Le coffre, ce générateur de chaos

Pondu le 28 septembre 2018 - 3 commentaires

Il y a quelques temps, alors que nous devisions tranquillement sur les potentielles améliorations à apporter à notre intérieur, nous nous sommes mis à débattre du type de meuble à chaussure à utiliser dans l’entrée.

Il faut savoir qu’Albane veut planquer les chaussures sous prétexte que c’est moche, alors que moi je préfère les montrer parce que c’est plus pratique à attraper pour se chausser/déchausser. Et alors que nous commencions à nous échauffer pour une discussion houleuse à base de « tes nul(le) » et « non, c’est toi qu’es nul(le) », Albane a sorti sa plus mauvaise idée depuis plus d’une décennie que nous sommes ensemble : utiliser un coffre pour ranger les chaussures.

Vous allez me dire que c’est un peu méchant et que ni Albane ni cette idée ne méritent un tel traitement. Et bien vous avez tort, et j’entends vous le prouver avec tout le sérieux et l’argumentation qui me caractérisent.

Les meubles appelés coffres (à l’exception des coffre-forts dont nous ne parlerons pas ici) possèdent tous la même amusante caractéristique que ce soit un congélateur-coffre, un coffre à jouets, un coffre de toit ou un coffre de type basique tout à fait ordinaire et généraliste dans son contenu : leur entropie augmente avec leur utilisation.

Dit comme ça, ça fait presque peur hein ? L’entropie pour faire simple1, c’est la quantité de désordre dans une chose. Plus l’entropie augmente, plus c’est le bazar.

Inutile de cliquer sur cette poitrine, elle a assez de coffre comme ça...

Alors que je cherchais un prétexte pour montrer une fille dénudée dans cet article, j’ai eu l’idée de traduire « Coffre » en anglais, ce qui donne « Chest ». « Chest » qui signifie également « Poitrine »… Et hop, voilà le lien que je cherchais !

 

Alors quel est le rapport avec les coffres ?

Prenons un coffre contenant des objets du quotidien. Vous allez passer deux heures à tout ranger élégamment, en mettant en dessous les choses qui vous servent le moins et qui sont les plus lourdes, vous allez optimiser l’espace en faisant du Tetris avec les boîtes, peut-être même que vous prendrez le résultat en photo pour montrer à tout le monde que d’une part vous êtes capable de merveilles en matière de rangement, et que d’autre part votre vie est tellement inintéressante que vous en arrivez à poster des photos de trucs rangés.

Les Lois de Murphy sont intraitables à ce sujet : si vous avez ensuite besoin d’un objet rangé dans ce coffre, ce sera systématiquement celui qui sera tout au fond.

Peut-être que vous arriverez à conjurer cette terrible malédiction en prenant le temps de tout re-ranger comme il faut. Une fois sans doute, peut-être deux…. Mais tôt ou tard, vous serez pressé(e) et vous craquerez en laissant le bordel s’installer dans ce coffre, bordel qui va encore augmenter la prochaine fois que vous aurez besoin d’un objet qui est dedans. L’entropie va ainsi augmenter jusqu’à ce que le contenu ne soit qu’un immonde fouillis dans lequel on ne retrouve rien.

Je vous le remet ici de façon à ce que vous puissiez briller en société si on vous demande votre avis sur le sujet :

L’entropie générée au sein d’un coffre est proportionnelle à son utilisation

Lorsque les convives de la soirée vous regarderont de travers, précisez avant qu’on se dise qu’il ne faudrait sans doute plus vous inviter :

Autrement dit, le chaos au sein du coffre va augmenter au fur et à mesure que vous chercherez des trucs dedans.

  • Dans le cas d’un congélateur, vous retrouverez sans doute des années plus tard ces magrets de canard congelés que vous avez cherché partout pour le réveillon.
  • Dans le cas d’un coffre de toit, c’est au retour chez vous que vous trouverez le papier toilette dont vous aviez pourtant urgemment besoin au bord de cette départementale.
  • Dans le cas d’un coffre à jouet, vous finirez par remplacer cette petite brique de Lego gris foncée permettant de finir votre reproduction au 1/20è du périphérique parisien2 par une immonde brique jaune qui surnage en quantité dans le coffre.
  • Dans le cas d’un coffre à chaussures, vous ne retrouverez cette sandale gauche que lorsque vous changerez ce coffre à chaussures démoniaque pour un meuble plus standard et ouvert.

Je vous laisse donc imaginer ce qui peut se produire le matin lorsque vous êtes en retard pour l’école, alors que vous avez une réunion super importante qui doit débuter dès que vous arriverez au travail, et que vos enfants vous sortent :

– Papa/Maman/Genre inclusif, je ne trouve plus ma chaussure de sport gauche !

– T’as regardé dans le coffre ?

– Oui, mais je trouve pas !

Votre journée part très mal, et les cinq minutes que vous allez perdre à fouiller par vous-même en retournant toute l’entrée (et sans plus de succès), plus les jurons que vous apprendrez à vos enfants dans l’intervalle3 ne vous feront pas sentir mieux.

Je vous laisse quelques instants pour faire redescendre tout le stress que vous venez d’accumuler rien qu’à imaginer cette situation. Respirez calmement… Voilà, tout va bien.

Alors certes, un coffre (aussi appelé malle) c’est beau. On peut y ranger plein de trucs et on ne voit pas ce qu’il y a dedans, permettant potentiellement de planquer des trucs moches sans toutefois les jeter ou les mettre dans le garage. C’est un aimant à bordel inutile.

Parce que soyons honnêtes : si vous avez réellement besoin d’un objet, vous vous rendrez vite compte qu’il faut le ranger ailleurs que dans ce coffre pour arriver à le retrouver. De sorte que vous allez finir par ne ranger dans le coffre que des choses totalement inutiles.

Les coffres, c’est un peu la version king-size des petits plats où on met les stylos qui ne fonctionnement plus, les piles HS et les clés qui n’ouvrent aucune serrure dans la maison.


