Peut-on avoir trop de décorations de Noël ?

Pondu le 12 décembre 2019 - 2 commentaires

Commençons par la réponse : Non, bien sûr.

Voilà, inutile de lire le reste, vous avez la réponse à cette question.

Albane prétend que je ne sais pas m’arrêter, et que me laisser seul dans un rayon décorations de Noël est complètement irresponsable. Alors que j’arrête quand je veux.

La preuve, en juillet je n’y pense absolument pas.

J’ai toujours été fasciné par les décorations dans les téléfilms de Noël depuis que je suis adolescent, puisque je ne me souviens pas avoir vu ce genre de programmes télévisuels avant. D’ailleurs dans ce genre de films, ils ont toujours de quoi décorer un grand magasin, mais c’est bien rangé dans leur grenier dans des cartons même pas poussiéreux et ça suffit à peine pour leur maison il est vrai souvent comparable à un petit manoir.

Jamais on ne les verra ranger ces décorations, ni essayer de démêler des guirlandes bien entortillées. Je suppose qu’ils sont l’équivalent des gens qui sont capables de décortiquer des crevettes avec un couteau et une fourchette1.

Si j’aime particulièrement Noël, c’est parce que je suis un garçon optimiste et pas méchant, ce qui me classe régulièrement dans la catégorie trop souvent moquée des Bisounours. Et cette période est la seule où être un Bisounours est socialement acceptable parce que l’esprit de Noël est avant tout un gros mélange de guimauve, de bons sentiments et de petites clochettes qui carillonnent. En plus c’est l’occasion de retrouver un peu de cette naïveté qu’on avait étant enfant, et qu’on ne peut plus se permettre de conserver une fois adulte.

À Noël, chacun a ses traditions. Nous par exemple, on aime regarder des téléfilms de Noël avec des crottes en chocolat plein la bouche, blottis sous des plaids (de Noël bien sûr) alors que le poêle tourne à plein rendement, avec en prime le chat qui prend toute la place sur le canapé et des boissons chaudes. C’est finalement assez classique.

Mais certains en ont d’autres : nombre de grincheux profitent ainsi des périodes de fêtes pour signaler bruyamment (y compris sur les réseaux sociaux) que les fêtes c’est nul et que l’Esprit de Noël c’est à gerber. Et ils vont le signaler ainsi chaque année à cette période, transformant ainsi une critique compréhensible en tradition annuelle liée à Noël.

Autre tradition personnelle : ma ceinture abdominale a tendance à prendre du volume durant cette période sans qu’aucune explication scientifique ne puisse expliquer ce mystère. Pas le moindre petit indice, rien. Incompréhensible.

Noël, c’est aussi une bonne occasion d’aller braver les premiers gros froids hivernaux pour se balader dans les marchés de Noël, boire des trucs étranges comme du vin chaud, manger des gâteaux épicés, passer deux heures dans le froid, ne rien acheter d’autre que des trucs à grignoter sur le moment et finalement faire ses achats sur Amazon comme tout le monde.

Et parlons un peu de la bouffe : on peut manger d’excellents plats, tout en gras et en sucre, boire du bon alcool (avec modération parce qu’on conduit), entamer des débats enflammés sans que ça mène au pugilat puisque le plat suivant arrive et que ça clôt de fait l’épineuse question de qui de l’hippopotame ou de l’éléphant est le plus balèze.

Sans parler des calendriers de l’Avent, qu’on peut décliner à toutes les sauces avec des jouets, des bières, des chocolats, des sex-toys

Bon c’est aussi une grosse fête commerciale, mais acheter des tonnes de cadeaux pour les offrir à ceux qu’on aime est quand même une belle façon d’assouvir ses pulsions de consommateur compulsif.

Ne cliquez pas sur cette image, vous ne pourrez rien mettre dans cette Mère Noël...
Il me fallait une séparation visuelle avant d’entamer ma conclusion, voici donc un joli intermède.

