La courgette est une arnaque culinaire

Pondu le 6 novembre 2015 - 5 commentaires

Vous noterez que le titre de cette note est affirmatif. J’aurais pu placer un titre sous forme de question pour laisser penser qu’il y allait avoir un débat, du pour ou du contre, etc. Mais non, j’affirme bien haut (je fais 1m88, ce qui me permet de dominer la plupart de mes interlocuteurs1) que la courgette est une arnaque.

Je présume que comme moi vous entendez depuis que vous êtes petit(e) :

« Mange des courgettes, c’est des légumes, c’est bon pour la santé, et puis regarde je les ai fait revenir avec des herbes, elles sont très bonnes ! »

Arrêtons-nous un instant sur la phrase précédente que toutes les mamans ont dit à tous leurs enfants (si vous ne l’avez pas entendue, c’est probablement que vous n’écoutiez pas) :

La dernière partie de l’intervention sous-entend que les courgettes c’est très bon gustativement. Or quiconque a déjà mangé des courgettes toutes seules validera le fait que non vraiment, la courgette n’a aucun intérêt. Du coup si votre maman vous ment sur un point, qu’est-ce qui vous dit qu’elle ne ment pas sur le reste ?

Vous allez me dire que je suis de mauvaise foi, vu que votre maman a bien précisé qu’elle les avait fait revenir avec des herbes (aromatiques, on est pas des vaches) et que du coup l’ensemble doit forcément avoir un meilleur goût que de l’eau salée. Ce à quoi je vous réponds d’une part que je n’ai jamais très bien saisi le concept de la mauvaise foi donc que je ne l’utilise pas, et d’autre part que dans ce cas autant mettre ces herbes sur quelque chose d’autre, comme un bon steak.

Tenez, je suis même prêt à faire une concession : ces herbes, mettez-les dans une ratatouille. Il y a de la courgette dedans, mais comme il y a aussi d’autres légumes qui ont le bon goût d’avoir du goût, on gâche déjà moins la nourriture.

Revenons à votre maman : elle commence par le lieu commun comme quoi les légumes sont bons pour la santé. C’est pas faux, comme dirait Perceval. Mais si vous ne mangez que des légumes (dans lesquels on n’inclue pas les féculents – patates, pâtes, riz, pain…), vous n’irez pas très loin. Et pour cause, l’énergie qui vous est nécessaire pour vous lever le matin et affronter une dure journée de labeur vous est fournie par les féculents.

Diantre, mais du coup les légumes ça sert à quoi ?

Et bien ça apporte notamment des fibres qui aident à digérer. Ça nous fait une belle jambe, d’autant que les poules se servent de cailloux pour ça. Donc si vous n’aimez pas les légumes et que vous vous sentez l’âme d’un poulet, passez aux cailloux. D’un calibre pas trop gros hein, il va bien falloir les évacuer à un moment donné…

Ne cliquez pas sur cette paire de fesses, ça ne fera pas cuire les cookies plus rapidement.

Tant qu’à cuisiner, autant faire des trucs qui donnent envie…

 

Mais alors pourquoi tente-t-on de gaver enfants et conjoints récalcitrants avec un aliment qui n’a pas plus d’intérêt nutritif que gustatif ?

La réponse, tous les jardiniers du dimanche la connaissent : mettez un plant de courgettes dans votre potager, il vous spammera littéralement de courgettes une fois l’été venu. A tel point qu’en général, les gens qui ont un potager se retrouvent à demander tous les week-end à leurs proches s’ils ne veulent pas des courgettes du jardin, élevées dans le bio (cette saloperie n’a de toute façon pas besoin d’engrais ni de pesticides) et l’angoisse la plus totale. Car outre le fait d’avoir un rendement scandaleux, le pied de courgette s’étale dans toutes les directions et finit par étouffer toutes vos plantations autour. Évidemment si vous vivez en milieu urbain avec pour seul jardin votre petit balcon, vous resterez insensible à ce problème, vil(e) citadin(e) que vous êtes.

Mais imaginez que si un petit jardinier amateur peut cultiver autant de courgettes, le rendement d’une culture industrialisée de courgettes suffirait à nourrir toute la population terrestre pour les 10 prochains siècles. Enfin ce serait le cas si la courgette avait un pouvoir nourrissant. Les rares producteurs de courgettes se retrouvent donc avec des légumes en quantité, qu’ils sont obligés d’écouler à très très bas prix.

La prochaine fois que votre maman vous fera des courgettes, vous pourrez la traiter de sale radine.

Finalement, de quoi est composée une courgette ?

D’eau, à 95%. En gros les courgettes c’est de la flotte et quelques fibres. Ce qui explique que gustativement, la courgette c’est tout pourri et que sa présence en tant que seul légume dans un repas soit un supplice pour tous les sales gosses que nous sommes au fond.

Et connaissez-vous un animal qui est presque entièrement composé d’eau, qui ne sert à rien et qui a un pouvoir de nuisance surpuissant ?

Oui, les méduses.

La courgette, c’est une méduse alimentaire.

 

 


  1. J’habite dans le Berry, un pays où la taille moyenne nécessite le port de talonnettes. 

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Le requin, un poisson méconnu

Pondu le 5 août 2011 - 12 commentaires

Albane me faisait part hier (en omettant malencontreusement de ne pas le répéter) de sa peur de l’eau et des attaques de requins en mer. Pour info, nous aurons un contact avec l’océan atlantique aux Sables d’Olonne, ce qui comme chacun sait est un coin à requins féroces et mangeurs de gens.