  1. Je fais simple non pas parce que les deux visiteurs égarés sur ce blog seraient incapables de comprendre, mais parce que je ne maîtrise absolument pas la profondeur du concept. 

  2. Et il vous en faudra des briques grises pour le reproduire fidèlement… 

  3. On sait très bien qu’ils les connaissent déjà en réalité… 

Je suis une blonde, vite je commente !


L’empathie envers les sales bêtes

Pondu le 17 mai 2018 - 7 commentaires

J’ai regardé il y a peu un épisode de Game of Thrones1 dans lequel des gens se trucidaient sur un champ de bataille (ce qui n’a rien de rare dans cette série), vautré dans le canapé en compagnie de Madame et d’un chat qui ronflait. Pour la suite de cette histoire, Madame sera appelée Albina grâce à une dame officiant dans un Starbucks de l’aéroport de Stansted au nord de Londres, et qui en plus d’avoir des clients parlant un anglais approximatif (ce qui était aussi son cas en fait) était visiblement un peu dure de la feuille.

Albina donc fut horrifiée de voir un Dothraki anonyme (l’équivalent d’un envahisseur Hun dans notre histoire réelle) couper une patte du cheval de son adversaire le brave chevalier Braillard2 pour le faire tomber (tactique qui a d’ailleurs fort bien fonctionné). Puis encore une fois quand le chevalier fraîchement désarçonné de son cheval a trouvé le moyen de lancer un carreau d’arbalète géant dans l’épaule d’un gros dragon à qui ça a fait mal, évidemment.

Une Dothraki. Pas une vraie évidemment, personne n’a un tel push-up dans les séries TV.

 

J’ai trouvé assez curieux qu’Albina ait plus de peine pour un cheval et un dragon que pour les pauvres soldats qui se faisaient trucider et rôtir par ledit dragon (surtout que l’univers de Game of Thrones étant assez peu manichéen, il n’y avait ni vilains ni gentils dans cette histoire). Ce à quoi elle m’a répondu que je n’avais aucune empathie, en sous-entendant que ma destinée post-mortem serait probablement de brûler dans les flammes d’un enfer quelconque et beaucoup trop chaud.

Je suis donc allé farfouiller sur le Grand Internet, ce qui m’a confirmé que Madame avait un comportement tout à fait normal en la matière. Quoiqu’en posant la question sur Doctissimo, ils lui ont quand même trouvé un cancer de la prostate.

Il semblerait que les gens associent volontiers les animaux à quelque chose d’innocent. Un peu moins quand même lorsqu’il s’agit des chats, parce que dans l’inconscient collectif les chats sont des créatures maléfiques qui ne voient les humains que comme des esclaves (ce qui n’est pas totalement faux d’ailleurs). A l’opposé, les humains adultes sont par définition pas innocents du tout. La preuve, c’est que la très grande majorité des adultes que vous pourrez rencontrer dans votre vie ont déjà tripoté un pénis avec leur main. Pensez-y quand vous serrerez la paluche de vos collègues (y compris féminines) la prochaine fois.

Ce qui fait qu’on éprouve naturellement plus d’empathie pour un animal qui souffre que pour un humain qui souffre. Et ce, indépendamment des souffrances endurées.

Un petit mot sur la notion de beauté qui a son importance : une bestiole répugnante comme un crapaud pustuleux ou une araignée poilue a un coefficient d’empathie quasiment nul, mais c’est valable également pour les humains. Aussi si vous êtes moches, évitez de vous trimballer avec un bel animal. Je sais que ça fait partie des techniques de drague à deux sous mais c’est inefficace  : vous n’allez servir que de faire-valoir à la bestiole que vous trimballez et ça va vous faire mal à l’ego qui est déjà probablement mal en point si vous en êtes rendu à une telle technique pour approcher des gens.

Si Toutefois vous êtes un dragon, vous pouvez quand même attirer Albina qui n’a aucun sens du beau. Le fait qu’elle ne soit absolument pas regardante a d’ailleurs largement contribué au fait que j’ai pu la mettre dans mon lit.

Mais revenons à ce cheval à trois pattes. Un cheval, qu’on le considère comme une créature innocente, à la limite3 : ça ressemble à une licorne, les gens le trouvent majestueux et Barbie en a plein dans son haras de princesse .

Mais quand même, un dragon. Comment peut-on éprouver de l’empathie pour un dragon même pas amical en plus, puisqu’il passe son temps à brûler et bouffer des quidams ?

Les gens quand même. Enfin je dis les gens, mais je devrais dire : les occidentaux. Parce que dans le reste du monde et notamment dans ses parties les plus démunies, quand on a rien à bouffer on a au moins la décence de manger son chien et pas son voisin.

Je n’aime pas les chiens, et pourtant je sens mon empathie grandir…

 

Du coup en y réfléchissant, les terroristes n’ont rien compris à la culture occidentale. Plutôt que de rouler sur des gens ou de les canarder à la kalachnikov, ils feraient mieux de se rabattre sur leurs animaux de compagnie. Les gens seraient encore plus tristes, et pénalement les terroristes risquent bien moins en tuant un caniche (fut-il royal) qu’un humain.

Après c’est sûr que niveau palmarès c’est moins classe de se pointer au paradis en ayant roulé sur un chat au lieu d’un humain. C’est un coup à se faire refiler une chèvre au lieu des 72 vierges promises au départ.


  1. C’est une série médiévale-fantastique avec du sang, du sexe, des personnages principaux qui meurent, des dragons et évidemment des zombies médiévaux. 

  2. Je ne me souviens plus de son nom, mais il est le symbole d’une l’ascension sociale possible dans cet univers puisqu’il est parti de « passablement bandit » à chevalier avec titre officiel et tout. 

  3. Notez tout de même qu’Albina déteste les poneys, qu’elle considère comme des créatures puantes et vicieuses. 

On est bien sur skyblog ici ? Vite, je commente !