De toute façon vous pouvez toujours lutter, dire que Noël c’est qu’une fête commerciale et que tous ces bons sentiments sont aussi faux que la rumeur comme quoi je perds mes cheveux. Car il est une vérité irréfutable, en ces temps où on ne peut plus faire confiance à personne :

Noël est un virus.

Cette fête s’est incrustée dans le commerce, dans la religion, dans la télévision, dans la vie locale (quelle ville ne propose pas de marché de Noël aujourd’hui ?), dans la gastronomie, dans la longue liste des trucs qui énervent les gens blasés, dans les photos érotiques, dans Netflix, dans votre budget, partout ! Et elle revient chaque année avec plus de régularité qu’une épidémie de grippe ou de gastro. Même pendant la 1ère guerre mondiale, elle fut l’occasion de trêves entre soldats ennemis.

Et ce n’est pas Eva2 qui dira le contraire. Il y a 8 ans elle était comme vous, elle me regardait d’un air méprisant quand je commençais à m’enthousiasmer pour les fêtes à la fin du mois de novembre, elle ne décorait pas sa maison et elle ne faisait même pas de réveillon.

Cette année, elle a commencé à poser ses décorations de Noël AVANT le 1er décembre3


  1. Et je l’ai vu faire en vrai, c’est même à la portée de tout le monde à condition d’avoir un bon professeur et de faire des rappels de temps à autre. Je savais ainsi le faire, mais par manque de pratique, je n’y arrive plus. 

  2. Ma meilleure amie, incapable de se freiner sur les cadeaux de Noël justement parce que ça justifie ses pulsions d’achat. 

  3. Ce qui est carrément une hérésie. Les décorations de Noël ça se pose APRÈS le 1er décembre. On est pas des sauvages non plus. 

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Comment j’ai pu dégueulasser toute la cuisine sans foirer ma Saint Valentin

Pondu le 17 février 2012 - 11 commentaires

Le 14 février c’était le jour des amoureux. Enfin en vrai, on est bien d’accord qu’en général les zamoureux n’ont pas besoin d’un jour particulier dans l’année. Même pour les couples, c’est discutable.

Il y a en revanche un cas de figure (dans lequel je suis) qui mérite bien son jour des zamoureux, ce sont les familles. Car dès qu’un rejeton pointe le bout de son nez, on passe du statut cool et décontracté du zizi de « couple » à « famille ». A tous les nouveaux parents, je souhaite bien du courage.

Quoi, des bisous entre vous ?! Je vous demande de vous séparer, je suis bien trop mignon pour cesser d'être votre seul centre d’intérêt.

Le nouveau venu, si mignon soit-il est quand même un phagocyte de temps et de sentiments incroyable. Cette petite personne va devenir le centre du monde et séparer plus sûrement papa et maman que ne le ferait Moïse avec la Mer Rouge. Je vous déconseille si  vous en souffrez d’aller faire un tour sur d’éventuels forums où des des gens dans la même situation que vous épanchent leur malheur, c’est totalement déprimant et ça ne vous servira à rien au final.

Et inutile de penser à faire subir à votre progéniture le même traitement que pour des chatons encombrants, le dépôt d’ordures dans les rivières et les étangs est puni par la loi. Et à moins d’être attiré par les franches camaraderies entre prisonniers, vous y perdriez grandement au niveau sentimental.

D’un autre côté ça n’a rien de définitif comme situation puisqu’à force de menaces, de tentatives de meurtre et de brutalités ordinaires ça c’est arrangé entre Albane et moi. Elle ne parle plus beaucoup depuis qu’elle est enterrée dans le jardin, mais au moins on ne s’engueule plus pour un rien. Et puis la poupée gonflable qui l’a remplacée dans mon lit ne prend pas toute la place, elle.

Mais cet état commun à 82,7% des couples d’après l’étude réalisée en 2009 par l’Institut Amérindien de la Statistique Fortement Probable fait prendre tout son sens aux petites manifestations d’amour entre deux parents, comme le jour de la St Valentin.