Ma connaissance des requins se limite à Nemo de Pixar et  l’intégrale des Dents de la Mer. Je n’ai malheureusement pas pu visionner le documentaire exceptionnel Gang de Requins, aussi je vous prie d’excuser les lacunes que je peux avoir dans ce domaine.

Je vous propose donc quelques endroits où il convient de faire attention aux requins :

Un requin se cache dans cette image, saurez-vous le retrouver ?

1- La plage :

Je commence par le plus évident.  Les requins n’ont pas de jambes, ce qui rend problématique le fait d’aller happer de jeunes enfants qui jouent sur le sable. Le requin a donc développé des stratégies d’une fourberie peu commune, puisqu’il est capable d’imiter Hello Kitty à la perfection pour attirer les jeunes filles. Les jeunes garçons sont naturellement attirés par tout ce qui leur est interdit, aussi il sufit à notre ami requin d’ouvrir la gueule et de placer à côté : « entrée interdite, danger, vous allez tous mourir ». Notons que le requin est fourbe mais qu’il ne ment pas.

 

2- L’autoroute :

Le requin nage très vite, et remonter une rivière d’asphalte ne lui fait pas peur. Les requins ayant rarement leur permis, ils ne mettent jamais leur clignotant avant de doubler et conduisent parfois à contresens. Les squales étant attirés par les voitures en excès de vitesse, il vous suffit de vous maintenir dans la légalité. ce comportement pour le moins surprenant tient au fait que d’après l’Institut d’Etude des Comportements Marins en milieu Routier, les squales sont tellement efficaces sur du bitume qu’ils vont sélectionner en priorité les proies qui ne les obligent pas à ralentir. Les biologistes pensent que le requin a des freins insuffisants au vu de sa vitesse de croisière.

Chérie, passe-moi l'après-shampoing veux-tu ?

3- La baignoire :

On sous-estime gravement la capacité des requins à surgir dans les baignoires. Et le fait que ça vous semble complètement impossible ne veut pas dire que ça l’est. Après tout, au début du siècle personne n’aurait pensé qu’il était possible d’avoir une coupe de cheveux comme Justin Bieber ou même Tokio Hotel. Pour éviter de finir dévoré, jetez votre chat ou votre chien dans la baignoire avant d’y entrer. Mieux vaut que Kiki finisse bouffé que vous.

4- La piscine :

Là vous ne risquez rien, le requin n’aime pas le chlore. En revanche méfiez-vous des petits vieux qui font des longueurs et des enfants incontinents.

5- En avion :

Le requin a des ailerons, c’est bien pour pouvoir voler. Néanmoins, le requin peine à trouver suffisamment d’eau en haute altitude pour pouvoir respirer, aussi préfère-t-il rester à moins de 100m du niveau de la mer. De plus le vent lui pique les yeux, donc à moins qu’il n’arrive à se procurer des lunettes vous en verrez peu en vol.

6- Dans un fast-food :

Le requin est comme tout le monde, il ne dédaigne pas se faire un petit Mc-Do de temps en temps. Il prendra de préférence un Happy Meal, parce que le requin adore les jouets. Cette passion peut d’ailleurs vous sauver la mise, puisqu’en cas de poursuite vous n’aurez qu’à lui jeter au choix le jouet de votre gamin, ou bien votre gamin1

Hubert est marseillais : la preuve, il essaie de nous faire croire qu'il peut manger de la soupe avec des baguettes.

7- Dans votre soupe :

La soupe d’aileron de requin est parait-il très bonne. Je n’y ai jamais goûté, donc je ne sais pas. Niveau menace on est assez tranquille, mais méfiez-vous quand même de la soupe trop chaude, ça brûle le palais.

8- Sur un grand huit :

Le requin est très friand de sensations fortes, même s’il préfère les provoquer que les subir. On a rapporté pas moins de 800 attaques de requins sur des attractions à sensations fortes l’année dernière. Le célèbre biologiste marin Andrew Fortesco, qui a passé l’essentiel de son doctorat à boire des tequilas dans les bars sordides du Texas, affirme que les squales préfèrent largement les attractions contenant la lettre R.

9- Dans l’espace :

Dans l’espace, personne ne vous entendra crier. Bien qu’il n’y ait aucune attaque de requins recensée dans l’histoire de la conquête spatiale humaine, il n’est pas prouvé que vous ne puissiez pas subir d’attaques. Dans le doute, restez sur le plancher des vaches, vous serez au moins à l’abri des abordages par des vaisseaux aliens belliqueux.

10- Dans la mer :

Soyons sérieux, le mythe des requins qui vivent dans l’océan est ridicule. Le requin déteste l’eau salée car ça lui brûle les yeux. D’ailleurs faites le test vous même, vous verrez bien qu’on ne peut décemment pas vivre dans l’océan. C’est froid, humide, on y voit rien, le sel ça irrite, y a plein de bêtes… Non vraiment, la mer c’est nul.

 

J’espère qu’avec ces quelques points vous saurez au mieux vous préparer aux agressions de requins, qui comme chacun sait sont des brutes sanguinaires qui tuent pour le plaisir de déchiqueter des gens avec leurs terribles mâchoires.