Suggestion de présentation

Pondu le 25 août 2014 - 5 commentaires

Il se trouve que j’ai toujours des cernes sous les yeux, ce qui ne manque pas de faire dire à ma m’man dès qu’elle me voit : « t’as l’air fatigué, t’es sûr que tu dors bien ? »1.

Il y a deux mois, à l’occasion d’un tour dans un des magasins de la chaîne de produits bien-être, maquillage et produits beauté bien connue Gilbert Caillou, nous sommes tombés sur un produit qui devait d’après le descriptif réduire mes cernes de façon visible, m’assurant ainsi succès, gloire et magnificence.

Ne cliquez pas sur cette image, la fille sexy est plus bas dans cette note.

Notez la mention « poches visiblement atténuées », nous en reparlerons plus tard.

Passons sur le fait que le produit était en promo permanente, mais que si comme nous l’avons fait on l’achète avec un bon de réduction celle-ci se fait sur le prix plein pot, ce qui donne un prix plus élevé avec un coupon de réduction qu’avec un achat normal (chose que nous avons réalisé bien après achat, évidemment…).

Passons aussi sur le fait que ce produit ne pénètre pas la peau et que les espèces de billes permettant le massage des cernes sont assez peu agréables à utiliser.

Il y a quelques jours, Albane m’a dit « Ça a l’air de marcher quand même ton truc anti-cernes, on les voit un peu moins depuis quelques semaines ! ».

Je fus obligé de lui avouer l’air un peu piteux que je n’en mettais plus depuis quelques semaines justement, ce qui veut dire soit que ce produit accentue les cernes, soit que le fait que je sois en vacances depuis deux semaines et que je dorme 9 heures par nuit réduit mes cernes, et dans ce cas j’entends déjà ma mère faire :

Ma mère, découvrant qu’elle avait raison et me le signifiant en mode « Je te l’avais bien dit ! »

Ce n’est pas le premier exemple de produit inefficace qui affirme pourtant que ce n’est pas le cas, même si aucun autre exemple ne me vient en tête. Je vous rappelle que je suis en vacances et que donc je ne vais pas me fouler pour chercher d’autres preuves à mes affirmations2. En général, ce sont des produits de beauté, des vins ou des poneys shetland. J’en déduis donc la chose suivante :

Lorsque le packaging d’un produit vante son efficacité ou sa qualité, celle-ci est inversement proportionnelle à ce que dit l’étiquette.

Ne cliquez pas sur cette image, elle ne vous aidera en rien à comprendre la théorie de la relativité.

Lecteur hétérosexuel mâle, qu’est-ce qui vous attire chez cette jeune femme : sa licence en physique ou ses formes ?

Je ne connais pas trop le monde des produits de beauté, mais je suppose qu’il doit y avoir un budget fixe pour le lancement d’un produit, qui est partagé ensuite entre la R&D (recherche et développement, qui détermine le contenu du produit) et le packaging commercial (qui détermine la forme du produit). Comme ce sont les commerciaux qui dirigent le tout, ils se servent en premier. Lorsque vient le moment de développer le produit, ils n’ont plus un rond et ils sont bien embêtés. Ils prennent donc la décision courageuse de passer outre la phase de R&D, de mettre dans le super packaging un mélange d’eau et de lubrifiant à préservatifs et d’apposer sur l’étiquette ce que le produit est censé faire.

Ces gens-là savent que l’esprit est supérieur à la matière (chose qu’on leur a inculqué avec un vocabulaire choisi : « Les gens sont des cons, ils sont prêts à croire n’importe quoi et ils vont marcher à fond. »), ils forcent ainsi l’auto-suggestion des acheteurs, ce qui permettra à l’action supposée de se produire effectivement. Du moins sur les gens pour lesquels l’esprit est effectivement supérieur à la matière (ce qui exclue notamment les participants aux émissions de télé-réalité et certains sportifs).

Vous allez me dire qu’un certain nombre de gens vont se rendre compte de la supercherie, et vous aurez parfaitement raison. Mais ce certain nombre de gens n’entrant pas dans la cible marketing du produit, ils représentent un faible pourcentage des acheteurs qui sera qualifié de négligeable par l’Association Française des Publicitaires Négligents, dont les membres négligent à peu près tout, à commencer par les risques liés à l’absorption de stupéfiants en quantité stupéfiante.

Note : En réalité, je suis de très mauvaise foi et le réducteur de poches fait parfaitement son office. Quand le packaging mentionne « Poches visiblement atténuées », il s’agit en réalité de celles qui contiennent mon argent. Cette honnêteté commerciale m’arrache presque une larme.


  1. A prononcer avec un air soupçonneux. 

  2. Vous pouvez toutefois apporter votre pierre à l’édifice dans les commentaires. 

Je n'ai jamais lu un tel ramassis de conneries, vite je commente !


Le mythe du plombier

Pondu le 31 août 2011 - 13 commentaires

Alors que j’étais en voiture pendant les vacances, la radio était branchée sur RTL à l’heure des Grosses Têtes. M. Bouvard a soulevé un point intéressant, qui a malheureusement été traité de façon tout à fait honteuse dans l’émission :

Quelle est l’importance du plombier dans la mythologie contemporaine ?

Je me sens donc obligé de reprendre ici la question, afin d’y répondre de façon un peu plus sérieuse que les membres des Grosses Têtes. Même si l’on n’a jamais vu de plombier président de la république ou de plombier astronaute, il n’en reste pas moins que le plombier occupe une place de choix dans notre société et notre culture. Épluchons ensemble cette passionnante muse qu’est le plombier.

– Dans les jeux vidéo :

Le drame de la mode : la moustache étant totalement démodée, cette jeune femme refuse de la laisser pousser.

Tout le monde connaît Mario et son frère Luigi, les deux plombiers créés par Nintendo. Ce vieux Mario a très souvent pour mission d’aller délivrer de la gourdasse princesse en détresse (Peach la plupart du temps), ce qui en dit long sur ce que pensent les concepteurs de jeux nippons de la capacité des femmes à se débrouiller toutes seules… Mario Bros est un succès vidéo-ludique énorme qui dépasse en surpuissance les crêpes au Nutella, c’est dire si c’est balèze.