Pour avoir tester plusieurs scenarii de St Valentin, je crois que je préfère encore rester à la maison et faire un repas amélioré entre zamoureux1 une fois l’abominable mini-tornade couchée. En l’occurrence pour cette année, c’était crème brulée de foie gras2, saumon à la sauce hollandaise accompagné de riz, avec un gros gâteau en dessert.

Vous allez me demander à ce stade3 quel est le rapport de tout ça avec le titre de cette note, et bien le voici :

J’ai offert à Albane (qui excelle dans beaucoup de domaines, notamment dans l’ordre alphabétique où elle arrive systématiquement avant les Clara, les Hildegarde et même les Céline) à l’occasion de cette soirée une machine à faire des sodas4. Le principe est simple, vous mettez de l’eau dans une bouteille, vous la mettez dans la machine, et celle-ci va injecter du CO² dedans pour en faire une eau gazeuse dans laquelle vous ajouterez un arôme de Coca Cola, de fanta ou de limonade. Vous ne pourrez pas faire de champagne par contre.

Simple, la réalisation l’est nettement moins puisque nous avons réussi à inonder la cuisine par deux fois. La première fois c’était de ma faute, je n’avais pas vissé correctement la bouteille sur le support permettant d’injecter le gaz. Lorsque j’ai appuyé sur le bouton, la pression du gaz a fait sauté un tiers de l’eau contenue dans la bouteille d’un litre hors de celle-ci en nous aspergeant généreusement au passage.

En Lituanie, les machines à soda sont quand même plus faciles à utiliser

Un nettoyage plus tard, en relisant le mode d’emploi qui n’a été d’aucune utilité vu la nullité de la présentation5, j’ai fini par comprendre qu’on pouvait faire pivoter l’injecteur de gaz, ce qui permettait de visser bien mieux la bouteille et ainsi d’éviter les fuites.

Vint ensuite l’ajout de l’arôme. Après quelques délibérations à base de « Choisis ce que tu veux – Non toi vas-y – Non, fais comme tu veux – Bon alors on prend quoi ? – Comme tu veux – Bon ok alors on prend quoi ? – Vas-y je te laisse choisir », notre choix s’est porté sur l’arôme d’un ersatz de Fanta.

Deuxième effet Kisscool, lorsqu’Albane a ajouté l’arôme cela a engendré une amusante réaction chimique qui a poussé le contenu de la bouteille à s’échapper d’un seul coup et en grande quantité, nous aspergeant généreusement au passage. Et tenez-vous bien pour ceux qui la connaissent, Albane n’a pas rouspété ni hurlé qu’il y en avait partout, ou fait un mélodrame dans le même genre. Mieux, elle a rit6.

Finalement le breuvage obtenu était plutôt bon, on s’est bien amusé, on a très bien mangé et on n’a même pas regardé la nouvelle saison de Dr House7.

Je crois que c’était ma meilleure St Valentin à bien y réfléchir8.


  1. Cuisiner est probablement une des façons les plus élégantes de draguer, alors la cuisine à 4 mains… 

  2. Que je vous recommande, c’est beaucoup plus léger qu’on ne pourrait le penser et ce n’est pas du tout écœurant. 

  3. Si vous n’avez pas déjà fermé la page parce que le texte est trop long ou que ça vous ennuie, ou les deux si êtes la personne qui partage ma vie… 

  4. Elle m’avait déjà tannée pour en avoir une et j’avais explicitement exprimé mon manque d’intérêt face à cet engin. J’avais néanmoins conservé cette information dans un coin de mon cerveau supérieurement fantastique. 

  5. Message aux fabricants de notice : Bon sang les gars, mettez des images, on pige mieux comment faire après. 

  6. Et comme femme qui rit est à moitié dans ton lit… 

  7. TF1, vous êtes des cacas de panda : commencer la diffusion d’une série à succès un 14 février, vous n’êtes clairement pas pour un maintien de la natalité en France vous. 

