La tyrannie des photos d’enfants

Pondu le 8 mars 2018 - 0 commentaires

Comme ça fait bien longtemps que je n’avais rien mis sur ce blog, il me fallait un sujet choc pour faire un retour en force : nous allons donc parler aujourd’hui du scandale international qui pousse les gens à vouloir qu’on mette la photo de ses enfants sur son bureau et sur son téléphone portable.

Lors d’un dîner récent, les collègues de Petite Paupiette1 (je l’appelle comme je veux, c’est mon blog), qui est entre autres la personne qui partage mon lit et la mère de mes enfants, m’ont fait remarquer que mon fond d’écran de portable constituait en une succession de jolies paires de fesses. Ce qui ne m’a pas vraiment surpris, puisque que comme c’est mon portable j’étais déjà vaguement au courant de ce que j’avais mis en fond d’écran.

Ne cliquez pas sur cette paire de fesses, ça déverrouillerait votre smartphone

Comme je me doute que vous vouliez un exemple…

 

Plus tard à son travail, les collègues de Petite Paupiette sont revenues vers elle en lui demandant si ça la dérangeait pas quand même (elle a dit non, c’est pour ça que je l’aime. Enfin pas que pour ça non plus) et pourquoi diantre n’avais-je pas comme tout papa qui se respecte la photo de mes sales gosses charmants bambins en fond d’écran ?

Ce qui m’a poussé à me demander : mais d’où vient cette obligation sociale de devoir s’auto-rappeler qu’on a des enfants en les affichant systématiquement sous notre nez, surtout dans les lieux où ils ne peuvent pas sévir ?

J’ai pour cela interrogé plusieurs personnes. Comme je ne suis pas journaliste, je n’ai ni anonymisé mes sources, ni vérifié mes infos. Vous êtes prévenus.

J’ai d’abord rencontré Martine, 55 ans environ, beaucoup trop maquillée et dont l’accoutrement était un poil trop aguicheur pour son âge.

Dric : Bonjour Martine, je constate que vous avez des photos de vos enfants sur votre téléphone, pourriez-vous m’en dire un peu plus sur ce qui vous pousse à les exposer en permanence à votre vue. Vous ne vivez que pour eux ?2

Martine : Pardon ? Non mais pas du tout voyons, ce n’est pas pour moi mais pour mes clients !

Dric : Vos clients ?

Martine : Oui, regardez cette petite blonde là avec ses boucles, elle est toute fraîche. Elle vous intéresse ? On a une tarification à la nuit et un programme de fidélité.

Dric : Vous n’auriez pas en un peu plus vieux ? Du genre majeures ? Parce que là ça m’intéresserait et… merde, j’ai laissé tourner l’enregistreur. Mais comment on coupe ce truc ? Krgzl…

Ce premier interlocuteur étant assez peu dans la norme, j’ai pu interpeller un papa nommé Boris qui allait sans aucun doute m’en apprendre un peu plus. Comme c’était à un meeting de l’Amicale Communiste des gens Contestataires, j’ai opté pour le tututement réglementaire.

Dric : Camarade Boris, dis-moi donc pourquoi tu affiches tes enfants sur ton téléphone, sur ton bureau, et même sur ton t-shirt avec cette mention « Meilleur papa du monde » ?

Camarade Boris : Je m’appelle Jean-Kevin, pas Boris. Et bien c’est pour euh… les avoir tout le temps près de moi et… je les aime de tout mon coeur, euh… ils sont toute ma vie !

Dric : Camarade Boris, tu me sembles bien mal à l’aise. Allons, détends-toi mon vieux, ils ne sont pas là, ta femme non plus. Respire un bon coup et dis-moi tout.

Camarade Boris : Raaah je craque, j’en peux plus. C’est ma femme, elle m’oblige, c’est insupportable ! Je n’ai aucun répit, ils sont partout. En plus ils sont infects, je n’arrive pas à les tenir, je vais fuguer en Sibérie ! Arrrrgh ! Ah, et je m’appelle Jean-Kevin au fait.

Dric : Dis donc, c’est qui la dame juste derrière toi avec les quatre enfants ? Elle a pas l’air contente dis donc. Ouch, vous avez une sacrée droite Madame, si je peux me permettre. Votre mari a perdu deux dents d’un coup.

Profitant d’un chant marxiste entamé spontanément par la foule, j’ai pu m’enfuir avant de subir le même sort que ce pauvre Boris.

Il ne m’a pas fallu bien longtemps en cherchant sur Internet pour tomber sur CandyBoy1972, avec qui j’ai pu échanger via messagerie instantanée sur le sujet.

Dric : Mais alors toi tu as tout le temps la photo de tes enfants sur toi ? Mais pourquoi ?

CandyMan1972 : Je les trouve si beaux, j’ai envie de leur faire des papouilles tout le temps.

Dric : Mais t’as pas envie d’être autre chose qu’un papa des fois ?

CandyMan1972 : Un papa ? Mais je ne suis pas p… Oh ! Euh… Si, je suis papa, j’aime les… MES, j’aime MES enfants !

FBI : Don’t move motherfucker, we know where you are hiding ! (Traduction : Ne bougez pas monsieur, nous sommes les Toum-Toum de New York, vous savez, ceux qui sont une unité spéciale pour les victimes et tout.)3

Dric : Monsieur FBI ? Mais c’est pas une conversation privée normalement ? Tu les connais CandyTruc ?

CandyMan1972 : Oh merde, ils m’ont repéré !

Erreur : Connexion perdue.

Dric : Hé, y a encore quelqu’un ? Ça marche ce truc ?

Heureusement que je m’étais connecté sur l’ordinateur du voisin, sinon j’aurai encore pris une amende d’Hadopi ou un truc du genre.

Bref. Après ces interviews édifiantes, voilà ma conclusion : Les gens qui se sentent le besoin de mettre en permanence la photos de leur progéniture sous leurs yeux sont soit dérangés du bulbe, soit louches, soit les deux.

Et en plus c’est dangereux : imaginez que vous soyez pris en otage par un psychopathe. Le gars vous pique votre portable, voit la photo de vos enfants et du coup veut les tuer. Bravo, vous les avez mis en danger par votre inconscience !

Alors que moi avec mes paires de fesses je ne mets personne en danger. Parce qu’il est assez rare de reconnaître quelqu’un juste d’après ses fesses, ça demande d’être sacrément physionomiste pour ça.

Autre exemple : vous êtes au bureau et tout à coup votre conjoint déboule avec les enfants qu’il (Le conjoint donc, qui peut tout à fait être une femme – mais comme conjoint est du genre neutre, et qu’en français le neutre est masculin, on dit « il ») devait garder mais à cause d’une fuite d’eau (la troisième ce mois-ci quand même) il a dû appeler le voisin super sexy pour qu’il vienne réparer d’urgence avec sa grosse clé, et donc il vous les refile malgré vos protestations.

Voilà le topo : vous êtes au boulot, vous avez donc du travail, et vous voilà avec deux à trois enfants dans les pattes. Comme tout être humain qui se respecte, vous allez finir par leur demander gentiment d’aller semer l’anarchie et la dévastation un peu plus loin, si possible hors de portée de la totalité de vos sens (ouïe, odorat, vue, toucher. Bon le goût je vois pas, mais ça peut éventuellement inclure votre 6è sens).