 

Note : il est bien évident que tout ce qui est écrit ci-dessus est un ramassis d’âneries. Les faits, les voilà : les requins ne sont agressifs avec les humains que si on les emmerde en premier, que si vous ressemblez à leurs habitudes alimentaires (surfeurs) ou s’ils sont excités par l’odeur du sang. Le requin a peur de l’Homme, probablement autant que l’Homme a peur du requin.

Et sachez qu’un requin a plus de chances de se faire tuer ou agresser par un humain que l’inverse (via la pêche industrielle ou sportive).

Sur ce, bonnes vacances pour les veinards, et bon courage pour les pas veinards. Si vous avez d’autres conseils en matière de requins, je suis preneur dans les commentaires. 


  1. Pour savoir lequel des deux sacrifier, il suffit de se fier au volume sonore : le plus bruyant est à éliminer. 

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Le gras, c'est la vie

Pondu le 12 septembre 2008 - 6 commentaires

Le gros problème des sociétés capitalistes ou en passe de l’être, c’est que le confort apporte des tas de déviances bizarres, comme l’obligation pour certaines de zapper sur France 3 le soir un peu après 20h1 ou de manger énormément et très gras juste parce que c’est bon.

Bébé tout gros

Illustration naïve des bienfaits des lipides sur la croissance des enfants

L’obésité étant une cause de souci permanente chez les nutritionnistes2 et le milieu de la mode, il était bien normal que je me penche sur le sujet, bien que n’ayant aucun intérèt particulier envers les nutritionnistes et ressentant un vague mépris envers le milieu de la mode (qui me le rend bien en m’ignorant superbement).

La source de l’obésité, c’est le gras. Enfin là je résume, mais en gros c’est ça. Alors comment se fait-il que le gras soit omniprésent dans notre société alors que personne n’en veut ? Qui s’amuse à mettre du gras partout pour nous faire grossir ?

Il serait facile d’accuser les lobbies des salles de fitness, de la parapharmacie, des produits minceur et des chaînes de télé-achat, sauf qu’ils ne font que profiter d’une situation déjà bien en place. Le vrai et sournois coupable se cache ailleurs, et nous allons donc plonger au coeur du gras, pour un article suitant de vérité adipeuse3.

Tout d’abord, il faut savoir que le gras ne coûte rien alors qu’il apporte un goût plus agréable dans n’importe quel plat ou aliment où on l’ajoute. Le gras d’un point de vue économique, c’est le nouvel eldorado de l’alimentaire. Ce sont ces fameuses lipides, qui font pleurer n’importe quel mannequin de mode juste à leur évocation et qui font vendre par wagons entiers les magazines féminins à la fin du printemps. Il est reconnu mondialement que c’est du gras pur qui est utilisé en charcuterie, donc le procédé existe à la vue de tous !

La production de graisse est assez aisée et peut provenir de milieux variés : animal, végétal, clinique de liposuccion, les sources ne manquent pas. Un litre de graisse coûte en moyenne 0,09$ à produire, alors qu’il est revendu pas loin de 0,20$ à l’industrie alimentaire4, ce qui en fait un business extrêmement rentable. Le magnat et numéro 1 du gras aux Etats-Unis, Tom Badwin, a fait fortune dans les années 60 en començant à revendre le gras provenant des restes de boucherie à l’industrie du cosmétique pour faire des rouges à lèvres. Aujourd’hui sa fortune est estimée à un montant beaucoup trop élevé pour que je puisse l’appréhender et donc vous le retranscrire, mais sachez que cet homme est scandaleusement riche.

Le gras étant peu cher à l’achat et apportant une réelle valeur gustative (environ 43% de valeur ajoutée d’après le National Fat Addictive Institut), les différents intervenants de l’industrie agro-alimentaire ont vite vu tout l’intérèt qu’ils pouvaient en tirer. Ainsi, au lieu d’être contraints d’élaborer des saveurs recherchées et onéreuses à mettre en oeuvre, ils saupoudrent n’importe quoi avec du gras ou du sucre et le tour est joué, ça se vend comme des beignets.

Les moyens de lutter contre ce complot économique sont souvent voués à l’échec5, mais il existe au moins une solution pas chère et qui ne demande quasiment aucun sacrifice : si comme moi vous êtes affublé(e) de quelques bourrelés disgracieux, ne foncez pas à la clinique la plus proche pour vous les faire enlever, vous risqueriez de les retrouver en accompagnement la prochaine fois que vous irez à McDo.

Et de toute façon, le gras c’est la vie.


  1. Ne comptez pas sur moi pour vous donner le titre du programme diffusé, ni le nom de la personne que je visais et qui se reconnaîtra aisément. 

  2. Sauf quand ils ont affaire à Frangine, dont la quête incessante pour prendre du poids vous sera peut-être un jour relatée ici, mais probablement pas. 

  3. Ceci est la plus grosse introduction que j’ai réalisé dans toutes mes notes. 

  4. Bien entendu, ces chiffres sont complètement fantaisistes, vous êtes prévenus. 

  5. Comme tout combat en faveur de l’équité dans le monde d’ailleurs, la faute aux combattants qui font tout pour qu’on ne les prenne pas au sérieux. 

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Périple en Espagne (2ème partie)

Pondu le 28 août 2008 - 7 commentaires

J’aime la bouffe. Ce qui provoque parfois des effets secondaires comme une prise de poids non-désirée. J’ai la chance de partager mon quotidien avec une fille qui cuisine très bien, ce qui est un avantage non-négligeable. Enfin elle cuisine certes très bien, mais à la va-comme-j’te-pousse. Pour elle, une coquille d’oeuf est un accident négligeable (et négligé d’ailleurs) dans la prépaparation d’un plat. Et ce même si cette coquille fait la taille d’une carte SIM de téléphone portable1. Il était temps que le monde sache à quel point je vis un enfer culinaire2.