  8. Et en plus j’ai conclu. Ou alors c’est Albane qui a conclu, je ne sais plus trop. 

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La charte du Téléfilm de Noël

Pondu le 23 décembre 2010 - 1 commentaire

Cette demoiselle est la maquilleuse des vampires de Twilight

A la veille des fêtes de Noël, il est un sujet que j’aime particulièrement aborder : les téléfilms de Noël. Qu’il soit bien clair que j’assume totalement le fait d’être un fan inconditionnel, et ce malgré un dosage de niaiserie proche de celui d’un Twilight1. J’avais déjà fait mon coming-out à ce sujet il y a trois ans, et je me souviens nettement m’être pris une claque derrière les oreilles par ma chère et tendre pour mon choix d’illustration pourtant tout à fait innocent. Notez que depuis elle a sévèrement relâché son attention, bien que le fait de le mentionner ici va probablement me valoir un rappel à l’ordre moral.

Pour obtenir l’appellation « Téléfilm de Noël », il faut que le scénario suive un synopsis bien précis. Le Comité de Surveillance de Noël (CSN), qui gère également les imitations du Père Noël et les calendriers de l’Avent entre autres est extrêmement vigilant et a ainsi produit un cahier des charges concernant les scénarii de ces téléfilms, que j’ai pu me procurer au péril de ma vie :

– Le lieu : invariablement, il s’agira d’une petite ville rurale des Etats-Unis.  Le postulant à l’appellation « Téléfilm de Noël » (appelé ci-après « soumissionnaire ») pourra proposer une opposition avec le rythme effréné et la froideur des grandes villes. Tous les lieux devront être somptueusement décorés dans la tradition de Noël sans faute faute de goût, à l’exception du bureau du méchant et des possibles scènes tournées en milieu urbain.

– Le cadre économique : En tant que nation basée sur un capitalisme triomphant, le téléfilm se devra d’intégrer dans son scénario une composante économique, telle qu’une fabrique de jouets au bord de la faillite ou une entreprise locale faisant vivre l’essentiel de la bourgade qui connait quelques difficultés.

– Le héros/l’héroïne : Il/elle vivra en milieu urbain, et se retrouvera obligé(e) pour une raison qui n’a aucun besoin d’être rationnelle d’aller dans la charmante bourgade rurale, ce qui introduira un choc des cultures qui tournera bien évidemment en faveur du monde rural. Le passé du héros/héroïne devra comporter une zone d’ombre comme un père disparu, une enfance brisée ou un évènement tragique survenu à la période de Noël. De fait, le héros/héroïne détestera Noël et refusera le bonheur des joies simples. Il/elle devra être de couleur blanche.

– L’amoureux(se) : indispensable pour former un couple à l’issu du téléfilm avec le héros/héroïne, l’amoureux(se) devra être natif(ve) de la bourgade et être de sexe opposé au personnage principal afin de préserver la morale chrétienne et les valeurs prônées par les WASP et le Tea Party. Il/elle devra être père/mère célibataire, son ancien partenaire étant décédé(e)/parti(e) en abandonnant sa famille/en prison/divorcé(e). Il/elle devra également être de couleur blanche.

– L’enfant : Pourra être n’importe quel sexe mais devra être blanc. Une couleur de cheveux blonde sera un plus. L’enfant sera en recherche d’une personne pouvant remplacer son père/sa mère et ainsi recomposer une cellule familiale en conformité avec les valeurs traditionnelles de l’américain croyant. L’enfant pourra au cours du téléfilm être en bref conflit avec le héros/l’héroïne, mais il devra au final se révéler être un allié précieux.

– La communauté : Les habitants de la ville seront tous charmants et accueillants à outrance. Nous sommes bien évidemment dans le domaine du fictif. Dépendante de l’activité de la fabrique en déficit, la communauté fera reposer toute la responsabilité sur les épaules du héros/de l’héroïne. Parmis cette communauté, un ou plusieurs membres seront des brebis galeuses qui aideront les méchants à atteindre leur but. A l’issue du téléfilm, ces parias devront avoir quitté la ville ou avoir fait amende honorable. La communauté pourra comporter un nombre limité de personnes de couleur, tant qu’elles n’occupent pas de rôle central.