Plus généralement, on trouve souvent des mini-jeux de plomberie où il faut assembler divers morceaux de tuyaux pour faire passer un fluide d’un point vers un autre. Ce concept a été imaginé par l’International Plumbers Academy, au sein du programme controversé  « Pipe Support Committee for a Better World« . Le but était de sensibiliser puis d’endoctriner de jeunes adolescents crédules pour les recruter dans des camps d’entraînements spéciaux où on leur lavait le cerveau pour des raisons troubles qui ne furent jamais vraiment élucidées. Le FBI mit fin à la branche américaine de l’organisation en 1992, mais il subsiste encore dans le monde des groupuscules déterminés à répandre la terreur et l’amour de la plomberie.

– Dans les légendes urbaines médiatiques :

Vous vous souvenez peut-être du fameux « plombier polonais » qui allait voler tous nos emplois début 2005, au moment du référendum sur la Constitution Européenne. Ce personnage est à rapprocher du vilain communiste pendant le Maccarthysme1 américain en pleine Guerre Froide, du Juif pendant la seconde guerre mondiale, et du trader depuis 2008. Bref, un gars qui fait peur et qui vient jusque dans nos foyers violer nos femmes et nos canaris, prendre notre pain et nous mener à la ruine.

Il se trouve que dans les faits, un rapport d’une commission d’enquête européenne dédiée à ce sujet a indiqué que le plombier polonais n’avait quasiment eu aucun impact sur les emplois français. Heureusement qu’on a depuis trouvé les traders comme boucs émissaires, on aurait eu l’air malin à avoir peur d’un type inoffensif.

– Dans le porno :

Zut alors, ma chemise a rétréci au lavage ! Quelle piètre ménagère je fais !

un des scenarii les plus connus des films pornographiques met en scène une jeune femme seulement vêtue d’une chemise de nuit qui fait appel à un plombier pour une fuite au robinet de la cuisine. Le plombier se trouve être parfois beau2, toujours grand et musclé pour résoudre les déboire de la jeune femme. En cours de route des mains s’égarent, des langues se retrouvent dans d’autres bouches et finalement ça se termine par un documentaire sur la reproduction animalière. On peut d’ailleurs constater que la plupart des acteurs masculins n’ont aucune véritable idée de la façon dont les humains se reproduisent, vu qu’ils répandent leurs fluides sur la dame et non pas dedans. Le duo plombier/femme au foyer est un grand classique du genre, aux côtés des duos docteur/infirmière, patron/secrétaire et tomate/chorizo.

Une étude datant de 2009 de l’Institut Pakistanais de la Statistique Ostensiblement Sexuelle (IPSOS, que nous connaissons tous) rapporte que les plombiers ont 38% de chances supplémentaires d’avoir un rapport sexuel avec une parfaite inconnue, alors que les patrons et docteurs ont 62% de chances supplémentaires d’être accusés de harcèlement sexuel dans le même contexte ; on ne peut que constater que les plombiers jouissent d’un prestige bien supérieur à ces professions pourtant mieux reconnues socialement.

En conclusion, je pense qu’on peut affirmer sans rougir que oui, le plombier fait bel et bien partie de la mythologie contemporaine. Sans jouer un rôle central, il se cache à la frontière de nos plaisirs et de nos peurs, discret mais attentif. C’est même la profession d’un des personnages importants de Desperate Housewives (Mike Delfino), ce qui montre que non content d’être bien intégrés dans notre culture moderne, les plombiers sont aussi de redoutables magouilleurs qui ne reculent devant rien pour se faire de la pub. Parce que quand même, un plombier qui vit dans un quartier aussi huppé que Wisteria Lane c’est n’importe quoi. Pourquoi pas y mettre un psychopathe, un vendeur de voitures, ou même un autre psychopathe, ou carrément des latinos aveugles pendant qu’on y est ?.

 

Tout ça pour vous dire que j’ai changé avec succès un réducteur de pression défectueux chez moi, et que mon groupe de sécurité fonctionne enfin normalement. C’est un petit pas pour moi, mais un grand bond pour la plomberie amateure !


  1. Il est à noter que McCarthy partageait le même prénom qu’un des plus célèbres dirigeants communistes moustachus, et qui est par ailleurs mon deuxième prénom à moi. Ces deux personnages avaient aussi en commun la flatulence facile, d’après quelques témoins. On me souffle que c’est également mon cas, mais c’est du vent tout ça. 

  2. Pas si fréquemment que ça d’ailleurs, c’est dire le peu de considération qu’a l’industrie du porno pour l’esthétisme masculin. Il faut bien le dire, les acteurs masculins sont souvent réduits à leur sexe. Les féministes feraient donc bien de la ramener un peu moins sur les films X, vu que les femmes y sont bien mieux représentées… 

Je suis une blonde, vite je commente !


Les publicitaires ont-ils du caca dans les yeux ?

Pondu le 18 janvier 2011 - 14 commentaires

La publicité c’est un monde fantastique, dans lequel tout est permis ou presque. Plus exactement, c’est un monde dans lequel on se permet n’importe quoi. Parlons de la pub télé de Dim pour les soutien-gorge Dim Beauty Lift qui passe actuellement (début janvier 2011 donc), dont voici l’affiche :

Je suis bien forcé de faire de la pub pour Dim, mais c'est à mon corps défendant

Comme nous le voyons, ce sous-tif a pour but de rendre ses seins ronds de 20 ans à cette femme qui… Quoi ?! Mais attendez, ça ne va pas du tout !