Dix minutes plus tard voilà que le directeur se pointe très rouge et très en colère (les deux étant liés à priori) en tenant vos marmots par la peau du cou. Et en exigeant très fort des explications sur pourquoi des enfants se retrouvent dans son entreprise, enfants qui au passage ont trouvé le moyen de dessiner sur des rapports super importants, qui ont également joué avec les ordinateurs en effaçant la totalité des fichiers de la boîte, et dont l’un d’entre eux a apparemment déféqué sur le siège en cuir très confortable du directeur.

Bien évidemment, vous tentez instantanément de passer pour une fougère mais votre plan échoue. Pourquoi ? Parce que vous avez beau être extrêmement convaincant en tant que fougère, vous avez quand même la photo de ces petites pestes qui trône en gros sur votre bureau.

Vous êtes virés. Votre conjoint finit par emménager chez le voisin sexy. Vous avez toujours vos enfants dans les pattes puisqu’ils habitent juste à côté. La seule bonne nouvelle, c’est qu’il n’y a plus de fuite d’eau chez vous.

Alors j’entends déjà des langues de serpent dire que j’aime pas mes enfants (Petite Paupiette me le dit régulièrement. Bien sûr c’est de l’humour, haha. Ha-ha. Non non, ça ne m’affecte pas du tout, penses-tu.). Je me suis donc rendu à l’Association pour la Science et l’Enfonçage de Portes Ouvertes pour leur demander si l’amour porté à ses enfants augmentait à partir du moment où on les avait systématiquement sous les yeux ? Et vice-versa bien entendu.

On m’a répondu que oui, bien sûr. Qu’il fallait être un monstre sans cœur pour prétendre le contraire, et que la preuve c’est qu’Hitler lui-même n’avait pas de photo de ses enfants sur son smartphone et que c’est pour ça qu’il avait été aussi méchant avec les gens.

J’ai eu beau prétexter que je n’étais pas qu’un papa et qu’en tant qu’individu ayant une volonté propre j’avais droit parfois d’avoir d’autre préoccupations4 que mes enfants, et que ne pas avoir de photos d’eux ne faisait pas de moi un père moins aimant, j’ai été copieusement hué et on m’a prié de ne plus remettre les pieds dans cette noble institution. Du coup avant de sortir, j’ai lancé innocemment « Mais alors c’est l’éléphant ou l’hippopotame qui est le plus fort ? »

L’association s’est dissoute après une émeute interne et un bilan de 3 morts et 24 blessés, sans qu’une réponse satisfaisante à cette question ô combien épineuse n’ait été trouvée.

Sinon moi ça va. Petite Paupiette vient de me signaler qu’on a une fuite d’eau, mais que le voisin s’y connait un peu, qu’il est bien équipé et qu’il va réparer ça. Par contre elle dit qu’il va falloir que j’emmène les enfants ailleurs pendant la durée des réparations.

C’est ça être un papa exemplaire, c’est savoir s’occuper de ses enfants en cas de problème.


  1. Si votre femme/compagne/objet sexuel préféré vous lit, n’omettez jamais la majuscule. Jamais. Vous pouvez la traiter de n’importe quoi, mais mettez-y les formes. 

  2. Notez que j’ai un énorme parti-pris et que je n’hésite pas à biaiser mes interviews. 

  3. Oui je sais, les policiers de New York ne font pas partie du FBI, mais c’est moi qui raconte OK ? 

  4. PréoCCUpations, parce que j’ai des fesses en fond d’écran. Cul, fesses, vous avez saisi ce superbe calembour ? 

Je suis un fan de curling, vite je commente !


Réunion de rentrée, voilà voilà

Pondu le 27 septembre 2016 - 0 commentaires

Jeudi dernier, j’ai eu la joie de participer contre ma volonté de mon plein gré à la réunion de rentrée des parents de la classe de CE1 du plus grand de mes petits monstres.

Ce gamin se tape de luxe d’avoir deux maîtresses, une pour le début de semaine, une pour la fin. Et comme je le pressentais, double de maîtresses = double de durée de réunion.

Pour l’occasion, nous étions dans la classe de nos chers bambins à 17h tapantes, et nous pouvions même nous installer à leur place puisque les maîtresses avaient disposé des petits panneaux avec le nom des enfants pour que nous parents puissions dire fièrement à des gamins qui s’en foutent qu’on s’était assis à leur place. Afin de bien marquer le coup, j’avais commencé à graver sur sa table « Dad was here », mais je me suis fait punir par Maîtresse n°1 et j’ai passé le reste de la réunion au coin.

Si je ne devais retenir qu’une seule chose de cette réunion, ce serait le mot « voilà ». Il a bien dû être prononcé par les deux maîtresses une bonne centaine de fois, parfois à l’unisson d’ailleurs.

La modernité ayant pénétré avec fracas dans nos institutions scolaires, toutes les classes sont équipées d’un vidéoprojecteur relié à un PC. L’avantage, c’est qu’aucun gamin ne risque de se prendre une craie lancée habilement entre ses deux yeux (bien que le traditionnel festival inter-écoles de lancer de craie ait toujours lieu chaque année, les élèves punis étant réquisitionnés en tant que cibles). Je présume que c’est comme les coups de règles sur les doigts de nos parents, tout se perd.

Les enseignantes ont donc allumé leur vidéoprojecteur pour nous montrer l’emploi du temps des enfants, nous avons ainsi pu voir qu’une des enseignantes a des pratiques sexuelles très libres grâce aux photos de vacances qu’elle avait récupéré sur l’ordinateur de la classe. Après nous avoir vanté les mérites des donjons sado-maso du bassin d’Arcachon, maîtresse n°1 nous a détaillé les deux premiers jours de la semaine.

 

Ne cliquez pas sur cette hôtesse, vous recevriez un coup de fouet.

L’hôtesse d’accueil du Palais de la Fessée à Arcachon

 

Il existe un cliché récurrent comme quoi les instits sont des feignasses qui passent leur temps en vacances, c’est pourquoi on nous a présenté un planning digne d’un ministre. Pas un ministre de la culture hein (sinon il n’y aurait eu que des petits fours et des cocktails d’inauguration), plutôt un ministre genre budget ou logement, qui fait des réunions pas marrantes dans lesquelles on ne rigole pas.

Un planning barbant donc, et super dense. J’ai bien regardé (en plissant les yeux parce que j’étais tout au fond1), je n’ai pas vu de créneau babyfoot, massage thaïlandais et origami ouzbek. Je me suis ainsi fait punir deux fois consécutives, la première fois pour avoir grossièrement interrompu la maîtresse sans avoir levé le doigt pour lui signaler ce qui me semblait être une anomalie, et la deuxième pour avoir confondu mon planning et celui de mon rejeton. J’ai donc dû copier 30 fois « Je ne dois pas interrompre la maîtresse en rotant bruyamment, ni raconter des âneries. »

Contrairement à ce que nous assènent à longueur de journée les vieux « C’était-mieux-avant », il semblerait que les élèves d’aujourd’hui apprennent les mêmes choses que les élèves d’hier, avec un peu d’anglais en plus. Leur intervenante étant d’un pragmatisme incroyable, elle commence l’année avec les jurons anglophones. C’est à dire toutes les variations à base de « fuck » comme « fuck off », « fuck you », « fucking fuck » et « what the fuck ». Les « motherfuckers », « shit », « sucker » et « bitch » devraient suivre jusqu’à la période de Noël.

