complètement débile d’avoir mis4 cette expression désuète et sans intérêt dans un dictionnaire, et que le mot LOL sorte par la petite porte sous les huées de la foule des vrais mots. Peut-être que dans 30 à 50 ans, un jeune trouvera que prononcer LOL donne une classe sublime et qu’il pourra ainsi glisser une main dans le string de sa voisine de classe de CM2 (à cette époque même les bébés porteront des couches en string), mais au moins on y aura échappé entre-temps.

Français : 2 – LOL : 2

On ne peut faire aucun jeu de mots décent avec l’interjection LOL. Et je pense que la capacité à faire un calembour ou à la rigueur un sous-entendu graveleux est un très sérieux indicateur de la valeur ajoutée d’un mot dans la langue française.

Français : 3 – LOL : 2

Les professionnels du Scrabble et autres jeux à base de lettres me jetteront leurs jetons pour ça, mais pouvoir utiliser LOL au scrabble permettra enfin d’écouler certaines de ces foutues lettres qu’on a en double et dont on ne peut rien faire. Surtout qu’auparavant on devait avoir deux « L » et deux « O » pour pouvoir faire un mot d’un niveau intellectuel semblable à LOL.

Français : 3 – LOL : 3

Passons au côté visuel de la chose : la haute littérature française évoque quelque chose de majestueux, de complexe et raffiné :

Classe et glamour, deux choses qu’on voit rarement sur ce blog.

Pour le LOL… on passe dans le tape-à-l’oeil, le vulgaire et… euh…

C’est incroyable, on l’entend presque crier LOL.

 

Bon ben là je crois que c’est à chacun de choisir. Ne comptez pas sur moi pour vous dire à quelle demoiselle va ma préférence.

Avec un score final de 4 pour LOL et de 3 pour la langue française, il semblerait donc que LOL a mérité sa place dans le dictio… Ah mince, je me suis trahi. Alors que je suis certain que pas un de mes lecteurs n’aurait parié sur la bonne demoiselle vu l’exceptionnelle qualité artistique des dames courtement vêtues qui agrémentent habituellement mes notes.

Mes recherches m’auront tout de même enseigné deux ou trois choses :

  • Tout d’abord qu’un éditeur de dictionnaire peut lui aussi être prêt à tout pour « faire le buzz » (Je suis désolé d’avoir écrit ça ici, je ne rembourserai pas ceux qui ont eu des saignements dans l’œil à la lecture de cette infâme expression), y compris à abaisser le niveau de qualité de son ouvrage.
  • Ensuite que de se faire photographier nu en train de lire est un fantasme que je ne connaissais pas et qui semble pourtant assez répandu, surtout chez les hipsters (Et je vous garanti que c’est tout sauf érotique, je n’avais jamais vu autant de poils au cours de mes recherches).
  • Qu’il existe des photographies de Megan Fox en train de lire. C’est un scénario aussi crédible que les films dans lesquels elle a joué.
  • Et enfin que vraiment ce fantasme de se faire photographier à poil, c’est curieux. D’ailleurs il semble que sa variante plus extrême soit de se faire photographier nue dans une librairie/bibliothèque (oui apparemment celui-là c’est surtout un truc de femmes, alors que à poil en train de lire c’est plutôt les messieurs…).

A voir aussi : L’avis de l’Odieux Connard sur le sujet.


  1. J’ai moi-même souffert d’une implantation dentaire assez fantaisiste étant petit, et j’ai donc été équipé d’un appareil métallique utilisé pour torturer les sorcières sous l’inquisition quand j’étais ado. C’était pas beau à voir. 