Pourquoi utiliser un mannequin anorexique de 18 ans et disposant donc d’une poitrine inexistante1 pour vanter les mérites d’un produit visiblement destiné à des femmes entre 35 et 45 ans (et plus, soyons fous) qui veulent que leurs seins retrouvent l’apesanteur de leurs vingt printemps ? De plus les femmes ayant une petite poitrine sont nettement moins concernées par ce problème puisque le poids de leurs seins est moindre, et donc moins soumis à cette pesanteur fatale ; ce qui implique que le coeur de cible de ce sous-tif a une poitrine nettement plus importante que celle de cette pauvre jeune fille qui souffre visiblement de malnutrition. En clair, on vise ici les Cougars qui sont aussi appelées MILFs (Mother I’d Like to Fuck) dans les pays anglophones, ce qui est assez explicite je trouve.

Je ne sais pas quel est le panel de crétinsatifs qui a pondu cette campagne, mais je les soupçonne d’être un peu trop déconnectés de la réalité. Revenons un peu sur le contenu de la publicité télé : une soirée d’anniversaire dans un gigantesque appartement parisien, une jeune femme fête ses 30 ans (faut compter toutes les bougies, c’est chiant) et ses amies lui offrent… un soutien-gorge ! Alors que en vrai elle aurait sans doute préféré un iPhone, un chien ou même un strip-teaseur, va savoir. Ravie, la jeune gourde enfile la pièce de lingerie2 et woooh, c’est magique tellement elle retrouve des seins fermes et ronds de vingt ans. J’ai bien regardé, moi j’ai pas trouvé que ça lui faisait des seins ronds. En même temps la pauvre a déjà du mal à remplir ce sous-tif (elle s’habille d’ordinaire en 16 ans, au rayon adolescentes), alors que ça lui fasse en plus des jolis seins en pomme tiendrait quasiment du miracle. Bref, c’est quand même incroyable d’arriver à tomber autant à côté de la plaque en une seule pub. A part des grands couturiers qui trouvent que la taille 34 est un équivalent de XXL, je ne vois pas qui ça peut attirer.

Alors qu’il aurait suffit de jouer la carte suivie par Dove et de montrer des femmes de 40 ans à la poitrine généreuse en train de draguer ouvertement des p’tits jeunes de vingt piges, et le tour était joué. En plus ça aurait fait légèrement scandaleux et tout le monde en aurait parlé.

Pour la petite anecdote, le genre MILF est également une catégorie de porno très répandue qui a même ses récompenses annuelles (et qui permet de recycler les stars du porno de plus de 35 ans, c’est bien commode). Comme quoi il y avait moyen de trouver le consensus d’un très large public aussi bien masculin que féminin sans pour autant sombrer dans le mannequin filiforme.

Pour l’ensemble de ce ratage, je décerne donc le Prix Spécial de Globalement Inoffensif catégorie « J’ai rien compris » à Dim et à son agence de pub.

Il ne m’a pas fallu bien longtemps de mon côté pour trouver une MILF qui soit bien plus en adéquation avec la ligne éditoriale de ce blog que le squelette de la première illustration :

Catherine Bell, née le 14/08/1968

Note : des gens m’ont largement devancé sur le sujet et ont dit à peu près la même chose que moi, mais promis j’ai pas copié (je ne suis tombé sur ces articles que lors de ma recherche d’illustration de l’affiche de DIM): Le Post, DigitalMarmelade et AnaisMisfits.  Et Albane a aussi trouvé que c’était n’importe quoi, comme quoi ce n’est pas uniquement mon regard masculin enclin aux bimbos qui est en cause.

Edit : Allez aussi lire le commentaire de Liz qui proteste à son tour non pas contre les mannequins maigres mais contre la norme des bimbos. Un peu de contradiction est toujours bien venue.


  1. Je vous rappelle que les seins sont constitués en majeure partie de graisse, donc pas de gras = pas de seins, l’équation est on ne peut plus simple. 

  2. Le terme est également utilisé en boucherie, ce qui est une curieuse coïncidence. 

Je parle souvent pour ne rien dire, vite je commente !


Petit jeu médicamentaire

Pondu le 5 novembre 2010 - 17 commentaires

Petit Raphaël est tombé malade hier. Comme la période d’échange est expirée, il nous a été impossible d’avoir un gamin en meilleure santé. Ce qui nous a obligé à aller voir le médecin, comme de vulgaires parents ordinaires.

Je vous passe les deux heures à patienter en salle d’attente avec un gamin qui aura un an dans 15 jours, tous ceux qui ont des enfants1 opineront gravement du chef en soupirant, en pensant à tout le génie qu’il faut pour occuper suffisamment le bambin malade sans qu’il se transforme en sirène d’alarme, qu’il déchire tous les magazines et qu’il enquiquine les autres patients coincés avec nous. Petit Raphaël a quand même été bien mignon, il a dragouillé la femme assise à côté de nous, il a mangé son gâteau sans trop en mettre partout, et finalement nous sommes enfin ressortis avec une ordonnance de 3 médocs.

Et nous voici au cœur du sujet : le Nifluril. C’est un suppositoire pour calmer les inflammations de gorge (apparemment le chemin le plus court pour accéder à la gorge passe par le trou d’balle). Il a une liste d’effets indésirables assez longue et pas forcément bénigne, et Petit Raphaël s’est donc retrouvé avec des plaques rouges partout sur le corps (rien de grave toutefois, que les grands parents alarmés à la lecture de ceci se rassurent). Mais au final ce n’est pas le plus intéressant avec ce médicament.

Voici donc le Nifluril :

Le Nifluril, un médoc pour mioches

Je vous laisse trouver pourquoi j’ai pris une photo de cette boîte toute à fait inoffensive en elle-même. C’est assez facile à découvrir, aussi ne comptez pas sur moi pour vous filer un quelconque cadeau en récompense. (inutile de préciser que si vous avez comme moi des yeux qui merdent, vous aurez l’image en grand si vous cliquez dessus)

Note : du coup vous êtes privés de photo de fille peu farouche sur cette note, je me rattraperai la prochaine fois, promis.


  1. Oui je fais désormais partie de la caste de Ceux-Qui-Savent, ce qui m’autorise à être condescendant avec tous ceux qui n’ont pas d’enfants. 

Je veux coucher avec Dric, vite je commente !