Les mathématiques ne sont plus basés sur des nombres de pommes mais sur des valises d’argent transitant vers les paradis fiscaux. Sauf en zones prioritaires où on prend plutôt des voitures volées ou brûlées. Maîtresse n°2 nous a bien dit qu’effectivement c’était un peu discriminatoire, mais qu’il fallait bien adapter l’école aux enjeux modernes et que « cette différence était dictée par le pragmatisme et non par une idéologie de bisounours de merde, qu’il y en avait marre de tous ces culs-bénis bobos bien pensants qui s’offusquent pour un pet de lapin, ces hipsters bohémiens qui se font appeler des social justice warriors qui feraient bien de trouver une vraie occupation au lieu de fumer des joints en profitant du travail des autres ». C’est à peu près à ce moment-là que la maîtresse n°1 a dit que sa collègue avait un rendez-vous et qu’elle allait devoir nous quitter. Après avoir sorti la n°2 de force, la n°1 a donc continué en nous parlant du système de récompense qu’elle a instauré auprès des élèves.

Comme elle précisait que les punitions corporelles étaient interdites, maîtresse n°2 est entrée en trombe par la sortie de secours et s’est lancée dans un discours enflammé où il était question de ces lopettes politiquement correctes de pédiatres et pédopsychologues de merde qui feraient mieux de laisser bosser les gens compétents au lieu de pondre des théories fumeuses sur l’éducation des enfants des autres. J’ai applaudi bien fort, je me suis fait sortir en même temps que maîtresse n°2 par les gros bras de la sécurité.

Ce n’est qu’après cinq minutes que j’ai pu rentrer dans la classe, où je suis directement retourné au coin pour avoir beuglé « I’m back, bitches ! » au moment où je franchissais la porte.

Entre temps Maîtresse n°1 avait exposé son système de récompense, qui tourne globalement autour de la torture psychologique. Comme elle a dit, à un moment il faut bien montrer aux élèves que s’ils franchissent les limites il y a des sanctions. Alors qu’elle consultait ses fiches pour nous montrer un savant diagramme, maîtresse n°2 a fracassé une des fenêtres, a sauté dans la classe et nous a expliqué fort bruyamment que le lobby des psychiatres avait œuvré en sous-main auprès du gouvernement pour faire interdire les punitions corporelles pour une seule raison : les maltraitantes physiques sont plus facilement soignables que les souffrances psychologiques, du coup on force les gens à utiliser la violence psychologique en remplacement de la violence physique2.

La sécurité mit un peu plus de temps à évacuer la maîtresse n°2 cette fois, plusieurs parents commençant à prendre sa défense. Le calme revint surtout lorsqu’il fut rappelé que les gardes de sécurité étaient maintenant armés depuis les attentats. Un des parents qui mit en doute cette affirmation fut promptement tazé, ce qui acheva de convaincre les sceptiques.

Après une courte conclusion à base de « voilà », la maîtresse n°1 passa aux questions des parents.

Disons-le tout net, ce fut une boucherie.

La plupart des parents voulant montrer qu’ils étaient meilleurs parents que les autres, ils hurlèrent comme des gorets qu’on égorge pour se faire entendre et poser des questions allant du hors-sujet au complètement à côté de la plaque.

Maîtresse n°1 ne se laissa pas démonter et fit rappeler Maîtresse n°2. Son regard assez flippant et la bave qu’elle avait aux lèvres fit revenir le volume sonore dans la pièce à un niveau supportable et l’on put échanger courtoisement. Je vous passe le détail des questions, de toute façon ça ne m’intéressait pas.

Finalement j’ai pu m’enfuir vers 23h15, récupérer mes petits gamins qui faisaient cuire un écureuil à la broche autour d’un feu qu’ils avaient réussi à allumer dans la cour de l’école et rentrer dans ma chaumière en évitant les bandits de grand chemin qui sévissent par chez moi.

Voilà.


  1. Il est d’ailleurs assez curieux que l’être humain rétrécisse son champ de vision lorsqu’il a besoin de mieux voir, il doit bien y avoir une raison plus ou moins scientifique que nos chers savants aborderont très probablement dès qu’ils auront fini de trancher définitivement la question de savoir qui est le plus balèze entre l’éléphant et le rhinocéros. 

  2. A ce sujet, l’Association des Pédopsychiatres Francs du Collier a indiqué dans sa brochure à destination des parents et éducateurs que la violence psychologique étant plus compliquée à vérifier que les marques de coup, les parents peuvent s’y adonner avec un minimum de risques. 

Je parle souvent pour ne rien dire, vite je commente !


La courgette est une arnaque culinaire

Pondu le 6 novembre 2015 - 5 commentaires

Vous noterez que le titre de cette note est affirmatif. J’aurais pu placer un titre sous forme de question pour laisser penser qu’il y allait avoir un débat, du pour ou du contre, etc. Mais non, j’affirme bien haut (je fais 1m88, ce qui me permet de dominer la plupart de mes interlocuteurs1) que la courgette est une arnaque.

Je présume que comme moi vous entendez depuis que vous êtes petit(e) :

« Mange des courgettes, c’est des légumes, c’est bon pour la santé, et puis regarde je les ai fait revenir avec des herbes, elles sont très bonnes ! »

Arrêtons-nous un instant sur la phrase précédente que toutes les mamans ont dit à tous leurs enfants (si vous ne l’avez pas entendue, c’est probablement que vous n’écoutiez pas) :

La dernière partie de l’intervention sous-entend que les courgettes c’est très bon gustativement. Or quiconque a déjà mangé des courgettes toutes seules validera le fait que non vraiment, la courgette n’a aucun intérêt. Du coup si votre maman vous ment sur un point, qu’est-ce qui vous dit qu’elle ne ment pas sur le reste ?

Vous allez me dire que je suis de mauvaise foi, vu que votre maman a bien précisé qu’elle les avait fait revenir avec des herbes (aromatiques, on est pas des vaches) et que du coup l’ensemble doit forcément avoir un meilleur goût que de l’eau salée. Ce à quoi je vous réponds d’une part que je n’ai jamais très bien saisi le concept de la mauvaise foi donc que je ne l’utilise pas, et d’autre part que dans ce cas autant mettre ces herbes sur quelque chose d’autre, comme un bon steak.

Tenez, je suis même prêt à faire une concession : ces herbes, mettez-les dans une ratatouille. Il y a de la courgette dedans, mais comme il y a aussi d’autres légumes qui ont le bon goût d’avoir du goût, on gâche déjà moins la nourriture.

Revenons à votre maman : elle commence par le lieu commun comme quoi les légumes sont bons pour la santé. C’est pas faux, comme dirait Perceval. Mais si vous ne mangez que des légumes (dans lesquels on n’inclue pas les féculents – patates, pâtes, riz, pain…), vous n’irez pas très loin. Et pour cause, l’énergie qui vous est nécessaire pour vous lever le matin et affronter une dure journée de labeur vous est fournie par les féculents.

Diantre, mais du coup les légumes ça sert à quoi ?