  2. Oui je sais, il n’est pas vraiment officiel, mais la plupart des gens le penseront quand ils le verront dans le dico. 

  3. Si vous avez compris la relation ambassadeur/Ferrero Rocher, vous étiez déjà devant la télé entre 1993 et 2002. sinon, voici de quoi vous éclairer : http://www.youtube.com/watch?v=j5d1qIDv4Jc

  4. Merci à Jibé et Eva pour la correction, et pardon pour la grosse fôte. 

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Une histoire de courant

Pondu le 25 avril 2012 - 12 commentaires

 Pré-note : Cette note est la plus longue que j’ai jamais faite, quasiment 4600 mots. C’est une fiction évidemment, et pas une très marrante en plus. De ce fait, point de photo de jeune femme courtement vêtue cette fois-ci. Bonne lecture…

Amandine était bien embêtée. Cette jeune brune de 28 ans travaillait à l’accueil clientèle au sein d’ERDF. Le fonctionnement d’ERDF restait un profond mystère pour elle, vu que lors de sa formation aucun responsable ne s’était risqué à lui décrire le fonctionnement de l’entreprise. Elle avait cru comprendre que c’était un reliquat de l’ancien monopole EDF-GDF, et que du coup lorsqu’il avait été décidé de créer ERDF, on y avait fourré pèle-mêle des trucs d’EDF et de GDF en priant très fort pour que ça ne foire pas.

Amandine venait d’avoir un appel d’un client qui avait fait sa demande de raccordement début octobre 2011, et là on était en avril 2012 et rien n’était terminé. Elle alla voir son responsable, M. Defort, qui était un quinquagénaire mal rasé, peu aimable et pas très beau.

« – Patrick, j’ai un souci avec un client : ils vont emménager à la fin du mois et ils n’ont toujours pas été raccordés.

– Ils ont fait leur demande quand ?

– En octobre de l’année dernière.

– Et ils croient peut-être qu’il suffit de claquer des doigts pour leur amener l’électricité ?!

– 6 mois, ça fait long quand même non ?

– Ah ma petite, tu n’es pas avec nous depuis très longtemps, sans quoi ça ne t’étonnerait pas.

– Mais alors je fais quoi ? »

(suite…)

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James Bond, ce crétin subversif

Pondu le 27 décembre 2011 - 8 commentaires

Aujourd’hui nous allons parler des films d’espionnage, avec en vedette ce coquin de James Bond. Non pas que ce soit le seul, mais c’est certainement le plus emblématique.

Intéressons-nous d’abord au héros du genre (avec sa sous-catégorie de la Femme Fatale), que nous mettrons ensuite en concurrence avec son alter-ego le Vilain-Grand-Méchant.

Le héros, un type héroïque.

S’il est quelque chose qu’on ne peut nier avec le héros, c’est qu’il a une belle gueule charismatique. Du genre à faire se retourner toutes les nanas et les gays dans un cocktail mondain. Enfin non, pas les gays : le héros est un hétérosexuel compulsif, et toute chose tendant à démontrer que le héros pourrait apprécier les Dieux du Stade doit être écartée. Si homme gay il y a dans un film d’espionnage, ce sera soit un méchant, soit un élément comique, soit les deux mais dans tous les cas il sera totalement facultatif au niveau de l’intrigue.

Black Widow, une espionne russe crée par Marvel. Un bon prétexte pour mettre une paire de seins dans une combi moulante.

D’ailleurs je parle du héros au masculin, mais dans les rares films où on confie le rôle principal à une gourdasse, c’est la même chose (avec une paire de seins renversante en plus). Le héros est donc beau, avec du sex-appeal, bien fringué, une dentition parfaite et une condition physique qui lui permettrait de battre tous les records olympiques s’il n’était pas constamment occupé à culbuter des donzelles dans les toilettes des ambassades lors de réceptions ennuyeuses.

Car le héros masculin est un bon coup. Ce n’est pas moi qui le dit, mais la brochure printemps 2012 de Espion Magazine :

Avantages pour vous mesdames :

  • Procure de multiples orgasmes en peu de temps
  • Est capable de prouesses de séduction dont il ne se servira pas car vous aurez déjà succombé à son after-shave.
  • Garanti sans panne sexuelle.
  • A une haleine fraîche le matin.
  • Ne pète jamais au lit.
  • Ne regarde pas le foot.
  • A de gros moyens financiers.

Inconvénients :

  • Se barre au beau milieu de la nuit.
  • Est infidèle.
  • Ne fait pas les courses ni le ménage.
  • Se contrefout de ce que vous pouvez penser ou dire.

On l’aura compris, le héros a une grosse libido et une très faible opinion des femmes.