Quelques trucs à savoir sur les zombies

Pondu le 18 mai 2010 - 14 commentaires

Le Zombie est un sujet passionnant, c’est un fait. Tout le monde sait ce qu’est un zombie, à savoir un mort-vivant qui ne pense qu’à bouffer les humains.

Oui les zombies font caca. Rarement sur des toilettes toutefois.

Les zombies tirent leur origine d’une pratique vaudou qui consiste à donner une super drogue à un mec qu’on enterre, qu’on déterre 24h plus tard et à qui on file d’autres drogues pour en faire un esclave aussi intelligent qu’une morue séchée (faut quand même être un sorcier vaudou 3è dan pour ça). Le pourcentage de réussite de cette opération dépend essentiellement de la résistance du gars à la première drogue, parce qu’ensuite entre le manque d’oxygénation du cerveau plus le traumatisme de tout ça la partie « lavage de cerveau » est relativement aisée. Le folklore occidental est assez bien fourni lui aussi en la matière puisqu’au moyen-âge et avant on ne voyait pas les fantômes comme des gentils Casper mais plutôt comme des cadavres réanimés. On laissait parfois des gourdins au chevet des morts afin de pouvoir les assommer s’ils se relevaient (le diagnostique vital étant alors assez peu fiable, ça pouvait arriver). La Bible, livre qui ne rigole pas, comporte même le premier zombie célèbre : le dénommé Lazare (c’est au chapitre 11 de l’évangile de Jean) qui fut ressuscité par le fiston de Dieu. On pourrait supposer que le deuxième était du coup Jésus himself, mais les illustrations en vigueur depuis cet évènement montrent clairement qu’il était loin d’avoir le style putréfactif classique des morts-vivants. Il n’entre donc pas dans la catégorie des zombies. Revenons au zombie de base, celui que tout le monde peut reconnaître du premier coup d’oeil.

1- Comment ça fonctionne un zombie ?

Disons-le tout net, les zombies sont des aberrations biologiques et c’est pourquoi on risque assez peu d’assister à une pandémie zombiale. Si on s’en tient au folklore, le zombie ne respire pas, son coeur ne bat pas, il est tout ce qu’il y a de plus mort. Sauf qu’il peut se déplacer, manger, baver et faire * aeugh, aeugh * . De plus, la seule façon de tuer un mort-vivant est de détruire son cerveau. Si on touche d’autres organes plutôt vitaux comme le coeur, les poumons, etc. ça ne l’arrête pas. Et surtout, un zombie peut vivre (si on peut dire ça) pendant des années avant de tomber de putréfaction. Le zombie a tout le temps faim, et il a apparemment une nette préférence pour ses anciens congénères. Le sang de zombie est très épais et très sombre. Le zombie ne ressent pas la douleur ni d’autres sensations que la faim.

Notre avis : Il semble hautement improbable que les organes vitaux ne fonctionnent pas chez un zombie. Pour se mouvoir les muscles doivent avoir accès à de l’oxygène, qui sera forcément respiré et acheminé par le sang. Donc le cœur et les poumons doivent fonctionner. De plus essayez donc de faire *aeugh aeugh* sans expirer, c’est impossible. De plus sans apports nutritifs un zombie ne tiendrait jamais des années debout, ce serait la décomposition complète en quelques semaines.

2- Comment on devient un zombie ?

La cause la plus fréquente est d’attraper un virus super véloce qui se transmet uniquement par le sang. Le virus commence par tuer son hôte, puis il le réanime et en fait un porteur malsain. Contrairement aux vampires qui le choppent à cause d’une chauve-souris ou aux loups-garous à cause d’un loup, ou encore aux lapins-garous à cause d’un lapin, le virus du zombie est souvent une catastrophe engendrée par l’homme.

Notre avis : Evitez les morsures entre amis, le partage de seringues et les transfusions sanguines dans les pays émergents. Faites gaffe aux piqûres d’insectes ou aux projections de sang quand vous tuez un zombie. Il reste la possibilité que vous soyez naturellement immunisé contre ce virus, car comme pour tout virus il existera des gens sur qui il n’a pas d’effet.

3- ça ressemble à quoi un zombie ?

Le zombie de base est un col-blanc (c’est à dire un jeune cadre dynamique) issu d’un milieu urbain. Il porte souvent ses habits de travail mais de façon négligée. Il est un peu abîmé par la décomposition, il a quelques traces de morsure et il a un teint blafard. Il a parfois un membre manquant, comme un bras ou un œil. Le mort-vivant a un regard de poisson mort, tout vitreux avec de gros yeux globuleux enfoncés dans des orbites agrandies. Il pousse des gémissements et des râles rauques. Il a souvent de multiples contusions ou entailles dues à son manque d’attention quand il se cogne dans des meubles ou qu’il brise des vitres. Enfin le zombie est souvent boîteux.

Notre avis : La tenue vestimentaire du zombie communément acceptée, c’est n’importe quoi. La plupart des gens infectés vont d’abord rentrer chez eux et se mettre au lit, aller à l’hôpital ou finir à la morgue en attente d’autopsie. Ils seront donc en pyjama ou tout nu. Les gens infectés suivants seront leurs familles, les personnels hospitaliers et les forces de police, puis l’armée et pour finir tout le monde. Donc oui dans le tas il y aura forcément des gens en costard, mais ce ne sera pas le cas de la majorité des morts-vivants. Il y a fort à parier que beaucoup de zombies seront en lambeaux, puisqu’ils auront été littéralement dévorés par leurs prédécesseurs. Ils seront donc pour la plupart très abîmés.

4- Comment on tue un zombie ?

La seule vraie façon de faire, c’est de viser la tête. Vous pouvez lui tirer dessus, lui enfoncer un objet dans le crâne, lui briser les vertèbres, le décapiter ou le scalper. Vous pouvez aussi lui enfoncer l’arête du nez dans l’intérieur du crâne, opération réalisable à main nue en cas d’urgence. Brûler un zombie peut s’avérer payant, mais ça ne va pas l’arrêter immédiatement et à part pour s’amuser cette méthode n’a aucun intérêt. En fait le truc pénible avec le zombie c’est qu’il ne s’arrêtera pas pour un petit bobo, ni même pour un gros. Tant que son corps le lui permettra il essaiera de vous bouffer.