Et bien ça apporte notamment des fibres qui aident à digérer. Ça nous fait une belle jambe, d’autant que les poules se servent de cailloux pour ça. Donc si vous n’aimez pas les légumes et que vous vous sentez l’âme d’un poulet, passez aux cailloux. D’un calibre pas trop gros hein, il va bien falloir les évacuer à un moment donné…

Ne cliquez pas sur cette paire de fesses, ça ne fera pas cuire les cookies plus rapidement.

Tant qu’à cuisiner, autant faire des trucs qui donnent envie…

 

Mais alors pourquoi tente-t-on de gaver enfants et conjoints récalcitrants avec un aliment qui n’a pas plus d’intérêt nutritif que gustatif ?

La réponse, tous les jardiniers du dimanche la connaissent : mettez un plant de courgettes dans votre potager, il vous spammera littéralement de courgettes une fois l’été venu. A tel point qu’en général, les gens qui ont un potager se retrouvent à demander tous les week-end à leurs proches s’ils ne veulent pas des courgettes du jardin, élevées dans le bio (cette saloperie n’a de toute façon pas besoin d’engrais ni de pesticides) et l’angoisse la plus totale. Car outre le fait d’avoir un rendement scandaleux, le pied de courgette s’étale dans toutes les directions et finit par étouffer toutes vos plantations autour. Évidemment si vous vivez en milieu urbain avec pour seul jardin votre petit balcon, vous resterez insensible à ce problème, vil(e) citadin(e) que vous êtes.

Mais imaginez que si un petit jardinier amateur peut cultiver autant de courgettes, le rendement d’une culture industrialisée de courgettes suffirait à nourrir toute la population terrestre pour les 10 prochains siècles. Enfin ce serait le cas si la courgette avait un pouvoir nourrissant. Les rares producteurs de courgettes se retrouvent donc avec des légumes en quantité, qu’ils sont obligés d’écouler à très très bas prix.

La prochaine fois que votre maman vous fera des courgettes, vous pourrez la traiter de sale radine.

Finalement, de quoi est composée une courgette ?

D’eau, à 95%. En gros les courgettes c’est de la flotte et quelques fibres. Ce qui explique que gustativement, la courgette c’est tout pourri et que sa présence en tant que seul légume dans un repas soit un supplice pour tous les sales gosses que nous sommes au fond.

Et connaissez-vous un animal qui est presque entièrement composé d’eau, qui ne sert à rien et qui a un pouvoir de nuisance surpuissant ?

Oui, les méduses.

La courgette, c’est une méduse alimentaire.

 

 


  1. J’habite dans le Berry, un pays où la taille moyenne nécessite le port de talonnettes. 

Je veux payer moins d'impôts, vite je commente !


T’en tiens une couche, mon fils !

Pondu le 13 novembre 2013 - 1 commentaire

Les heureux parents sont tous confrontés à un problème de taille avec leur nouveau(x) rejeton(s), je veux bien sûr parler des couches. Pas les couches lavables, eco-responsables, pas toujours hygiéniques et sans doute pas si économiques, mais les vraies couches qu’on met à la poubelle après usage, en ayant la vision de billets de banques qu’on jette par la fenêtre.

Les gens qui sont concernés par le problème auront remarqué qu’il y a une mention de poids à côté de la taille des couches :

La mention du poids est entourée en rouge. Ça va, vous suivez toujours ?

Petit apparté : Je profite d’ailleurs de cette illustration pour signaler que si vous ne voyez pas du tout qui est Francis Blanche, voici un extrait des Tontons Flingueurs qui devrait vous montrer le rapport avec cet hideux bébé en illustration de mon illustration : 

http://www.youtube.com/watch?v=NC7VJu8qffk

Où en étais-je ? Ah oui, le poids sur les couches. Je pensais que ce poids était la contenance moyenne de caca que pouvait supporter la couche. Ce qui était quand même génial, vous imaginez une couche qui peut contenir 3 ou 4 kilos de crotte de bébé ?

Évidemment j’avais tort, c’était juste le poids moyen du bébé qu’on peut mettre dans la couche. Ma déception fut grande lorsque j’appris la vérité.

Les couches sont un cas d’école de recherche qualité-prix, non seulement pour les possesseurs de bébés, mais aussi pour les fabricants.

Les industriels sont là pour faire des bénéfices sur la vente de couches, on est bien d’accord. Pour cela, leur marge doit être la plus élevée possible. Mais s’il font des couches pourries, les consommateurs iront voir ailleurs.

Le principe, c’est qu’on commence à sortir une couche de qualité à un prix assez bas (pas trop sinon on pense que c’est du low-cost, mais plus bas quand même que les ténors du milieu). Ensuite, on va rogner peu à peu sur la qualité du produit, tout en annonçant sur les paquets « Nouveau, couche plus efficace ! », tout en changeant le prix et le nombre de couches dans un paquet pour embrouiller tout le monde1

C’est ce qu’a dû faire un fabricant de couches pour une grande enseigne de supermarchés. Leur labo de R&D, qui est situé dans un endroit extrêmement secret, est constitué de scientifiques avec de grosses lunettes et des teints blafards. Ce sont des gens qui pensent avec 5 ans d’avance, qui ont des théories on ne peut plus sérieuses sur qui de l’éléphant ou du rhinocéros est le plus balèze, qui connaissent les secrets de l’infiniment grand comme de l’infiniment petit. Il est aussi fort probable qu’aucun d’entre eux ne sache faire fonctionner un appareil électroménager du quotidien, mais c’est à ça qu’on reconnaît un vrai scientifique.

Ne cliquez pas sur cette image, il n'y aura aucune réaction chimique à la clé.

Une scientifique à grosses lunettes. Bon c’est vrai, elle n’a pas trop le teint blafard.

Bref, ces gens sont plutôt calés dans leur domaine. Ayant constaté que les couches avaient une élasticité limitée, et qu’un bébé avait une capacité à générer de la déjection quasiment illimitée du moment qu’on le nourrissait2, ils en conclurent qu’à un moment donné, la couche allait exploser.

Une nouvelle forme de terrorisme était née ! Imaginez un politicien en pleine campagne de réélection, il prend un bébé pour lui faire un bisou quand tout à coup BOUM, explosion de caca. Inutile de dire que sa réélection est foutue. Ça peut également fonctionner sur le tapis rouge du festival de Cannes, ou dans un métro bondé à l’heure de pointe.

Étant de bons patriotes, ces scientifiques ont donc trouvé une parade fort astucieuse dans le principe : leurs couches ressemblent en tout point à d’autres couches, sauf qu’elles disposent d’une ouverture automatique dans le dos pour laisser passer le trop-plein de contenu afin d’éviter l’explosion.

Je suppose que cette technique a seulement été testée in-vitro, parce que dans la vraie vie je me suis retrouvé avec un gamin qui avait de la crotte plein le dos. Ça a été une belle occasion pour le frère ainé d’apprendre quelques jurons3.


  1. Si vous ne souhaitez pas vous faire avoir, il suffit de calculer le prix à la couche, soit le prix du paquet (plus éventuellement les frais de port) divisé par le nombre de couches. Et vous verrez ainsi que les offres sur eBay ou Amazon sont pour la plupart du caca de panda. 

  2. Certains ingénieurs émirent l’hypothèse qu’en arrêtant de nourrir les bébés, on solutionnait directement le problème à sa source. Même si c’est moralement indéfendable, c’est techniquement bien trouvé. 