Le héros ne respecte pas les règlements ni sa hiérarchie. Il est libre le héros, c’est un rebelle ! Et en plus comme personne ne vient le chopper par l’oreille pour lui dire d’arrêter ses conneries et d’aller au coin, il est conforté dans son comportement.

Il est également très con. Non pas qu’il ne soit pas intelligent : le héros sait parler plein de langues, il connaît tout un tas de coutumes et usages dans plein de domaines variés, il sait faire la conversation et donner la patte quand on lui demande. Non, en fait c’est juste qu’il se comporte comme un abruti. Donnez à un héros deux options : l’une qui demande de la patience, de la réflexion mais qui sera efficace et discrète, et l’autre qui lui permettra de rentrer dans le tas en faisant des explosions, des morts et des dégâts considérables sans attendre. Quelle option notre héros testiculé va-t-il choisir ?1

La seconde évidemment. Et même si par inadvertance il choisit la première, il va à un moment ou à un autre faire foirer son propre plan pour pouvoir tuer tout le monde dans une explosion monumentale. On pourrait penser que le principal ennemi du héros c’est le Vilain-Méchant-Ricaneur, mais en réalité le héros roubignollé n’a besoin de personne pour saboter son travail.

Les collègues du héros :

Ils ne servent qu’à faire diversion, à se faire tuer ou à ce qu’on ne remarque pas trop que finalement le héros arrive à descendre une centaine de types surentraînés en deux heures et demi de film à lui tout seul. Ils ne valent même pas la peine que je leur consacre plus de temps, c’est dire s’ils sont inutiles.

La Femme Fatale :

Quand je vous disais que les James Bond Girls avaient des moeurs légères...

C’est une femme forcément sublime et bien roulée, élégante et pas vulgaire pour un sou. Très propre sur elle, elle sort souvent avec le Méchant Qui Fait Peur et va changer de partenaire sexuel sur une simple roucoulade du héros, ce qui va bien sûr fortement agacer le Méchant De La Terreur qui n’arrive pas forcément à satisfaire pleinement sa partenaire au lit, vu qu’il a quand même un projet de conquête du monde à organiser, et que non-pas-ce-soir-chérie-j’ai-mal-à-la-tête.

La Femme Fatale est intelligente et stupide à la fois : raffinée et bien élevée, elle saura briller en société. Pour autant elle fait des choix de vie qui confinent à l’acte suicidaire. Et quand les évènements ne lui sont pas fatals (c’est décidément un adjectif qui lui sied comme un gant), elle s’en sort de justesse et avec les cheveux décoiffés. Première bourde : sortir avec un Méchant Fourbe et Sournois ; deuxième erreur : sortir avec le héros qui veut justement éliminer le Méchant Sournoisement Fourbe ; troisième erreur :  non contente de faire tout ça, elle le fait de façon ostentatoire : tout le monde va voir qu’elle a joué à touche-pipi dans les toilettes avec le héros pendant le discours d’inauguration d’une entreprise de son méchant de mec, mais elle croit tout de même qu’elle va pouvoir s’en sortir avec un battement de cils et une sourire enjôleur.

Cette insouciance ridicule lui vaut fréquemment d’être tuée par le Méchant Vilain au Cœur Brisé de façon cruelle et douloureuse, mais ça survient après qu’elle ait fait des galipettes avec le héros et elle peut donc mourir sans gêner l’action de celui-ci.

A noter que certaines Femmes Fatales font partie des Méchants Secondaires. On peut au moins leur accorder qu’elles ne jouent pas à la girouette comme leurs collègues pro-héros, et qu’au moins elles restent fidèles. Mais par contre elles meurent à coup sûr, c’est ballot.

A l’inverse, voici les méchants, classés en plusieurs catégories :

Ceux qui n’ont pas de nom :

Sacrifiables à merci, ils sont systématiquement tués par le héros ou par le Grand Vilain Machiavélique. C’est dans cette catégorie qu’on met tous les gens de couleur présents dans ces films : le héros est blanc, le méchant est blanc, et la femme fatale… On s’en fout de la femme fatale, elle n’est là que pour montrer sa plastique de rêve.