– Le ou les méchants : Le soumissionnaire sera bien avisé de créer un ou plusieurs méchants dont le but est de faire du profit sur le dos des petites gens, et donc de faire fermer l’usine/la fabrique de jouet précédemment en difficulté financière, ou tout du moins d’en vouloir fermement à l’Esprit de Noël. Le Méchant devra donc se moquer des enfants et tirer la queue des chats. Il/elle pourra aussi être l’ex de l’amoureux(se), auquel cas le personnage principal et le méchant se battront pour reprendre l’amoureux(se). En cas d’extrême nécessité, le méchant pourra faire amende honorable et être réintégré au sein de la communauté sans toutefois marcher sur les plates-bandes du personnage principal. Le méchant sera de préférence soit un citadin, soit un rural qui aimerait devenir citadin. Le sexe du méchant sera de préférence masculin, sauf si le scénario prévoit une rivalité amoureuse entre les protagonistes auquel cas la méchante pourra être une femme d’affaire froide et impitoyable.

– Arrivée du personnage principal dans la bourgade : Le soumissionnaire pourra choisir parmis les éléments suivants : accident d’une incroyable coïncidence, déposé là après avoir fait du stop, arrivé pour prendre la succession d’une vieille fabrique de jouets au bord de la faillite. Le personnage principal sera accueilli obligatoirement par l’amoureux(se), qui tombera sous son charme mais pourra au préalable éprouver de l’animosité pendant 30 minutes de téléfilm au maximum.

– L’intrigue : Le problème économique devra être réglé par des moyens qu’on peut tout à fait aller piocher dans le domaine du miraculeux, rendant ainsi la joie de vivre à la communauté des habitants de la bourgade. Les principaux personnages devront tomber amoureux l’un de l’autre, puis une crise devra survenir qui va les opposer. Finalement avec l’aide de l’enfant, le héros/héroïne prendra sur lui/elle et reconquérira son amoureux(se) tout en sauvant la ville de la faillite en mettant à mal le plan machiavélique des méchants, grâce à une pirouette scénaristique qui lui permettra d’affronter sa destinée et de prendre ses responsabilités vis à vis de la communauté. Une intrigue secondaire permettant de résoudre le problème remontant à l’enfance du héros/héroïne sera mise en place et ne trouvera de dénouement qu’au dernier moment. Les rebondissements au sein de l’intrigue devront arriver à l’instant précis où tout le monde les attend, et les renversements de situation devront être téléphonés à l’avance au téléspectateur.

– La chute : Ne pourra être autre chose qu’une happy end. Pour plus de réalisme, on pourra faire intervenir un miracle de Noël avec pourquoi pas le gros bonhomme rouge. Les amoureux et l’enfant devront se retrouver, entourés par la communauté bienveillante. La neige sera la bienvenue à ce moment du téléfilm si elle n’est pas déjà survenue.

Un happy end comme on les aime

Voilà mes amis, vous pouvez désormais vous aussi postuler pour créer un scénario de téléfilm de noël. Je n’aurais pas été si feignant, j’aurai même programmé un petit générateur aléatoire de scenarii sur une page web.

Je vous souhaite donc un Joyeux Noël. Pour ma part j’ai fait un gros sapin, donc j’attends de gros cadeaux.


  1. Pour les amoureuses de Twilight, je signale quand même que les similitudes sont nombreuses : les décorations de Noël sont brillantes, les vampires de Twilight aussi. Les deux parlent aussi de famille, de sentiments moraux, de tolérance et d’amoooour. Et pan. 

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Un réveillon plein de lutins

Pondu le 9 janvier 2008 - 15 commentaires

J’ai fait l’erreur d’inviter des lutins pour le réveillon du nouvel an. Ca avait pourtant l’ar innocent au début, mais c’était sans compter sur la perfidie naturelle de ces êtres grotesques.

Bien évidemment j’avais pris mes précautions : les organismes sanitaires et la police étaient prévenus, le maire de St Doulchard et Bourges avaient fait passer des décrets interdisant aux enfants de s’approcher de chez moi et enfin même la star ac’ a fait un concert en l’honneur des futures victimes de ce réveillon.