  3. Il les connaissait probablement déjà, mais je préfère penser qu’il est encore innocent à 4 ans. 

Je trouve qu'on ne parle pas assez de poneys ici, vite je commente !


Je suis papa (encore) !

Pondu le 25 juillet 2013 - 7 commentaires

Il se trouve que Madame Albane était enceinte ces derniers mois. Je vous passe les détails de la conception, d’autant que je ne suis pas certain d’avoir été présent à ce moment-là (il y avait beaucoup de monde, et je me suis absenté un moment pour manger un morceau).

Je vous passe aussi les détails de la grossesse, vu que ce n’est une partie de plaisir pour personne pendant au moins les deux tiers du temps, et que ce fut finalement une grossesse assez classique et bien moins médiatisée que celle du rejeton princier british qui n’a toujours pas de nom à l’heure actuelle.

Ce qui nous amène au lundi 22 juillet 2013, date de fin de la grossesse de Madame. Afin de faire simple et concis, je narrerai les faits de façon chronologique, avec l’exactitude et la véracité dont je fais toujours preuve  :

– 8h moins pas grand chose : alors que je pars au travail, Madame me signale qu’il faudrait peut-être que je ne m’éloigne pas trop de mon téléphone, vu qu’elle a quelques contractions assez fortes. Comme je n’ai aucune idée de ce qu’est une forte contraction, je l’associe dans ma tête à un bobo imaginaire qu’elle invente pour faire son intéressante.

– 9h : Coup de fil de Madame pour me dire qu’elle a une contraction toutes les dix à quinze minutes. Comme elle me dérange en pleine lecture de mes mails et que ceux-ci me proposent un allongement de mon pénis, je n’ai aucun mal à sélectionner la priorité du moment et à lui raccrocher au nez.

– 9h30 : Je me cure le nez. La pêche est bonne.

– 10h30 : après quelques échanges téléphoniques, la situation semble en stand-by. Des contractions régulières, mais pas assez rapprochées pour enclencher le plan « Livraison du Colis par Cachalot Express »1. Comme il est urgent d’attendre, je vais vaquer à mes occupations qui consistent surtout à avoir l’air très occupé dans l’espoir qu’on ne me file pas de travail.

– 10h40 : Malgré mon camouflage de fougère, je suis repéré et doit exécuter une tâche éreintante qui consiste à aller chercher le courrier.

– 11h30 environ : Appel assez angoissé de Madame, les contractions sont tombées à 4 minutes d’intervalle. J’appelle mon chauffeur (qui est une chauffeuse), qui me ramène prestement chez moi.2

– 12h10 : Madame a beau avoir des contractions toutes les 4 minutes, elle trouve quand même le temps de traîner entre chaque. Je lui fais remarquer que si elle continue de glandouiller comme ça, elle n’aura pas droit à la péridurale. Cette remarque la fait curieusement accélérer de façon significative mais quand même pas spectaculaire. Premier-Né, administrativement nommé Raphaël, est embarqué lui aussi vu qu’à 3 ans et demi il ne peut toujours pas se débrouiller seul. Je sens que pour son stage de fabrication de composants de smartphones en Chine l’année prochaine c’est foutu.

– 12h25 : arrivée à l’hôpital de Bourges, qui est une masure insalubre partagée avec une boucherie, des pompes funèbres et un vendeur de kebabs. Ces autres commerces se fourniraient tous à l’hôpital que ça ne m’étonnerait pas. Raphaël est évacué par sa grand-mère qui l’exfiltre par hélicoptère.

– 12h30 : comme les journalistes sont tous à Londres pour l’autre naissance de célébrité, nous n’avons aucun mal à parvenir dans le service des accouchements. Nous entrons, et je me fais virer sous prétexte que j’ai l’air d’un pervers.

– 12h32 : Je reviens affublé d’une fausse moustache. Les soignants, pensant que Freddy Mercury vient visiter leur service me font entrer sans autre formalité. Je suis toutefois obligé d’avoir l’air un peu mort et décomposé pour ne pas éveiller les soupçons (je savais bien que visionner la série Walking Dead me servirait un jour).

– Un peu plus tard : Comme l’anesthésiste est d’une timidité maladive, je suis expulsé de la salle d’accouchement. Mais je ne me plains pas, vu que la salle d’attente est dotée d’une télé.

– Encore un peu plus tard : Les aides-soignantes me ceinturent et me forcent à rentrer dans la salle d’accouchement. L’une d’elles me pète trois doigts dans l’opération et me promet qu’elle me montrera comment elle a fait si je me tiens tranquille. Malgré mes suppliques et mes larmes, la télé reste en salle d’attente.

– 14h40 : Albane étant quelque peu agitée, des soignants viennent la ligoter sur la table d’accouchement après qu’elle ait réussi à sectionner les tendons du poignet de la sage-femme d’un seul coup de dents. Ils finissent par lui filer un shoot d’héroïne parce que ça coûte moins cher que les calmants homologués.

– 14h45 : L’anesthésiste revient un peu affolé, ce n’est pas de l’héroïne qu’ils ont filé à Madame mais du LSD. Ce qui explique qu’elle voit des libellules mauves qui me grignotent le cerveau en discutant des interactions chimiques entre les méduses et les formulaires de demande d’adoption.

– 14h50 : l’aide-soignante arrive enfin à mettre les libellules dehors. Albane en profite pour essayer de me mordre le bras, avec succès.

– 14h59 : Apparemment le bébé est pressé de sortir puisqu’on voit un tentacule qui s’agite frénétiquement. La sage-femme assure qu’on a le temps et que ça s’est passé comme ça pour la naissance de Paul le Poulpe, et que finalement il a fallu attendre une demi-heure.

– 15h03 : On voit la tête. La sage-femme se rend compte qu’en fait on n’a pas super le temps et appelle à l’aide (véridique).

– 15h04 : C’est l’éjection. Le bébé sort d’Albane à la vitesse record de 102km/h (comme une balle de tennis au service, pour vous donner une idée). La détonation est entendue jusqu’à l’extérieur de l’hôpital. La sage-femme fait un plongeon magnifique et réceptionne mini-nous juste à temps pour éviter qu’il ne s’encastre dans le mur.

– 15h05 : Mini-nous enroule ses tentacules autour du visage de la sage-femme et tente de lui manger les yeux. Un infirmier plutôt costaud lui envoie de fortes décharges avec une matraque électrique pour lui faire lâcher prise. La sage-femme fait des bonds bizarres à chaque décharge, ce serait très amusant à voir si Albane n’essayait pas de me broyer les testicules afin d’être certaine que je ne la remette pas enceinte par inadvertance (ce qui n’arrivera pas volontairement, étant donné que nous sommes tous deux très en accord sur le fait que 2 rejetons, c’est pile ce qu’il faut pour assurer la survie de l’espèce sans risquer la surpopulation).

– 15h06 : Dans des circonstances encore indéterminées, un feu se déclare dans la salle d’accouchement. Mini-nous rétracte aussitôt ses tentacules et se roule en boule dans un coin de la pièce. Au moins nous connaissons maintenant un bon moyen de pression s’il n’est pas sage.