Notre avis : visez la tête au cas où, même s’il est invraisemblable que des dégâts occasionnés sur d’autres parties du corps ne finissent pas par être fatals. N’hésitez pas à doubler la dose, mieux vaut s’assurer qu’il est bien mort et plus du tout vivant.

5- Comment s’en sortir en cas de morsure ?

Les règles sont très strictes sur ce sujet : vous finirez fatalement par devenir un mort-vivant. La solution la plus classe est de tuer un maximum de zombies avant de vous faire sauter la cervelle. La solution moins classe mais classe quand même est de vous faire sauter la cervelle. La solution la plus répandue est d’attendre en pleurnichant que le virus s’active en vous et vous transforme en zombie. La solution la plus répandue et la moins classe est d’attendre en pleurnichant que le virus s’active et de ne rien dire aux rescapés qui sont avec vous. Zombie surprise !

Notre avis : Vous êtes foutu, sauf cas rare d’immunité naturelle. Nous vous conseillons d’attendre le dernier moment pour prendre une décision, mais il vaut mieux prévenir les humains rescapés autour de vous afin qu’ils ne soient pas trop surpris lorsque vous essaierez de les bouffer.

6- Comment survivre dans un territoire plein de zombies ?

Il vous faut rejoindre un groupe de rescapés, les chances de survie sont bien supérieures. Mais attention : plus le groupe est grand, plus il attire de zombies. Le nombre idéal semble se situer entre 4 et 6 personnes. Ensuite c’est facile, il suffit de faire comme au moyen-âge : on se retranche dans une forteresse en espérant qu’aucun de vos colocataires n’a eu l’indélicatesse de se faire mordre avant de s’y enfermer avec vous. Cette forteresse peut être un supermarché bien barricadé, un vieux bunker, une maison avec mur d’enceinte, etc. Il semble que d’un commun accord un grillage solide suffise à arrêter une horde de zombies. N’oubliez pas de prendre des armes, de la bouffe, de l’eau et un guide de survie, ça peut aider. Choisissez bien vos alliés : un fermier aura plus de chances de survie qu’un vendeur de téléphones portables par exemple. Il va vous falloir faire des trucs pas joli-joli, comme de sacrifier les plus faibles pour assurer la survie du groupe, voler, se prostituer, mentir, etc. D’un autre côté n’hésitez pas à porter assistance aux autres, ça peut être payant plus tard. Vous pouvez aussi vous la jouer héros solitaire, mais on finit vite par s’emmerder et devenir fou.

Notre avis : Vous devriez dès à présent jouer au jeu de plateau Zombies, qui vous permettra d’acquérir d’excellentes stratégies d’alliances et de trahisons. La plupart des média traitant des zombies insistent bien sur le fait que le danger vient plus fréquemment des humains survivants que des morts-vivants. Dans tous les cas choisissez bien vos nouveaux amis et misez tout sur votre paranoïa naturelle. L’idéal est de vous coller aux basques des militaires gradés, car vous pouvez être sûr qu’eux feront tout pour survivre et qu’ils ont des hommes à sacrifier pour cela.

7- Les animaux peuvent-ils être infectés ?

A priori non, mais la saga Resident Evil propose tout de même des chiens zombies1. Il est communément admis que les animaux qui sont infectés par le virus meurent mais ne se réaniment pas. De toute façon les zombies préfèrent les humains qui ont un meilleur goût à leurs yeux (quand il leur en restent).

Notre avis : Comme les humains peuvent chopper des virus venant des volailles ou des porcs, on peut supposer qu’un virus pourrait être un peu plus universel que la seule contamination humaine. De toute façon comme le virus se transmet par le sang, méfiez-vous des puces, tiques, moustiques, pous, morpions… De même les animaux domestiques rendus à l’état sauvage vont rapidement constituer un problème, surtout quand ils auront pigé que le zombie est un truc toxique et que la seule nourriture comestible dans le coin c’est vous. Je ne parle pas des vaches, chevaux, cochons etc. qui devraient être copieusement chassés par les zombies pour qui un morceau de viande est un morceau de viande, peut importe son origine (Je vous conseille les réflexions sur le sujet de Boulet) . Ce qui soulève des problèmes intéressants : un être végétarien peut-il devenir carnivore suite à une infection zombie ? Quid des alter-mondialistes écolos et végétaliens ? Qui est le plus balèze entre un éléphant zombie et un rhinocéros zombie ?

8- Comment se préparer à une pandémie zombiale ?

Faites des réserves de nourriture, construisez un abri anti-atomique, ayez des armes chez vous et inscrivez-vous aux stages de survie en milieu hostile. Dans l’idéal engagez-vous dans la légion étrangère, ça devrait vous donner de bonnes bases. Espionnez vos voisins, méfiez-vous des journaux télévisés, seul l’Internet underground raconte la vérité. En fait il vous faut deux choses : des armes et un pickup.

Notre avis : il existe une foultitude d’ouvrages (films, livres, jeux…) qui vous éclaireront sur le sujet. Retenez surtout qu’il est hautement improbable qu’une telle pandémie survienne, surtout tant que Roselyne Bachelot sera ministre de la Santé. Ensuite…

D’autres avis et ressources sur le sujet super intéressant des Zombies :

– LE livre recommandé, pas seulement parce qu’il a un style narratif totalement génial mais aussi parce qu’on apprend des tas de trucs sur les zombies et les humains rescapés : World War Z de Max Brooks. Il a également pondu deux autres bouquins sur le sujet.

– La filmographie de George Romero, le maître du film de zombies. Brain Dead également, de Peter Jackson2

– Le très sympathique Zombieland, qui malgré le fait que les zombies y sont capables de courir (ce qui est curieux pour un truc qui possède un système nerveux en décomposition) est un divertissement qui mérite qu’on s’y arrête (et puis ça fait presque pas peur donc c’est bien).