Celà nous amène donc à la suite de notre escapade espagnole, grâce à un rapport transitif entre les deux sujets d’une opacité semblable à celle de la comptabilité d’un pizzaiolo maffieux.

Nous en étions arrivé au voisinage de notre bungalow. Bonne surprise, c’est que des français. Voilà qui va faciliter les « Bonjour, bon appétit, bonsoir ». Deuxième surprise, sur 6 voisins, on trouve 5 couples homos. ce qui fait que je n’ai même pas pu mater d’hypothétiques voisines en sous-vêtements ou bikini. En effet, il semble que Sitges soit une station balnéaire à forte attractivité pour la communauté homosexuelle. Ce qui fait qu’en se promenant dans la ville, on trouve une parfaite répartition (à 0,002% près) d’un tiers de couples hétéros, un tiers de couples homos, un tiers de familles classiques avec marmots inclus, et un tiers de gens qui ne savent pas compter.

Ce voisinage particulier donc m’a permis de vivre ma première expérience d’hétérophobie, nos voisins nous ignorant superbement pour ne parler qu’aux gens ayant les mêmes attirances sexuelles. Bon ça permet au moins de comprendre ce que eux peuvent ressentir quand ils se retrouvent au milieu de bouseux hétéros, mais ça confirme mon idée que le clivage homo/hétéro n’est pas seulement dû à nous, cruelles gens3 qui aimons le sexe opposé au nôtre.

Mais nous avions aussi de plus petits voisins, des quadrupèdes poilus communément appelés chats. En effet, la nuit tombée des hordes de chats errants sortaient d’on ne sait où pour se nourrir. Le camping avait accroché plein de panneaux mettant en garde les parents contre la voracité des chats, mais on a quand même retrouvé plusieurs cadavres d’enfants et de petits vieux déchiquetés par ces félins vicieux. Au début Albane et moi nous dormions en haut du placard, puis nous avons vite constaté que notre forte odeur corporelle naturelle suffisait à les faire fuire. Par prudence, Miss Albane « SPA » a quand même tenu à leur acheter un sac de croquettes espagnoles contenant probablement des restes de touristes morts, et leur a offert chaque matin et chaque soir une assiette en offrande. J’ai pour ma part essayé de les supplier pour qu’ils aillent bouffer les voisins d’à côté qui avaient une superbe Nissan 350Z décapotable, mais ces crétins de chats n’ont rien compris et ont mangé le type qui ramassait les ordures le matin.

La suite de ce passionnant récit nous emmènera à priori vers Barcelone. Enfin je crois.


  1. Je suis désolé de vous infliger une comparaison avec un élément technique que sans doute personne n’a vu plus de deux fois dans sa vie, mais c’est le seul objet un tant soit peu commun qui soit à la bonne taille que j’ai trouvé. 

  2. Lequel enfer culinaire ne va pas aller en s’arrangeant lorsqu’Albane aura lu cette note. Je t’aime ma chérie. 

  3. J’avais mis cruels gens à l’origine, mais un avocat passant par là m’a corrigé dans ce commentaire. Ensemble, applaudissons-le. 

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Le pain à l'envers fait mon affaire

Pondu le 20 février 2008 - 14 commentaires

Je suis toujours à la recherche d’un bon sujet de note, et Aurélie, David et Albane m’en ont fourni un bien bon. Albane et Aurélie ne supportent pas de voir du pain à l’envers sur une table. Sauf qu’aucune d’elle n’a été en mesure de nous indiquer en quoi un bout de pain tout ce qu’il y a de plus inerte peut apporter malheur et déchéance sur un innocent convive un peu trop insouciant avec la disposition de sa nourriture.

La réponse n’est pas bien difficile à trouver, Internet regorge de sites tous plus sérieux les uns que les autres qu décrivent pourquoi le pain peut porter malheur. Pour parfaire mon enquete, je me suis également adressé à des sommités en la matière, des gens tellement sérieux que même les meilleures blagues sur les blondes ne les font pas esquisser l’ombre d’un sourire.

J’ai donc effectué des recherches poussées, et j’ai trouvé une référence dans un vieux site web du début du XIVè siècle à une histoire de bourreau, de diable et de boulanger.

Il semblerait qu’en 1552, dans la petite bourgade de Saint Thomon-sur-orge1, un fier artisan boulanger du nom de Thomas Sticaud vendit tout son stock de pain à des étrangers2. Il fut bien embêté lorsque le bourreau local, qui était d’exécution ce jour-là s’en vint quérir sa miche habituelle. Il faut dire qu’être exécuteur judiciaire à cette époque apportait des facilités dans les horaires, et que notre bourreau avait donc sommeillé jusque tard dans la matinée.