– 15h20 : On pèse et on mesure la bête. 3k940, 51cm, 2 testicules, 10 doigts, deux yeux, deux oreilles et toutes ses dents. Oui, il semble que Mini-nous soit né avec l’intégralité de sa dentition déjà en place. Et qu’il ait hérité de la tendance d’Albane à vouloir mordre tout ce qui ressemble à un morceau de viande.

– 15h30 : Nous restons seuls Albane, Mini-nous et moi dans la salle  d’accouchement pendant que les soignants barricadent l’entrée de l’extérieur. Il semble que Gaël (le vrai nom officiel et tout de Mini-nous) dépasse largement les normes d’agressivité tolérées au sein du service, et ils ont décidé de faire appel à l’armée pour gérer ce cas.

– 15h38 : Nous sommes copieusement gazés et je sombre dans l’inconscience (mes parents diraient que je l’étais déjà, mais ils sont médisants).

– 17h : La sage-femme vérifie que tout va bien pour nous trois et signe un avis d’expulsion. Nous sommes raccompagnés fermement à la sortie du service d’accouchement par trois gros balèzes dont un que je suis persuadé avoir vu dans l’émission « Meutriers en Série ».

– 17h10 : On nous emmène à notre cellule. Je suis content de voir qu’au moins le trou d’évacuation des déjections n’est pas bouché, pas comme dans le dernier hôtel où j’ai mis les pieds. Je demande un autographe au tueur en série, qui me dédicace son livre « Je vous tuerai tous » en inscrivant « Pour Dric, je te rendrai bientôt visite. Amicalement, Roger. »

Gaël à l'âge adulte (projection)

Gaël à l’âge adulte (projection)

La suite est plutôt banale avec le traditionnel défilé des personnalités politiques, des félicitations à la chaîne, des photos, du champagne et des filles nues qui se trémoussent. Albane et Gaël pourront rentrer demain (vendredi donc), et si Gaël s’en contrefout puisque lui il peut pioncer, manger et faire caca où qu’il soit, Albane est beaucoup plus impatiente.

Quand à moi, je profite d’avoir le lit pour moi tout seul. Malgré mes demandes répétées, il m’a été interdit d’y amener d’autres personnes.


Note : j’ai un peu romancé cet accouchement, mais l’horodatage est correct ainsi que les principaux évènements. Le personnel a été très très gentil et a fait en sorte que tout se passe bien (même si Gaël est effectivement sorti plus vite que prévu). 

 


  1. Je vais probablement me faire tuer pour ce qualificatif de cétacé, ou au moins souffrir considérablement. Mais ça vaut le coup. 

  2. En vrai on s’en fout mais je fais du covoiturage. Ça sauve la planète, le compte en banque et c’est assez agréable de se faire conduire. Le revers de la médaille c’est qu’on roule parfois sur un chat, mais on ne peut pas tout avoir. 

Je voudrais la paix sur le monde, vite je commente !


Oh no ! More lemmings

Pondu le 16 janvier 2013 - 8 commentaires

Il est parfois des situations dans la vie d’un homme (au sens mâle du terme) où il est de bon ton de ne pas paniquer. Parmi celles-ci, on peut compter de façon non exhaustive :

  • La vue d’un araignée ou d’un petit rongeur (en tant que mâle, vous êtes censés faire face),
  • La lecture d’un énorme écriteau sur lequel est inscrit « Merci de ne pas paniquer »,
  • Un entretien d’embauche,
  • Une proposition de débauche12,
  • La découverte d’une des pièces de votre maison/appartement redécorée par votre rejeton/compagne/compagnon/employé des impôts de façon totalement hideuse3.

Faire face à une de ces situations impose un certain contrôle de soi. Quelques phrases prononcées par vos interlocuteurs peuvent vous indiquer si votre vilain faciès est en train de trahir vos sentiments réels :

  • « Pourquoi t’es tout blanc d’un seul coup ? »,
  • « Vous avez fait un malaise, ça va mieux ? »,
  • « Si tu écarquilles encore plus les yeux, ils vont tomber de leurs orbites4 »,
  • « Tu pourrais arrêter de faire le clown, je te parle sérieusement ! »,
  • « Vous avez bu avant de venir ? »

Il n’y a malheureusement pas de recette miracle pour masquer votre trouble. N’importe quel petit mentaliste à la noix vous dira que votre façon d’être vous trahira quoi que vous fassiez, donc vous ne pouvez vous en remettre qu’à votre talent naturel pour le mensonge et espérer que votre « pokerface »5 combinée à un interlocuteur peu observateur sera suffisant pour vous tirer d’affaire.

Quoi qu’il en soit, il y aura toujours certaines situations où vous finirez par paniquer. Que ce soit sur le moment, avant ou après, vous aurez une vieille sueur froide, des visions apocalyptiques et le sentiment que le monde vous en veut personnellement.

C’est à peu de choses près ce que nous avons ressenti Albane et moi en apprenant que nous étions les heureuses victimes du « Polichinelle dans le tiroir Surprise ». Alors bien sûr nous sommes contents (on voulait plus d’un rejeton pour payer nos retraites après tout), mais quand c’est pas du tout prévu au budget 2013 (je n’apprendrai à personne qu’un bébé c’est composé pour moitié d’amour et pour moitié de gouffre financier), ça fait un peu peur quand même. Ce qui vaudra à ce futur mini-nous un peu moins d’amour de notre part (je vous apprendrai comment calculer l’amour qu’on peut porter à son enfant dans une prochaine note).

Pour tout dire, ça nous a pris pas moins de deux mois pour nous faire à l’idée (surtout moi pour être honnête). Se remettre aux couches, se relever la nuit pour les biberons, être malade tous les matins pendants trois mois, avoir l’air d’une baleine… Et encore, je ne parle que pour moi.

En attendant, les paris sont engagés : l’ensemble des grands-parents ainsi que Raphaël6 et pas mal de nos amis veulent que ce soit une pisseuse, Albane s’en fout (elle préfèrerait toutefois qu’il/elle ait une apparence humaine), et je voudrais encore un p’tit couillu pour ma part. Selon les changements de lune, la couleur de l’urine du chat et la position du dollar canadien sur le marché des valeurs dévaluées, les pronostics me donnent totalement tort.

La ponte est prévue pour le 1er août, et je n’ai pas trouvé de détournement à faire à partir de la première écho (qui est malheureusement bien moins spectaculaire que la première de Raphaël). J’ai hâte de voir la deuxième pour voir autre chose que des tâches formant une vague silhouette. A moins que je ne sois papa d’un test de Rorschach, mais ça reste peu plausible sur un plan médical.

Mon futur enfant.

Mon futur enfant.

 

Les personnes qui ont immédiatement reconnu le titre de cette note et donc le rapport avec celle-ci sont mes nouveaux héros ou héroïnes pour les prochaines 48 heures.


  1. Encore que là vous pouvez paniquer, surtout si Madame votre compagne (ou Monsieur votre compagnon pour les plus gays d’entre nous) est juste à côté de vous et qu’il/elle n’est pas l’auteur(e) de la proposition. 

  2. J’avais une super illustration à vous proposer avec une légende dont j’étais très fier, mais vous comprendrez plus loin pourquoi je me suis résolu à ne pas l’insérer dans cette note. 

  3. Surtout s’il se trouve que cette personne s’est faite aider de Valérie D., animatrice d’une émission sur le thème « Heureusement que c’est pas chez moi ». 

  4. Ça reste peu probable techniquement parlant, mais c’est toujours sympa à placer dans une conversation. 