Les Méchants Secondaires :

On pourrait les comparer à des Boss de fin de niveaux dans les jeux vidéo : ce sont des méchants intermédiaires qui mourront brutalement. Ce sont souvent eux qui ont le plus affaire au héros tout au long du film, et pourtant ils sont traités comme du petit personnel par le Vilain Méchant en Chef. Inutile de dire que nos méchants secondaires reportent toute la frustration de leur situation sur le héros ou à défaut sur la femme fatale du héros.

Ils ont souvent une difformité physique, ça renforce leur côté ouh-là-là-qu’il-fait-peur-celui-là. Et quand ils n’en ont pas, c’est le héros qui leur en crée une (balafre, bisou sur la joue, bras en moins, etc.). Ce sont des personnes qui ont une personnalité très fragile et qui craquent facilement. Ça leur vaut souvent une mort brutale et rapide.

Le Méchant Principal Plus Méchant que Les Autres :

C’est mon préféré, je ne vous le cache pas. Le Méchant a une élégance et un charisme certain, et pourtant il fait fade à côté du héros étincelant. Le Méchant est un type qui a réussi dans la vie : il est riche, il a une Rollex, des superbes villas, une femme magnifique… Ah non tiens, il vient de se la faire piquer par le héros. Mais à part ça il a tout pour être heureux. Tout ? Noooon, car il lui en faut plus !

C’est pourquoi le Méchant Diabolique et Vil a un plan. Un plan qu’il a mis des années à préparer, le but de sa vie, le couronnement de sa carrière, un plan qui lui vaudra d’être en couverture de Vilain Magazine comme étant le Méchant du Siècle ! Patiemment, il a rassemblé ses forces, mis en place ses pions, posé discrètement les bases de ce qui va lui permettre d’obtenir plus de pouvoir, plus d’argent, et d’obtenir enfin une reconnaissance de son talent par son papa qui le traite tout le temps d’incompétent.

Inutile de vous dire que le Méchant Monstrueusement Maléfique est d’une rare intelligence. Il est raffiné, cultivé, audacieux, visionnaire, méticuleux, il connaît ses tables de multiplication, il ne fonce pas tête baissée dans les ennuis, il réfléchit avant d’agir  et il n’oublie jamais de sortir les poubelles la veille du jour de ramassage des ordures. Par contre il a un complexe d’infériorité, il se sent rejeté, il veut l’admiration de ses petits camarades et il tolère très mal l’échec. Si jamais il rate son exercice de maths, il peut bouder pendant une journée entière.

Mais alors pourquoi donc le Méchant Qui est Malin et Cruel perd-il à la fin ? Il devrait pourtant mettre la misère au héros crétin !

Il me restait une photo, c'était dommage de vous en priver.

Et bien mes petits, ça s’appelle tirer le niveau vers le bas : dans une classe d’école, quand un élève est perturbateur et médiocre il a tendance à entraîner tous les autres enfants avec lui dans ses bêtises, abaissant à lui tout seul le niveau de la classe. C’est pareil pour le Méchant Qui Fait Peur aux Bébés : en présence du héros, il va vouloir tuer tout le monde et faire pan-pan boum-boum au lieu de réfléchir cinq minutes et mettre calmement un bon coup de pied dans les bourses hypertrophiées du héros pour lui apprendre à piquer la nana des autres.

Voilà la conséquence : le Méchant Vilain de la Peur s’éparpille dans tous les sens en essayant de singer le comportement stupide du héros pour lui mettre une raclée, et du coup il foire le plan de sa vie. Bon, il a quand même la satisfaction de buter son ex la plupart du temps, c’est toujours ça de pris. Et à la fin cet odieux personnage meurt, et jamais de façon élégante. De toute façon vous aurez compris qu’à partir du moment où on fait partie de toute autre catégorie que le héros, on meurt.