– Shaun of the Dead, une comédie romantique en pleine invasion zombie. Bon c’est assez comique mais moyennement romantique en fait. Les zombies se laissent leurrer si on les imite et ils sont affreusement lents. La fin est un très bon contrepied aux critiques capitalistes du sieur Romero. (Je mets surtout ce film pour faire plaisir à Frangin) – L’univers de Resident Evil, bien que leur délire de mutants soit grotesque.

– Une planche de Boulet sur le sujet, qui pense qu’être un geek suffit.

– Si vous souhaitez vous tourner du côté obscur, vous pouvez participer à des Zombie Walk (en), qui sont des rassemblements de gens déguisés en zombies.

– Un concours régulier de zombifiage de célébrités sur Worth1000.com.

– Les zombies expliqués aux enfants : Les Schtroumpfs Noirs de Peyo (Merci à Jocelyn)

Maj du furet farceur :
– Rencontrer l’âme soeur quand on est un zombie : ZombieHarmony


  1. Mad Zombies met en scène pour sa part des vaches zombies, ce qui est cool. 

  2. Ce film est à voir surtout pour la scène de massacre de zombie par tondeuse à gazon. 

On est bien sur skyblog ici ? Vite, je commente !


Tout ce qu'il y a à savoir sur le Barack Pàlinka, l'alcool hongrois

Pondu le 11 janvier 2010 - 10 commentaires

Il existe de par le monde des choses stupéfiantes, et elles sont parfois sous notre nez.

Étant allé récemment déménager ma grand’ mère, nous avons retrouvé Frangin et moi des alcools oubliés dans un fond de meuble. Inutile de dire que je n’aurais pas bu un de ces breuvages pour tout l’or du monde (sauf peut-être l’eau de vie, c’est pas le genre de truc qui se périme vu le degré d’alcool de ces choses-là).

Parmi ces apéritifs se trouvait un alcool répondant au doux nom de Barack Pàlinka, un alcool de Budapest. Une recherche sur Internet vous dira que c’est une liqueur d’abricot. Ah ah. Pour avoir ouvert la bouteille, je peux vous dire que c’est du piège à crétins ce truc.

La seule chose compréhensible sur cette bouteille, c'est le taux d'alcool

Car pour vous dire toute la vérité, le Barack Pàlinka sent la chèvre. Oh bien sûr pas dès le départ, car les Hongrois sont des gens rusés. Mais si vous laissez la bouteille ouverte quelques années, vous aurez en la redébouchant un délicat parfum de chèvre sucrée qui vous montera aux narines.

On peut tout de même se demander comment un tel alcool a pu voir le jour, car enfin il y a mieux qu’une chèvre pour faire un arôme d’alcool. Laissez-moi vous rappeler la situation de la Hongrie :

Ex-pays soviétique, la Hongrie a toujours eu une certaine autonomie, ce qui lui a permis de mieux s’en sortir que certains de ces voisins. Néanmoins actuellement c’est pas brillant-brillant comme situation, avec une dette qui se chiffrerait en dizaines de milliards de dollars1. Les Hongrois, peuple pragmatique et peu enclin à pleurnicher sur son sort2 se sont donc retroussés les manches et ont trouvé des solutions innovantes pour mieux s’en sortir. C’est ainsi que la Hongrie, possédant un solide parc d’élevages de chèvres se demanda bien comment exploiter au maximum les possibilités de cet animal. Il faut bien avouer qu’avant eux personne n’avait jamais pensé à faire de l’alcool de chèvre, notamment à cause du procédé de fabrication qui implique de presser une chèvre au dessus d’un fût, de laisser le résultat macérer, de filtrer et de mettre le résultat en bouteille.

Très rapidement les fabricants de Barack se sont rendus compte qu’une chèvre ça ne produit pas des masses d’alcool. D’où leur idée d’accélérer la distillation en coupant la décoction de chèvre avec un alcool de fruit, ce qui donna un goût sucré à la mixture finale. Un effet inattendu de cette ajout fut que l’alcool ne sentit plus la chèvre au départ mais l’abricot. Plus fort encore, peu importe le fruit employé pour faire le Barack celui-ci sentira toujours l’abricot.

Les chèvres étant moins chères en Hongrie que les abricots, on cria « Banco ! »3 et on s’empressa de commercialiser ce breuvage. Hélas, ce fut un échec cuisant. En effet, qui irait boire de l’alcool de chèvre ?

Persévérants, les fabricants de Barack Pàlinka tentèrent de l’exporter à l’étranger. Pour faire couleur locale ils laissèrent les étiquettes en hongrois et regardèrent ce que ça donnait. Les étrangers, d’abord réticents à expérimenter un truc ne venant pas de chez eux goûtèrent du bout des lèvres la cuvée la plus récente du Barack. Ils furent enthousiasmés et c’est ainsi qu’on peut désormais trouver dans les boutiques à souvenir de Budapest de l’alcool de chèvre. Bien sûr en traduisant l’étiquette vous ne verrez pas inscrit « Liqueur de Chèvre », puisque les commerciaux ont tout de même pensé à rectifier cette inscription. Vous verrez aussi qu’on vous conseille de boire cette bouteille rapidement afin de conserver ses arômes. La vérité c’est surtout pour éviter que le temps ne révèle les véritables ingrédients de cet alcool astucieux.


  1. Ne comptez pas sur moi pour donner les chiffres exacts, je n’ai pas été foutu de trouver un site où les infos soient fiables à ce sujet. 

  2. En vérité je n’en sais rien, mais on peut raisonnablement supposer que ça soit le cas pour une partie de la population au moins. 

  3. Le mot exact en hongrois est incompréhensible, même à l’écrit. De toute façon je n’ai pas les caractères nécessaires sur mon clavier pour vous l’écrire ici. 

J'ai un furoncle au derrière, vite je commente !