Scandalisé, le bourreau refusa de faire son office et se mit en grêve, annulant du même coup l’exécution de Jean dit le Benêt, ce qui permit un an plus tard la création du Parlement de Bretagne. Je présume que vous ne voyez pas bien quelle infâmie peut découler du Parlement de Bretagne, c’est bien compréhensible pour des béotiens comme vous. Mais sachez tout de même que c’est à cause de ce Parlement que les bretons vont nous casser les noisettes pendant les siècles suivants, jusqu’à aujourd’hui où ils continuent de gesticuler dans le vide en poussant des cris de singes, comme quoi la Bretagne c’est vachement bien et que les autres régions c’est du caca de panda. Du coup le boulanger Sticaud décida de garder systématiquement un pain de côté pour le donner au bourreau. Pour être sûr qu’il n’y toucherait pas, il prit l’habitude de le retourner.

Quand au diable, il paraît qu’il aurait passé ses vacances d’été dans le camping municipal de ce village à la même époque. L’intervention du démon dans cette affaire relève donc plus probablement d’un commérage de quartier.

Au fil des temps le commérage s’est transformé en légende : le diable serait attiré par le pain renversé des bourreaux et donc quiconque retourne son pain attire le malheur et la mort. A noter qu’une vieille histoire du Nord de la France raconte que le diable est attiré par les barreaux en pin, comme quoi le téléphone arabe s’applique à n’importe quoi.

En 1944, Hitler alors aux abois se tourne vers le paranormal et fait faire des études sur les phénomènes de malédiction. Les notes laissées par les scientifiques de l’époque sont totalement incompréhensibles étant donné ma faiblesse en linguistique germanique, mais on trouve la trace d’un bombardement le 3 mai 1944 à Londres où les habitants étonnés ont reçus sur la tête des tonnes de baguettes étant uniquement composées de dessous de pain, afin probablement d’attirer le malheur quelque soit la position où elles tombent. Il est fortement regrettable qu’à l’époque personne n’ait pensé à établir une statistique sur le degré de survie des victimes de ce bombardement.

Plus récemment le 7 janvier 1996, un président de la République fraichement sorti pose son pain à l’envers sur sa table. Il meurt le lendemain d’un cancer de la prostate3. Coïncidence ou lien réel ? Les spécialistes s’affrontent encore sur cette hypothèse bien que l’Académie des Sciences leur répète inlassablement qu’ils devraient se recentrer sur le seul vrai débat scientifique possible : qui de l’éléphant ou du rhinocéros est le plus balèze ?

J’ai également trouvé sur un autre site web une amusante compilation de malheurs possibles avec le pain :

– Poser le pain à l’envers fait pleurer la vierge (là je ne vois pas, c’est probablement un des secrets que Jean-Paul II a emporté avec lui)
– Poser le pain à l’envers fait souffrir les âmes au purgatoire (ce qui situerait le purgatoire sur la face supérieure du pain, le fait de le renverser provoque un écrasement des âmes qui y sont contenues)
– Poser le pain à l’envers provoque des naufrages (c’est particulièrement vrai dans le berry d’après ma vieille voisine)
– Poser le pain à l’envers le rend immangeable (à condition de le laisser comme ça pendant 2 mois, on oublie souvent de le préciser)
– La femme qui pose le pain sur le dos indique qu’elle travaille et gagne sa vie dans cette position (j’adore cette explication, c’est ma préférée. C’est d’ailleurs probablement pour ça qu’inconsciemment les filles détestent voir du pain à l’envers)
– Le pain posé à l’envers est réservé au bourreau et l’attire chez soi (oui bah c’est ce que je viens de vous exposer)
– Le pain posé à l’envers provoque la colique des enfants qui le mangent (fatalement ce qui est entré doit ressortir un jour)

Vous pouvez penser que cet exposé vous a comme d’habitude fait perdre votre temps, n’empêche que grâce à moi vous allez pouvoir briller en société lors des dîners. Et vous me remercierez, vous verrez.


  1. J’avais la flemme de rechercher un vrai village, aussi ne cherchez pas ce patelin sur la carte, vous perdriez un temps précieux. 

  2. Il est fait référence à des gens parlant un patois difficile que j’ai pu recouper avec la langue parlée par le village voisin, distant de 19km. 

  3. Je vous laisse deviner de quel président il s’agit… 

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Tout et tous sur le Nutella

Pondu le 24 janvier 2008 - 19 commentaires

Mes amis, il est des choses dans la vie auxquelles ont ne peut échapper, comme d’aller aux toilettes, de manger, de matter le postérieur des filles1, de grogner contre le gouvernement et de manger du nutella. Bien évidemment certains vont arguer du fait que les stars ne font pas caca (mais comme elles font quand même pipi, elles vont aux toilettes donc j’ai raison), que les grêvistes de la faim ne mangent pas par définition2, que le président ne grogne à priori pas contre ses propres décisions (mais qui ne s’est jamais traité de con pour une décision particulièrement stupide ?) et que certaines personnes n’aiment pas le Nutella. Je le dis tout net, ces gens-là ont le droit de faire ce qu’ils veulent tant qu’ils restent entre eux et qu’ils ne m’approchent pas. Je n’ai rien contre eux, ils sont malades c’est tout3.