Mais alors, que peut-on retenir du film d’espionnage à la James Bond ? Premièrement, c’est une ode à la stupidité. Deuxièmement, les femmes adultères et frivoles y jouent un meilleur rôle que celles qui restent fidèles à leur chéri. Troisièmement, les gens qui présentent un handicap ou une difformité sont moqués et présentés comme méchants. Quatrièmement, on y célèbre l’arrivisme face au besogneux entrepreneur : le pique-assiette gagne face à celui qui a trimé toute sa vie et qui allait enfin réussir à s’épanouir. Cinquièmement, on met en valeur ceux qui ne respectent pas les règlements et qui n’en font qu’à leur tête.

L’air de rien, on tente de vous conditionner à désobéir aux règles et aux mœurs en vigueur dans notre société actuelle lorsqu’on vous montre tout ça.

Ces films sont la quintessence du film subversif. Et en plus y a des jolies filles dedans.

 


  1. Indice : pan-pan boum-boum. 

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La charte du Téléfilm de Noël

Pondu le 23 décembre 2010 - 1 commentaire

Cette demoiselle est la maquilleuse des vampires de Twilight

A la veille des fêtes de Noël, il est un sujet que j’aime particulièrement aborder : les téléfilms de Noël. Qu’il soit bien clair que j’assume totalement le fait d’être un fan inconditionnel, et ce malgré un dosage de niaiserie proche de celui d’un Twilight1. J’avais déjà fait mon coming-out à ce sujet il y a trois ans, et je me souviens nettement m’être pris une claque derrière les oreilles par ma chère et tendre pour mon choix d’illustration pourtant tout à fait innocent. Notez que depuis elle a sévèrement relâché son attention, bien que le fait de le mentionner ici va probablement me valoir un rappel à l’ordre moral.

Pour obtenir l’appellation « Téléfilm de Noël », il faut que le scénario suive un synopsis bien précis. Le Comité de Surveillance de Noël (CSN), qui gère également les imitations du Père Noël et les calendriers de l’Avent entre autres est extrêmement vigilant et a ainsi produit un cahier des charges concernant les scénarii de ces téléfilms, que j’ai pu me procurer au péril de ma vie :

– Le lieu : invariablement, il s’agira d’une petite ville rurale des Etats-Unis.  Le postulant à l’appellation « Téléfilm de Noël » (appelé ci-après « soumissionnaire ») pourra proposer une opposition avec le rythme effréné et la froideur des grandes villes. Tous les lieux devront être somptueusement décorés dans la tradition de Noël sans faute faute de goût, à l’exception du bureau du méchant et des possibles scènes tournées en milieu urbain.

– Le cadre économique : En tant que nation basée sur un capitalisme triomphant, le téléfilm se devra d’intégrer dans son scénario une composante économique, telle qu’une fabrique de jouets au bord de la faillite ou une entreprise locale faisant vivre l’essentiel de la bourgade qui connait quelques difficultés.

– Le héros/l’héroïne : Il/elle vivra en milieu urbain, et se retrouvera obligé(e) pour une raison qui n’a aucun besoin d’être rationnelle d’aller dans la charmante bourgade rurale, ce qui introduira un choc des cultures qui tournera bien évidemment en faveur du monde rural. Le passé du héros/héroïne devra comporter une zone d’ombre comme un père disparu, une enfance brisée ou un évènement tragique survenu à la période de Noël. De fait, le héros/héroïne détestera Noël et refusera le bonheur des joies simples. Il/elle devra être de couleur blanche.

– L’amoureux(se) : indispensable pour former un couple à l’issu du téléfilm avec le héros/héroïne, l’amoureux(se) devra être natif(ve) de la bourgade et être de sexe opposé au personnage principal afin de préserver la morale chrétienne et les valeurs prônées par les WASP et le Tea Party. Il/elle devra être père/mère célibataire, son ancien partenaire étant décédé(e)/parti(e) en abandonnant sa famille/en prison/divorcé(e). Il/elle devra également être de couleur blanche.

– L’enfant : Pourra être n’importe quel sexe mais devra être blanc. Une couleur de cheveux blonde sera un plus. L’enfant sera en recherche d’une personne pouvant remplacer son père/sa mère et ainsi recomposer une cellule familiale en conformité avec les valeurs traditionnelles de l’américain croyant. L’enfant pourra au cours du téléfilm être en bref conflit avec le héros/l’héroïne, mais il devra au final se révéler être un allié précieux.