  5. Tête de poker en mauvaise traduction littérale, ce qui signifie une expression totalement neutre. Les joueurs de poker ont tout intérêt à l’arborer s’ils ne veulent pas que leurs adversaires se doutent qu’ils ont une très bonne ou très mauvaise main 

  6. alias Premier-Né – une appellation clinquante pour dire qu’il était le premier rejeton sur les lieux. 

Je voudrais la paix sur le monde, vite je commente !


Comment j’ai pu dégueulasser toute la cuisine sans foirer ma Saint Valentin

Pondu le 17 février 2012 - 11 commentaires

Le 14 février c’était le jour des amoureux. Enfin en vrai, on est bien d’accord qu’en général les zamoureux n’ont pas besoin d’un jour particulier dans l’année. Même pour les couples, c’est discutable.

Il y a en revanche un cas de figure (dans lequel je suis) qui mérite bien son jour des zamoureux, ce sont les familles. Car dès qu’un rejeton pointe le bout de son nez, on passe du statut cool et décontracté du zizi de « couple » à « famille ». A tous les nouveaux parents, je souhaite bien du courage.

Quoi, des bisous entre vous ?! Je vous demande de vous séparer, je suis bien trop mignon pour cesser d'être votre seul centre d’intérêt.

Le nouveau venu, si mignon soit-il est quand même un phagocyte de temps et de sentiments incroyable. Cette petite personne va devenir le centre du monde et séparer plus sûrement papa et maman que ne le ferait Moïse avec la Mer Rouge. Je vous déconseille si  vous en souffrez d’aller faire un tour sur d’éventuels forums où des des gens dans la même situation que vous épanchent leur malheur, c’est totalement déprimant et ça ne vous servira à rien au final.

Et inutile de penser à faire subir à votre progéniture le même traitement que pour des chatons encombrants, le dépôt d’ordures dans les rivières et les étangs est puni par la loi. Et à moins d’être attiré par les franches camaraderies entre prisonniers, vous y perdriez grandement au niveau sentimental.

D’un autre côté ça n’a rien de définitif comme situation puisqu’à force de menaces, de tentatives de meurtre et de brutalités ordinaires ça c’est arrangé entre Albane et moi. Elle ne parle plus beaucoup depuis qu’elle est enterrée dans le jardin, mais au moins on ne s’engueule plus pour un rien. Et puis la poupée gonflable qui l’a remplacée dans mon lit ne prend pas toute la place, elle.

Mais cet état commun à 82,7% des couples d’après l’étude réalisée en 2009 par l’Institut Amérindien de la Statistique Fortement Probable fait prendre tout son sens aux petites manifestations d’amour entre deux parents, comme le jour de la St Valentin.

Pour avoir tester plusieurs scenarii de St Valentin, je crois que je préfère encore rester à la maison et faire un repas amélioré entre zamoureux1 une fois l’abominable mini-tornade couchée. En l’occurrence pour cette année, c’était crème brulée de foie gras2, saumon à la sauce hollandaise accompagné de riz, avec un gros gâteau en dessert.

Vous allez me demander à ce stade3 quel est le rapport de tout ça avec le titre de cette note, et bien le voici :

J’ai offert à Albane (qui excelle dans beaucoup de domaines, notamment dans l’ordre alphabétique où elle arrive systématiquement avant les Clara, les Hildegarde et même les Céline) à l’occasion de cette soirée une machine à faire des sodas4. Le principe est simple, vous mettez de l’eau dans une bouteille, vous la mettez dans la machine, et celle-ci va injecter du CO² dedans pour en faire une eau gazeuse dans laquelle vous ajouterez un arôme de Coca Cola, de fanta ou de limonade. Vous ne pourrez pas faire de champagne par contre.

Simple, la réalisation l’est nettement moins puisque nous avons réussi à inonder la cuisine par deux fois. La première fois c’était de ma faute, je n’avais pas vissé correctement la bouteille sur le support permettant d’injecter le gaz. Lorsque j’ai appuyé sur le bouton, la pression du gaz a fait sauté un tiers de l’eau contenue dans la bouteille d’un litre hors de celle-ci en nous aspergeant généreusement au passage.

En Lituanie, les machines à soda sont quand même plus faciles à utiliser

Un nettoyage plus tard, en relisant le mode d’emploi qui n’a été d’aucune utilité vu la nullité de la présentation5, j’ai fini par comprendre qu’on pouvait faire pivoter l’injecteur de gaz, ce qui permettait de visser bien mieux la bouteille et ainsi d’éviter les fuites.

Vint ensuite l’ajout de l’arôme. Après quelques délibérations à base de « Choisis ce que tu veux – Non toi vas-y – Non, fais comme tu veux – Bon alors on prend quoi ? – Comme tu veux – Bon ok alors on prend quoi ? – Vas-y je te laisse choisir », notre choix s’est porté sur l’arôme d’un ersatz de Fanta.

Deuxième effet Kisscool, lorsqu’Albane a ajouté l’arôme cela a engendré une amusante réaction chimique qui a poussé le contenu de la bouteille à s’échapper d’un seul coup et en grande quantité, nous aspergeant généreusement au passage. Et tenez-vous bien pour ceux qui la connaissent, Albane n’a pas rouspété ni hurlé qu’il y en avait partout, ou fait un mélodrame dans le même genre. Mieux, elle a rit6.

Finalement le breuvage obtenu était plutôt bon, on s’est bien amusé, on a très bien mangé et on n’a même pas regardé la nouvelle saison de Dr House7.

Je crois que c’était ma meilleure St Valentin à bien y réfléchir8.


  1. Cuisiner est probablement une des façons les plus élégantes de draguer, alors la cuisine à 4 mains… 

  2. Que je vous recommande, c’est beaucoup plus léger qu’on ne pourrait le penser et ce n’est pas du tout écœurant. 

  3. Si vous n’avez pas déjà fermé la page parce que le texte est trop long ou que ça vous ennuie, ou les deux si êtes la personne qui partage ma vie… 

  4. Elle m’avait déjà tannée pour en avoir une et j’avais explicitement exprimé mon manque d’intérêt face à cet engin. J’avais néanmoins conservé cette information dans un coin de mon cerveau supérieurement fantastique. 

  5. Message aux fabricants de notice : Bon sang les gars, mettez des images, on pige mieux comment faire après. 

  6. Et comme femme qui rit est à moitié dans ton lit… 

  7. TF1, vous êtes des cacas de panda : commencer la diffusion d’une série à succès un 14 février, vous n’êtes clairement pas pour un maintien de la natalité en France vous. 

  8. Et en plus j’ai conclu. Ou alors c’est Albane qui a conclu, je ne sais plus trop. 

Je voudrais la paix sur le monde, vite je commente !


Comment parler à un poisson rouge ?

Pondu le 7 octobre 2010 - 2 commentaires

La mémoire. Vaste sujet que je ne peux évidemment pas traiter ici vu le faible niveau intellectuel de mon lectorat, celui-ci se réduisant à quelques spammeurs ainsi que des gens égarés en cherchant « faire pipi assis » sur google1. Sans compter que mon niveau à moi n’est pas plus brillant, et qu’en plus je suis trop feignant pour faire un truc digne d’un doctorat. Je vais donc me contenter de faire une petite liste de la probabilité pour un homme lambda me ressemblant d’oublier ou non ce qu’on lui dit.