Le premier pot de Nutella est sorti des usines Ferrero en Italie le 20 avril 1964. Depuis cette date, chaque année des centaines de milliers de personnes se rassemblent à Alba, en Italie pour fêter la naissance de leur idôle alimentaire. Alors que la plupart des manifestants sont de simples amateurs éclairés, certains ont construit autour du Nutella un véritable culte religieux, dont les dérives sont entre autres des sacrifices de vierges (entendre par là des gens qui n’ont jamais goûté au nutella). Comme les victimes potentielles ne courent pas les rues, ces sacrifices sont extrêmement rares. On trouve aussi des orgies à base nutella (nettement plus sympa), des célébrations en l’honneur de Ferrero et quelques rares missionnaires qui partent dans les pays de l’est prêcher la bonne parole. Pourquoi les pays de l’est ? Et bien parce là-bas les conditions de vie étant ce qu’elles sont, les gens ne peuvent souvent pas s’offrir de Nutella. Les missionnaires, secondés en sous-main par le service poublicité de Ferrero vont dans les campagnes pauvres de l’ex-URSS pour convaincre les familles de vendre leurs organes ou leurs enfants pour acheter cette merveilleuse pâte à tartiner. Evidemment ces dérives se retrouvent aussi chez quelques acharnés de la consommation de Nutella qui sombrent vite dans la dépendance, occasionnant des situations pathétiques, des violences et une déchéance à plus ou moins long terme.

Les spécialistes se sont longuement penché sur la question tout au long de l’histoire du Nutella, certains étant d’ailleurs nettement moins spécialistes que d’autres (ou nettement plus charlatans, à vous de voir). Ainsi lors d’un sondage effectué par la firme Ferrero auprès des pédiatres fin 1963, 89% d’entre eux ont prédit l’échec commercial du Nutella : « Ca ne marchera jamais ! » ont-ils dit pour la plupart. En 1981, François Mitterrand fait toute sa campagne pour les élections présidentielles sur les bienfaits du Nutella, avec le succès que l’on sait (il sera quand même président des Français pendant 14 ans). Peu avant l’an 2000, Paco Rabanne vexé de ne pouvoir créer un pot fashion pour le Nutella4 annonce la fin du monde. Lequel monde, goguenard, lui ricane au nez. A cause d’un refus de la part de la CIA en 1988 d’équiper les combattants Afghans de rations de survie au Nutella, Oussama Ben Laden et son organisation Al-Qaida décident de se venger le 11 septembre 2001 en faisant s’écraser un paquet d’avion aux Etats-Unis. Il a d’ailleurs ponctué ses actes de cette célèbre citation : « Les occidentaux volent le peuple, le Nutella at Allah nous rendrons la liberté ! ». En 2005, Richard Stallman, figure emblématique du Logiciel Libre tente de rendre la recette du Nutella Open-Source. Le monde lui rit au nez, le cantonnant désormais à ses utopies et à une grosse barbe bien laide.

Mais que contient donc le Nutella qui passionne à ce point les foules ? Et pourquoi ses multiples concurrents sont incapables de rivaliser avec cette pâte à tartiner ? Est-ce l’emploi de noisettes généreuses et savoureuses ? Est-ce un dosage des ingrédients savamment étudié (40 ans d’expérience ne trompent pas) ?

Non bien sûr, d’autant que la recette du Nutella change d’un pays à l’autre afin de s’adapter au mieux aux habitudes gustatives de chacun. Un laboratoire anglais a publié le 7 janvier de cette année5 les résultats d’une étude approfondie sur les composants du Nutella qui risquent fort de faire l’effet d’un pachyderme dans une mare.

D’après John Diggles, chercheur émérite, le Nutella contient une substance hautement addictive, la nutelline. Son pouvoir de dépendance surpasserait aisément la nicotine et la caféine pour le placer au même niveau que la cocaïne. Dans le même temps, la nutelline donne un arôme savoureux et unique à la pâte à tartiner.

Mais où trouve-t-on la nutelline ? Les avis sont sévèrement partagés au sein de la communauté scientifique, au point de reléguer l’existenciel débat de savoir qui est le plus fort entre l’éléphant et le rhinocéros au second plan. Certains affirment que c’est une molécule de synthèse, d’autres rétorquent que les Chinois et les Atlantes connaissaient déjà cette substance, dont ils se servaient pour empêcher les esclaves et les serfs de s’enfuir en les rendant accros sans possibilité de s’en procurer par eux-mêmes. La véracité de ces propos est hautement mise en doute par l’absence flagrante de preuves.

Le Nutella (il y a d’ailleurs un débat ouvert et houleux sur le genre du Nutella que la firme Ferrero a été incapable de trancher jusqu’à présent. Le genre communément admis est masculin, bien que Nutella soit basé sur Nut – la noisette en anglais – et ella, diminutif italien de genre féminin.) est donc un sujet sensible sur lequel ferait bien de se pencher nos dirigeants pour redresser l’économie mondiale et notre pouvoir d’achat par la même occasion. Nos voisins Outre-atlantique l’ont déjà compris et les candidats à la Maison Blanche ne cessent de se pavaner en mangeant du Nutella tout le long de leur campagne, afin de montrer au peuple américain qu’ils le comprennent et sont proches de lui.

Le Nutella, c’est la vie.


  1. Vous allez me dire que les filles ne mattent pas le cul des autres filles, mais vous aurez tort. Elle ne le font certes pas pour les mêmes raisons que les mecs pour la plupart, mais elles le font quand même. 

  2. Je mets ici en lumière un fait assez peu connu : l’excès d’absence de nutrition peut conduire à la mort, vous êtes prévenus. 

  3. A ceux à qui ce discours paraîtrait familier, remplacez le manque d’amour du Nutella par l’homosexualité par exemple. Ou par amateurs de Bigard. Ce qui montre bien que les gens sont cons tout de même. 