– La communauté : Les habitants de la ville seront tous charmants et accueillants à outrance. Nous sommes bien évidemment dans le domaine du fictif. Dépendante de l’activité de la fabrique en déficit, la communauté fera reposer toute la responsabilité sur les épaules du héros/de l’héroïne. Parmis cette communauté, un ou plusieurs membres seront des brebis galeuses qui aideront les méchants à atteindre leur but. A l’issue du téléfilm, ces parias devront avoir quitté la ville ou avoir fait amende honorable. La communauté pourra comporter un nombre limité de personnes de couleur, tant qu’elles n’occupent pas de rôle central.

– Le ou les méchants : Le soumissionnaire sera bien avisé de créer un ou plusieurs méchants dont le but est de faire du profit sur le dos des petites gens, et donc de faire fermer l’usine/la fabrique de jouet précédemment en difficulté financière, ou tout du moins d’en vouloir fermement à l’Esprit de Noël. Le Méchant devra donc se moquer des enfants et tirer la queue des chats. Il/elle pourra aussi être l’ex de l’amoureux(se), auquel cas le personnage principal et le méchant se battront pour reprendre l’amoureux(se). En cas d’extrême nécessité, le méchant pourra faire amende honorable et être réintégré au sein de la communauté sans toutefois marcher sur les plates-bandes du personnage principal. Le méchant sera de préférence soit un citadin, soit un rural qui aimerait devenir citadin. Le sexe du méchant sera de préférence masculin, sauf si le scénario prévoit une rivalité amoureuse entre les protagonistes auquel cas la méchante pourra être une femme d’affaire froide et impitoyable.

– Arrivée du personnage principal dans la bourgade : Le soumissionnaire pourra choisir parmis les éléments suivants : accident d’une incroyable coïncidence, déposé là après avoir fait du stop, arrivé pour prendre la succession d’une vieille fabrique de jouets au bord de la faillite. Le personnage principal sera accueilli obligatoirement par l’amoureux(se), qui tombera sous son charme mais pourra au préalable éprouver de l’animosité pendant 30 minutes de téléfilm au maximum.

– L’intrigue : Le problème économique devra être réglé par des moyens qu’on peut tout à fait aller piocher dans le domaine du miraculeux, rendant ainsi la joie de vivre à la communauté des habitants de la bourgade. Les principaux personnages devront tomber amoureux l’un de l’autre, puis une crise devra survenir qui va les opposer. Finalement avec l’aide de l’enfant, le héros/héroïne prendra sur lui/elle et reconquérira son amoureux(se) tout en sauvant la ville de la faillite en mettant à mal le plan machiavélique des méchants, grâce à une pirouette scénaristique qui lui permettra d’affronter sa destinée et de prendre ses responsabilités vis à vis de la communauté. Une intrigue secondaire permettant de résoudre le problème remontant à l’enfance du héros/héroïne sera mise en place et ne trouvera de dénouement qu’au dernier moment. Les rebondissements au sein de l’intrigue devront arriver à l’instant précis où tout le monde les attend, et les renversements de situation devront être téléphonés à l’avance au téléspectateur.

– La chute : Ne pourra être autre chose qu’une happy end. Pour plus de réalisme, on pourra faire intervenir un miracle de Noël avec pourquoi pas le gros bonhomme rouge. Les amoureux et l’enfant devront se retrouver, entourés par la communauté bienveillante. La neige sera la bienvenue à ce moment du téléfilm si elle n’est pas déjà survenue.

Un happy end comme on les aime

Voilà mes amis, vous pouvez désormais vous aussi postuler pour créer un scénario de téléfilm de noël. Je n’aurais pas été si feignant, j’aurai même programmé un petit générateur aléatoire de scenarii sur une page web.

Je vous souhaite donc un Joyeux Noël. Pour ma part j’ai fait un gros sapin, donc j’attends de gros cadeaux.


  1. Pour les amoureuses de Twilight, je signale quand même que les similitudes sont nombreuses : les décorations de Noël sont brillantes, les vampires de Twilight aussi. Les deux parlent aussi de famille, de sentiments moraux, de tolérance et d’amoooour. Et pan. 