C’est Ambrine et Ygnat qui ont déboulé les premiers. Dans un Renault Espace de première génération repeint artisanalement avec des filets de pêche aux fenêtres. Il a fallu toute la persuasion et le soutien politique de Georges « What else » Clooney pour que cette voiture étrange arrive à bon port. En effet, le ministère de l’agriculture soutenait qu’il y avait un risque entre l’usine Michelin proche de chez moi et cette oeuvre artisanale ambulante. Un truc de fin du monde pour cause de téléscopage de matrice universelle à base de meringue au ketchup.

Puis deux jours plus tard, c’était le tour d’Atchoum le nain, sa copine Lucie qui a le super-pouvoir de faire des gastros internes (rien ne sort, même si apparemment des fois ça flanche) et Cousin, un type qui a pour particularité d’être un cousin universel. Ils sont arrivés sous les vivats de la foule en délire dans une Clio rouge d’une banalité affligeante.

Le jour du réveillon enfin, arrivait MQB par le train. Celui-ci n’a eu que 5 minutes de retard, une belle performance compte-tenu de la stupide manifestation bovine pour le retour des trains à vapeur. Les troupeaux de vaches étaient amassés sur les voies et il fallait que les trains leur roulent dessus pour pouvoir circuler.

Organiser un réveillon avec cette bande d’olibrius est un défi que je n’ai pas hésité à ne pas relever. Etant sournois de nature, j’avais en effet opportunistement de poser un jour de congé pour le 31, je n’ai donc pas eu à mettre en marche mon esprit surpuissant pour trouver ce qu’on allait bien pouvoir manger. Certes des bases étaient déjà jetées, comme le principe de faire un « apéro dînatoire » ©Lucie mais il fallait encore décider du contenu. Je suis donc arrivé comme une fleur en fin d’après midi, juste à temps pour faire les courses.

C’est là que le drame a commencé : se rendre dans l’hypermarché proche de chez moi (je ne citerai pas de marque, mais sachez seulement que c’est un synonyme de grand lieu qu’on-trouve-partout-à-Las-Vegas) un jour de réveillon est une entreprise aussi folle et inconsciente que de rouler à l’envers sur une autoroute un jour de brouillard épais au crépuscule et tout feux éteints. Les gens se ruaient sur les produits, n’hésitant pas à jouer au stock-car avec leurs chariots. J’ai vu un père de famille nombreuse qui avait eu l’astucieuse idée de jeter ses enfants dans les rayons sans s’arrêter avec pour mission de ramener un produit précis. Il tournait ainsi dans le magasin et rattrapait ses enfants au tour suivant. C’est vrai que même si un ou deux gamins se faisaient piétiner ou écraser par un chariot, sur le nombre qu’il en avait il était sûr de pouvoir finir ses courses dans les temps.

Bien évidemment la file d’attente aux caisses était digne d’un guichet postal aux heures de pointe, mais c’était l’occasion de voir des phénomènes de foire méconnus, comme un type qui se baladait en bermuda et t-shirt au milieu de l’immense foule des gens normaux qui étaient eux emmitouflés dans leurs épais manteaux1. Après une bataille épique avec une grosse dame tonitruante, nous avons enfin pu accéder à la caisse n°27 où nous nous en sommes tirés pour la modique somme d’un rein, qui a été promptement prélevé sur Atchoum. D’ailleurs ce type est tellement poilu que même ses organes internes sont velus, c’est incroyable.

De retour à la DricHouse, tout le monde a ensuite passé les 8 heures suivantes à préparer les toats, sauf moi qui les mangeais au fur et à mesure.

Après avoir été chercher MQB à la gare internationale de Bourges, on a mangé, raconté deux ou trois conneries, sauvé le monde une fois et demi et on s’est à peine moqué du roi des lutins qui pourtant le mérite bien.