Nous allons prendre comme exemple un cobaye anonyme nommé Tulving Endel (il lui fallait bien un nom, et on a déjà vu plus nul), vivant maritalement avec Mme Endel, comme leur nom commun l’atteste.

Une façon intelligente de faire passer un message

Les catégories de discussion :

– Tâche ménagère : probabilité d’oubli de 70%. La tâche ménagère n’est ni motivante ni palpitante, aussi n’espérez pas de notre sujet qu’il soit performant au niveau mémoriel.

– Tâche urgente ou importante : probabilité d’oubli de 35%. Le caractère particulier de ce genre de tâche allume dans la tête de M. Endel une petite alarme rouge. Même s’il oublie le propos de cette alarme, le fait qu’elle continue de clignoter le forcera à se remémorer ce qu’il a à faire.

– Ragot : probabilité d’oubli de 90%, soumi à variations : si notre cobaye est devant quoi que ce soit de plus palpitant (livre, jeu vidéo, télé – y compris un jeu télévisé dans la tranche 18-20h2 ), le score grimpe à 98%.

– Ragot dans les thèmes suivants : sexe, violence, intrigue amoureuse, dénigrement : probabilité d’oubli de 45%. Le taux grimpe à 60% si le cobaye est occupé par autre chose. Madame Endel devra donc faire ressembler ses ragots à des séries télé américaines. Ce qui devrait toujours être le cas d’ailleurs. N’hésitez pas à rajouter des rebondissements mais évitez l’abus de cliffhangers, parce que d’une part vous risquez de perdre l’attention de votre auditeur qui n’attend qu’une faiblesse de votre part pour s’engouffrer dans la brèche et retourner à sa série télé, et d’autre part ça casse totalement le rythme de la narration.

– Discussion sérieuse : probabilité d’oubli de 15%. Varie fortement suivant le degré de sérieux effectif de la discussion. Exemple : Madame trouve qu’il faudrait racheter des rideaux et que le choix de la couleur est capital pour la vie du couple. La probabilité d’oubli de cette discussion par Monsieur sera de 80%. Autre exemple : Madame veut quitter Monsieur, la probabilité d’oubli tombe à 5%.

– Promesse de sexe : probabilité d’oubli de 10%. La probabilité sera d’autant plus basse que la différence de libido entre Monsieur et Madame sera grande3. A noter que toutes les catégories ci-dessus voient leur taux de probabilité baisser de 50% si celles-ci sont assujetties à une promesse de sexe (exemple : « fais la vaisselle et t’auras une gâterie » – taux d’oubli de 20% seulement).

Les facteurs aggravants :

– Madame Endel est une femme adorable, ce n’est pas là le problème. Mais à l’instar de 78% des femmes en couple sur Terre, elle choisira de préférence un moment inopportun pour entamer une conversation avec son conjoint, c’est à dire lorsque celui-ci sera occupé à lire, jouer, zieuter la télé, mater discrètement la voisine4 ou jeter des cailloux sur le chien du petit vieux d’à côté pour qu’il jappe et se fasse engueuler.

– Une tenue vestimentaire à la limite du sac à patates. C’est idiot de le rappeler, mais on est bien plus attentif à quelque chose de beau et bien présenté qu’à un truc mal ficelé et moche. A noter que c’est valable pour les deux sexes…

– Faire passer un sujet totalement inintéressant pour quelque chose de capital et super urgent. C’est l’équivalent de crier au loup, et l’efficacité de cette manœuvre est inversement proportionnelle à la fréquence de son utilisation. C’est une affaire de bon sens, et pourtant il est fréquent que Madame Endel fasse ce genre de choses, et elle continue de s’étonner que Monsieur Endel – personnage pragmatique – réponde un vague « oui oui » sans pour autant avoir l’air d’être ne serait-ce que vaguement concerné par la nouvelle.

– Radoter sans relâche la même chose dans l’espoir que l’information passera mieux. Non seulement c’est sans effet, mais en plus c’est énervant. Vraiment, c’est énervant. Et quand Monsieur Endel est énervé, il reste totalement hermétique à toute forme de communication.

Mais alors comment faire pour parler à une mémoire de poisson rouge ou un affabulateur sans qu’il oublie tout ?

– Je l’ai mentionné dans la première partie, mais promettre du sexe est très efficace. Évidemment on a l’impression de s’être prostitué(e) pour être entendu(e) par son conjoint, mais combien de Monsieur Endel ont déjà offert un cadeau à leur compagne dans l’espoir que celle-ci se montre généreuse au lit par la suite, et combien de Mme Endel ont savamment fait en sorte que cette situation perdure ?5

– Attendre qu’il soit en train d’effectuer une corvée ou un truc chiant, c’est aussi l’assurance que notre bon Monsieur Endel soit au maximum de sa capacité d’écoute. En effet, tout ce qui pourrait le sortir de son occupation morose sera accueilli comme une parole divine.

– Soyez bref(ve). Contrairement à beaucoup d’autres choses, ici plus c’est court plus c’est bon. Les meilleures sont les plus courtes, etc. Quand on s’adresse à quelqu’un qui a la faculté de concentration d’un moucheron, il faut synthétiser au maximum l’information. Mesdames, mettez donc de côté votre fierté et laissez tomber cette vaste supercherie qui dit que vous êtes capable de faire deux trucs en même temps. Quand vous vous adressez à une mémoire de poisson rouge, ne faites que cela pour capter au maximum son attention et ne pas avoir de temps mort dans votre discours.

Voilà, je crois vous avoir bien éclairé sur la communication avec un homme (c’est valable partiellement pour une femme également) ayant quelques lacunes au niveau de la mémoire immédiate. Je tiens à préciser que Madame Endel est un personnage fictif, et que tout ressemblance avec des personnes existantes serait une coïncidence troublante6. Les statistiques sont tirées d’un rapport de 2009 de l’Institut de la Mémoire Défaillante (IMD), qui s’occupe notamment des problèmes de mémoire immédiate, ainsi que de trucs que j’ai oublié.


  1. J’ai honte de le dire mais c’est avec cette requête que je reçois le plus de visites sur mon blog. Comme quoi je peux bien essayer de relever le niveau, c’est toujours avec du pipi-caca que j’ai le plus de succès… 

  2. Et Dieu sait que pourtant le niveau est assez faible dans cette tranche horaire… 

  3. On pourrait penser que je considère facilement que les femmes ont une libido plus faible que celle des hommes. Mais à bien y penser, si vous n’avez pas envie de sexe et que votre partenaire vous annonce qu’il va sauter dessus vous allez être contrarié, donc vous n’oublierez pas non plus. 

  4. Ce qui n’est pas mon cas. Je n’ai rien contre ma voisine, mais on  ne peut pas dire qu’elle fasse frétiller quoi que ce soit dans mon caleçon… 

  5. Je ne sais pas si la situation inverse existe, mais je sais que l’invention de la galanterie est une des plus fourbes trouvailles féminines. 

  6. Avec ça je n’aurai pas les reproches d’Albane, ce qui m’obligerait à l’écouter se justifier et à faire oui-oui en essayant de suivre en même temps les Simpsons. 

Je trouve qu'on ne parle pas assez de poneys ici, vite je commente !