Je trouve qu'on ne parle pas assez de poneys ici, vite je commente !


Petit jeu médicamentaire

Pondu le 5 novembre 2010 - 17 commentaires

Petit Raphaël est tombé malade hier. Comme la période d’échange est expirée, il nous a été impossible d’avoir un gamin en meilleure santé. Ce qui nous a obligé à aller voir le médecin, comme de vulgaires parents ordinaires.

Je vous passe les deux heures à patienter en salle d’attente avec un gamin qui aura un an dans 15 jours, tous ceux qui ont des enfants1 opineront gravement du chef en soupirant, en pensant à tout le génie qu’il faut pour occuper suffisamment le bambin malade sans qu’il se transforme en sirène d’alarme, qu’il déchire tous les magazines et qu’il enquiquine les autres patients coincés avec nous. Petit Raphaël a quand même été bien mignon, il a dragouillé la femme assise à côté de nous, il a mangé son gâteau sans trop en mettre partout, et finalement nous sommes enfin ressortis avec une ordonnance de 3 médocs.

Et nous voici au cœur du sujet : le Nifluril. C’est un suppositoire pour calmer les inflammations de gorge (apparemment le chemin le plus court pour accéder à la gorge passe par le trou d’balle). Il a une liste d’effets indésirables assez longue et pas forcément bénigne, et Petit Raphaël s’est donc retrouvé avec des plaques rouges partout sur le corps (rien de grave toutefois, que les grands parents alarmés à la lecture de ceci se rassurent). Mais au final ce n’est pas le plus intéressant avec ce médicament.

Voici donc le Nifluril :

Le Nifluril, un médoc pour mioches

Je vous laisse trouver pourquoi j’ai pris une photo de cette boîte toute à fait inoffensive en elle-même. C’est assez facile à découvrir, aussi ne comptez pas sur moi pour vous filer un quelconque cadeau en récompense. (inutile de préciser que si vous avez comme moi des yeux qui merdent, vous aurez l’image en grand si vous cliquez dessus)

Note : du coup vous êtes privés de photo de fille peu farouche sur cette note, je me rattraperai la prochaine fois, promis.


  1. Oui je fais désormais partie de la caste de Ceux-Qui-Savent, ce qui m’autorise à être condescendant avec tous ceux qui n’ont pas d’enfants. 

Je suis fan de chats, vite je commente !


Les radios musicales ne passent pas de musique

Pondu le 8 février 2010 - 6 commentaires

J’ai environ une heure de trajet aller-retour pour aller de mon chez-moi à mon travail. Ce qui me laisse donc largement le temps d’écouter la radio.

Moi j’aime écouter de la musique que ce soit le matin ou le soir, mes stations de radio enregistrées sont donc des radios musicales1. Il m’a fallu un bout de temps pour m’en rendre compte (c’est dire si je suis réveillé le matin), mais il est à l’heure actuelle presque impossible d’entendre de la musique sur une radio musicale le matin2. Rien à faire, on y trouve seulement des gens qui blablatent avec plus ou moins d’intelligence. Vous me direz que le matin les trucs intelligents on ne les comprend pas, et vous aurez raison. Mais vous avez tort quand même, parce que les radios généralistes arrivent à faire des émissions au niveau un peu plus élevé que le ras des pâquerettes et qu’elles se permettent en plus d’avoir une meilleure audience que les musicales. Mais ce n’est pas le propos3 d’aujourd’hui.

Un animateur en pleine session - janvier 2010

Pourquoi enlever la musique, pourtant à priori la principale raison d’être de ces radios et les remplacer par des animateurs souvent obligés de ramer un peu pour meubler cette tranche horaire ?

Si on écoute les dirigeants, ils vont dire que c’est la faute d’Internet. Cela dit, si on écoute n’importe quel dirigeant en difficulté il finira par accuser à un moment ou un autre le grand Satan d’Internet4. Ce qui est peu pertinent vu que dans une voiture on a rarement accès à Internet mais on a accès en général à la radio.