Atchoum étant un spécialiste de renommée mondiale en jeux divers, il nous a sorti une panoplie hétéroclite de jeux étranges mais amusants auxquels nous nous sommes adonnés orgiaquement. Bizarrement ce vieux fourbe n’a jamais perdu, il tricherait comme un porc que ça ne m’étonnerai pas.

J’ai réussi à caser tout le monde pour dormir, en mettant Cousin sur le palier2. Malgré les ronflements incessants d’Albane tout le monde a réussi à dormir.

Finalement, tout le monde s’est enfui dans les jours qui ont suivi lorsque j’ai menacé de leur souffler mon haleine matinale dans le nez, embarquant par la même occasion un vieux clic-clac défoncé et sentant la pisse de chat3.

Et merci à MQB pour les Ferrero Rochers, comme je suis un vieux crevard je les ai gardé pour moi tout seul. Merci aussi à Ambrine et Ygnat pour le Pilori même si je ne peux nier que c’est un poil encombrant.


  1. Véridique en plus, dommage que j’ai oublié mon appareil photo à ce moment-là. 

  2. Grâce à l’évocation du voisin de palier, Cousin a retrouvé le nom d’une BD que je cherche depuis 4 bonnes années (Julius Corentin Acquefacques). Merci !! 

  3. D’après mes sources, le-dit clic-clac sert encore à l’heure actuelle et devrait se voir débarrasser de son odeur tenace par un produit figurant en bonne place des miracles ménagers. 

Je voudrais la paix sur le monde, vite je commente !


Esprit de Noël, es-tu là ?

Pondu le 17 décembre 2007 - 16 commentaires

Tous les ans à l’approche de Noël, je me pose la même question : où est donc passé ce foutu esprit de Noël ?

Vous me connaissez, je suis sérieux et méthodique, j’ai donc mené l’enquête :

– Il est possible qu’en grandissant cet esprit de Noël disparaisse pour laisser la place à la course aux cadeaux à offrir. C’est vrai que passer un samedi à courir dans des magasins bondés d’une foule pressée, agressive et au fond semblable à soi ne se rapproche pas vraiment de la magie sensée régner sur le mois de décembre. Mais c’est pas une excuse, il est probable que quand j’étais petit c’était déjà le cas, et ça ne m’a jamais empêché de m’enthousiasmer en cherchant partout dans la maison ou les sbires locaux du Père Noël (les parents donc) avaient bien pu planquer mes cadeaux.

– Le coup du « c’était mieux avant » : ça m’a quand même mis un coup de vieux qu’Albane n’ai jamais vu à Noël les grands plateaux de maquettes animées (que ce soit du lego, playmobil, train ou auto miniature…) qui étaient déjà en voie de disparition quand j’étais petit dans les grands magasins. Maintenant on ne trouve plus que de gigantesques rayons où sont entassés tous les jouets en vrac.

– Le Père Noël étant une invention d’une grande marque de boisson qui fait roter1, il était bien naturel qu’un jour la supercherie éclate et que la magie faussement insinuée par ce gros barbu en rouge s’enfuit en ricanant.

– Noël c’est à la base une fête religieuse (que ce soit chrétienne ou païenne d’ailleurs). Les cadeaux, le sapin et tout ça c’est assez laïc comme truc, donc le monde a inconsciemment décidé de passer un grand coup de balai sur cette mascarade.

Toutes ces pistes sont certes de très bonnes explications, mais alors cet esprit de Noël, il est parti où ? A Disneyland, en Laponie, à JouetClub ?

En fait non, il s’est juste réfugié dans les téléfilms de Noël qui passent sur TF1 et M6.

Bizarrement, alors que je trouvais ça super niais avant, je ne pouvait m’empêcher de scotcher devant en me demandant pourquoi. Maintenant c’est toujours aussi niais, mais au moins je sais qu’en les regardant je vois ce bon vieux esprit de Noël qui me fait coucou.

Ah oui, en grandissant j’ai trouvé que cet esprit-là aussi il était bien…

La pénurie de tissu fait rage chez les figurantes de Noël


  1. Non non, je cite pas de marque mais c’est pas Pepsi. 

Je parle souvent pour ne rien dire, vite je commente !