  4. Ferrero l’enverra balader en lui écrivant : « Monsieur, un pot de votre conception serait une insulte à la beauté et à la finesse de notre produit. Allez donc embêter quelqu’un d’autre ! ». 

  5. Jour de la St Raymond. Moins connu, c’est aussi le jour de la St Cédric. 

Je suis une blonde, vite je commente !


J'ai failli mourir de la peste vendredi soir

Pondu le 4 décembre 2007 - 18 commentaires

Je me suis découvert un autre super-pouvoir récemment : mon inconscient sait quand je vais tomber malade, et il me pousse à poser un jour de congé pour quand ça arrivera.

En effet dans la semaine dernière, je me rend compte que j’avais posé mon vendredi. Alors vous allez dire : « Mais quel boulet, il sait même pas quand il est en vacances ! ». Bah oui, c’est l’avantage d’avoir un boulot qui me plaît avec des horaires flexibles et un environnement de travail sympa et sans pression1. Arrive le jeudi soir, je suis tout content d’être en week-end, et pour fêter ça je me pose dans le canapé pour une soirée télé (j’ai une vie palpitante, mais pas toujours).

Et là, c’est le drame. Un vieux mal au bide m’assaille2. Suivi de près par une sympathique envie de renvoyer mon contenu gastrique, le tout saucé par une petite fièvre assez discrète pour ne pas remarquer qu’elle mais suffisante pour mettre en valeur le fait qu’il y a quelque chose qui cloche dans la superbe mécanique de pointe qu’est mon corps.

Je me traîne donc jusqu’à ma chambre, tout en évitant de me vautrer largement dans l’escalier, et je tombe sur le lit comme un immeuble sur une vieille dame. Et là j’ai fait un rêve assez étrange dont je vais bien évidemment vous narrer le contenu :

Dans ce rêve je suis moi, mais en tout petit. je me balade dans mon corps, entouré par une armée de schtroumphfs rouges qui s’en vont combattre le terrible mal qui me ronge affreusement3. Je les suis donc, en évitant de me faire écraser par les gros chars d’assaut en forme de lapin de pâque en chocolat blanc. Ca et là se dandinent d’impressionnants poulets de guerre alors que des éléphants de chasse nous survolent.

Tout ce petit monde file vers l’estomac, qui contrairement à ce que je pensais n’est pas une sorte de poche pleine de liquide nauséabond, mais un vaste champ un peu boueux au centre duquel règne une pagaille intense. Mes troupes corporelles se jettent contre l’armée adverse, qui est composée de minimoys verts pâle, de sumos en gélatine, de monstrueux poneys en réglisse et d’autres horreurs variées et suintantes.

Ca hurle, ça piaille, ça s’insulte dans des langues fleuries avec des mots qui ne le sont pas moins. Les combattants font leur boulot non avec des armes mais en bouffant leurs adversaires. C’est impressionnant de voir mes schtroumpfs ouvrir des gueules béantes et gober quasiment en totalité les minimoys ennemis. Les morts et les bouts de viande fusent un peu partout. Bizarrement je n’ai pas peur, au contraire. Je goûte un bout de poney, m’aperçois que c’est pas mauvais, et me lance dans l’action. Je mords, je broie avec mes énormes chicots, je m’amuse comme un petit fou.

Enfin jusqu’à ce que je tombe contre le général de l’armée ennemie, un gigantesque ballon de volley coiffé de la couronne royale des lutins. Mes troupes se cassent littéralement les dents dessus sans parvenir à le mettre à mal. C’est alors qu’au beau milieu du champ de bataille, j’entends des voix faire des jeux de mots d’une vilainie absolue. Je vois Atchoum, Norbert et Tom Pouce s’avancer en devisant tranquillement, et le général ennemi se dégonfler à vue d’oeil devant la puissance et la majesté de ces petits êtres poilus et courtauds.

Ensuite je me suis réveillé. Avec la bouche pateuse et un morceau de sumo coincé entre les dents. Les deux lutins et le nain étaient toujours en train de papoter sur le lit.

Ensuite je me suis réveillé. Pour de bon cette fois. Et j’ai promis de ne jamais plus essayer de mélanger du nutella avec de la sauce de soja, c’est vraiment trop fort pour moi.

La morale de cette histoire, c’est que raconter des rêves qui ne se sont même pas vraiment produits sur un blog fait tomber sa voiture en panne, la mienne refuse obstinément de démarrer. Même si je la menace de la changer par une saxo bleue qui n’a plus de freins.


  1. J’espère bien susciter une ou deux jalousies avec cette réplique. Pour toute lettre d’insulte, merci d’envoyer ça à Neitanodichou@lutines-en-folie.net. 

  2. Puisqu’on parle d’ethnie africaine, le film que j’ai regardé s’appelait shooting dogs et raconte le massacre des Tutsi par les Hutus a Rwanda dans une école. 

  3. J’en rajoute un peu, c’est pour le côté grand spectacle. 

Je n'ai jamais lu un tel ramassis de conneries, vite je commente !


Vous avez demandé Police, ne quittez pas… (1/2)

Pondu le 30 septembre 2007 - 32 commentaires

Comme la journée d’hier a été longue, j’ai astucieusement choisi de la relater en deux parties, comme les téléfilms moisis de TF1 ou M6. Bien. Pour situer un peu les faits, il faut rappeler que la veille c’était le tournoi de rentrée du volley, qui s’est terminé nettement après l’heure du crime.