Un vieux sage indien m’a dit un jour : « File-moi 100 000 Roupies, que j’aille m’acheter une bière ! ».  Je n’ai jamais revu cet homme, mais je dois dire que cette phrase ne m’a jamais été d’aucune utilité par la suite. Elle ne nous aidera donc pas à résoudre notre problème.

J’ai d’abord songé à accuser la toute puissante Association Pour la Parlotte, qui gère déjà la plupart des débats politiques ainsi que de grosses émissions télé telles que « Vivement dimanche prochain », mais dont le plus gros succès restera les discours fleuves du barbu cubain Fidel Castro. On sait que leur action de lobbying a par exemple permis l’éviction de Charlie Chaplin du panthéon des meilleurs acteurs en 1992, et que le réchauffement climatique leur est en partie imputable. Il était donc possible que leur influence finisse par se manifester sur les ondes. Le porte-parole de l’association m’a avoué officieusement (et avec une pointe de honte, disons-le tout net) que même s’ils rêveraient de s’octroyer cette victoire, elle n’est pas du tout de leur fait.

Il m’a donc fallu me rabattre sur des explications un peu plus terre-à-terre, comme la main-mise sur les radios musicales par un regroupement d’employées de salon de coiffure, ou la disparition inexpliquée et simultanée de tous les préposés aux musiques du matin.

Un modèle de poste radio directement inspiré du design des grille-pains

Finalement, après un travail d’enquête que ne renierait pas Hercule Poirot et sa moustache, j’ai fini par découvrir la véritable raison de ce paradoxe musical : alors que tous les moyens de communication sont passés au numérique, qu’un MP3 se copie en deux microsecondes et qu’on peut recevoir la TNT sur nos toilettes via la connexion WIFI d’une box ADSL5, les moyens minimalistes et obsolètes des radios font que ce sont en réalité des interprètes accompagnés de musiciens ( et qui reproduisent à l’identique les musiques originales des artistes) que l’on entend dans le poste. A ce stade vous aurez déjà compris qu’il est du coup beaucoup plus rentable de faire parler des guignols que de s’échiner à chanter correctement.

Edit du palmipède repentant : J’ai reçu une lettre du Syndicat des Radios Musicales qui ne Passent Plus de Musique le Matin et Parfois Aussi le Soir (SRMPPMMPAS, aussi appelé le SURMENPAS – Syndicat Unifié des Radios Musicales Embarrassées par la Nullité des Propos de leurs Animateurs Sacrifiables), qui dit en substance que je suis un gros nul, un caca de panda et que si je ne retire pas tout de suite mes propos ils vont me coller un procès au cul et que c’est pas des rigolos alors fais gaffe petit con. J’ai bien regardé, je n’ai utilisé le mot « propos » qu’une seule fois dans ma note, et je l’ai rayé pour ne pas m’attirer d’ennuis.


  1. Exception faite de Rire et Chansons, et surtout des Deux minutes du Peuple. 

  2. Pour les bas-de-plafond, je parle d’une radio qui a de l’énergie, d’une radio ousqu’on a du fun, et d’autres radios youpi-je-passe-dela-musique-de-djeuns. 

  3. Suite à une injonction du SURMENPAS, je dois retirer ce mot. 

  4. Un peu à la manière du Point Godwin

  5. Si vous n’avez pas compris un traître mot de ce que je viens de dire, alors vous n’êtes pas encore entré dans le 21è siècle. Finalement vous êtes plutôt chanceux puisque la fin du monde en 2012 ne vous touchera que dans une quinzaine d’années. 

On est bien sur skyblog ici ? Vite, je commente !


Note de papa niais

Pondu le 18 janvier 2010 - 12 commentaires

Raphaël a pour joli surnom Godzilla, à cause de sa tendance marquée à grogner en agitant les bras comme Godzilla quand il part se promener dans Tokio (dans les premiers films de Godzilla, pas dans le remake américain). Cependant, il lui arrive aussi de faire des jolis sourires.

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Oui, cette note est niaise. Si vous n’aimez pas les gamins elle n’aura aucun intérêt.

Je trouve qu'on ne parle pas assez de poneys ici, vite je commente !