Samedi matin donc, rendez-vous 10h et demi au parking de l’autoroute de Bourges. J’ai quand même accompli l’exploit d’arriver à l’heure, grapillant même cinq minutes sur l’horaire prévue1. 5 minutes plus tard, alors que tout le monde est prêt et qu’Agnès lance pour blaguer « Est-ce que tout le monde a son billet pour le concert ? », je me rend compte qu’une fois de plus ma réputation de boulet se justifie, le billet trône en effet bien en évidence chez moi, il a fallu y retourner pour le récupérér.

Je vous passe le trajet jusqu’à la capitale, il est inintéressant. Une fois garés (et après avoir roulé et reroulé dans une belle bouse de chien assez odorante), direction Mc Do pour savourer une ration de lipides bien méritée. Pour info les misérables salariés des Mc Do de Bourges peuvent être fiers d’être dix fois plus efficaces que leurs homologues parisiens alors qu’ils sont moins nombreux. Je passe sur l’état général du « restaurant », qui était uniformément recouvert d’une couche de graisse. Les serveurs n’étaient pas en reste, avec leurs t-shirts tachés et dépouillés (véridique).

Nous avons eu la chance d’assister à une descente de l’inspection sanitaire, c’était très impressionnant. Nous mangions tranquillement quand tout à coup il y a eu un gros bang, des types vêtues d’une combinaison blanche ont traversé les fenêtres et nous ont mis en joue, maîtrisant les serveurs et assommant le manager qui tentait de s’enfuir. Puis leur chef est entré, un petit type tout insignifiant, habillé d’un costume noir mal taillé et de grosses lunettes marron. Il a regardé un peu partout, flairant de ci-de-là en fronçant le nez, puis il a abattu un serveur à bout portant pour être sûr d’avoir l’attention de tout le monde. Il a ensuite fait tout un discours sur la nécessité de vivre en civilisés et de ne pas céder à la facilité en se vautrant dans la fange et tout. Puis il a craqué une allumette et l’a lancé sur le comptoir. Avec l’huile et la graisse le Mc Do a commencé à prendre feu, donc on ne s’est pas attardés et on a filé dans le Quick juste à côté. Pas de bol, l’inspection sanitaire venait d’y passer et avait déjà tué tout le monde.

Du coup nous sommes partis zoner sur les Champs Elysées, lieu privilégié où on peut voir des clochards cotoyer des mecs qui s’emmerdent comme des rats morts à la terrasse d’un café où la moindre consommation coûte un demi-rein au quidam moyen. On y croise des tenues vestimentaires étranges, comme une femme habillée d’un grand abat-jour violet, des gens qui portent des lunettes plus grosses qu’une baie vitrée2 et une femme qui arborait des bottes en fourrure du plus mauvais goût (elle aurait marché dans un chat d’après Mehdi).

Vous le savez, je n’hésite pas à donner de ma personne pour vous offrir la meilleur information possible. J’ai donc personnellement testé les sièges des boutiques Adidas et Nike, c’est Nike qui l’emporte haut la main même si en terme de confort pur c’est pas vraiment ça. Nous sommes passé à Virgin, et ces gens sont complètement inconscients : ils laissent traîner la saison 5 de la Petite maison dans la prairie en Dvd juste à l’entrée. Les gens avec moi se sont jetés dessus, bataillant sur des points obcurs du scénario (« Mais siii, là elle pas encoire aveugle, il se passe plein de trucs après ! » – véridique malheureusement). Bien évidemment avec les histoires de fans, c’en est rapidement venu aux mains et des vigiles sont intervenus avec leurs matraques. Ils nous ont foutu dehors après nous avoir copieusement tabassés mais ils ont eu la gentillesse de ne pas trop taper les filles sur le visage et de ne pas viser sous la ceinture pour les gars.

j’en viens au scandale du jour : la boutique Disney. en y entrant nous fûmmes immédiatement frappés par la chaleur et le bruit. On aurait dit que les marmots les plus bruyants et pénibles du monde se sont tous donné rendez-vous ici pour la Convention Internationale des Gamins Pénibles. Mais ce n’était pas tout : devant nos yeux s’étalait ce qui dépasse probablement la mascarade de la mort de Kennedy et du nuage de Tchernobyle. Le coeur du problème, c’est les peluches officielles du dessin animé Ratatouille3. Passe encore qu’elles soient fabriquées par des enfants chinois dans des ateliers du centre de la Chine (j’ai vérifié, c’est marqué sur l’étiquette), c’est surtout qu’elles sont laides à vomir ! Je veux bien croire que le rat du dessin animé n’est pas aussi mignon à la base qu’un nemo ou qu’un stitch, mais de là à en faire une sorte de dépouille miteuse avec des yeux exhorbités4 il y avait une marge qu’ils ont converti en bénéfice net pour la société Disney.

La suite au prochain numéro (le numéro 2 donc).


  1. Cet exploit aurait mérité d’être médiatisé à sa juste valeur mais tant pis, je me rattraperais en le mentionnant dans mes mémoires quand je serais riche et célèbre. 

  2. Au nom de tous les fans de Rick Hunter, merci à eux. 

  3. Je conseille d’ailleurs ce film a tous les adultes qui aiment les dessins animés. Pour les gamins ça doit être moins bien enrevanche. 

  4. Astuce de Dric : pour rentabiliser l’achat de cette peluche, prenez-vous en photo en train de l’étrangler, l’effet est saisissant. 

J'ai un furoncle au derrière, vite je commente !